• Gulfport Daily Herald (January 10, 1911, p5)

    SILENT HEALER AMAZES EUROPE

    Ex-Miner Antoine Has Following Numbering 160,000.

    CURES WITHOUT PAYMENT.

    Ceremony Consists of Long Periods of Quiet and a Lifting of Right Hand Over Congregation — “Good Father” Passes Hours In Electric Lighted Garden In Belgium. 

        Antoinism, the new religion founded in Belgium by an ex-miner named Antoine, is attracting considerable attention in Europe.
        Antoine, the “good father,” or the “parent one,” as his followers call him, is a man of sixty-five, with flowing white locks and a patriarchal beard. His followers now number 160,000, of whom 300, including his wife, “the good mother,” are adepts. Antoine's home is at Temeppe-lez-Liege (sic). Hidden in a block of similar small houses, the prophet's dwelling is only conspicuous by the spire of his church, which adjoins its. The door of the church is also the door of the house and bears a notice, “Ring bell at night for M. Antoine.”
        For three years Antoine has not left his house or garden. He lives entirely on vegetables, which he prepares himself. He sleeps little, resting only for two hours during the night, the greater part of which he spends walking in his little garden, which has electric lamps fitted up all around the walls. He never reads anything, he will not see newspaper men and only holds communication with the outside world by, means of the telephone.

                Ceremonies Are Simple.
        He confines his healing to ceremonies in the church, where the services are of the simplest description. They take place at 10 o'clock a. m. on Monday, Tuesday, Wednesday and Thursday.
        At 9 o'clock a. m. the congregation assembles, and an adept, M. Deregnancourt (sic), the publisher of the sect's literature, takes his place at a desk under a raised platform. There is complete silence for half an hour; then M. Deregnancourt announces that operations will take place at certain hours on certain days and that all who wish to be cured must have perfect faith.
        He then continues sitting perfectly still, not a muscle moving and his eyes fixed in an unblinking stare straight before him. At the stroke of 10 every one rises, and the “parent one” enters by a side door and slowly walks up the steps to the rostrum.
        Wearing a black cassock and with his gray hair falling around his shoulders, Antoine faces the congregation for a full minute without moving or uttering a sound. He then lifts his right hand toward them, and holds it thus extended for another minute. That is all. Those two minutes make the service.
        The “good father” walks slowly out, the adept remarks, “Every one whose faith is strong enough must be cured,” and the church empties silently. No collection is made, but subscriptions are taken for the maintenance of the church, which Antoine built himself with a legacy of $4,000.

                Silent For Six Months.
        For six months Antoine has not spoken a word to any one. People come at all hours with all sorts of ailments and appeals. Antoine effects his cures now by deputy. His wife or some other adept stands in front of the applicant, and, turning her eyes upward, slowly waves her hand in the air, which means that she is Invoking Antoine “the healer.”
        The patient or the patient's deputy then departs. The cure is effected, or if it is not then there has been a lack of faith. There is nothing to pay. The badge of the sect is “the tree of the knowledge of the sight of evil,” represented by a white tree on a black background.
        One of Antoine's chief disciples is an American woman, Mrs. Guillaume, who came over to be treated by him for chalky rheumatism, which compelled her to walk on crutches. She says she is now practically cured and has herself become an adept with power to heal by faith.

    Gulfport Daily Herald, January 10, 1911, p.5/8

     

    Traduction :

    UN GUÉRISSEUR SILENCIEUX STUPÉFIE L'EUROPE

    L'ex-mineur Antoine est soutenu par 160 000 personnes.

    GUÉRISONS SANS RÉTRIBUTION.

    La cérémonie consiste en de longues périodes de silence et la levée de la main droite sur la congrégation – le "bon père" passe des heures dans un jardin éclairé à l'électricité en Belgique.

        L'antoinisme, la nouvelle religion fondée en Belgique par un ex-mineur nommé Antoine, attire beaucoup l'attention en Europe.
        Antoine, le "bon père", ou le "père", comme l'appellent ses disciples, est un homme de soixante-cinq ans, aux cheveux blancs et à la barbe patriarcale. Il compte aujourd'hui 160 000 partisans, dont 300, incluant sa femme, "la bonne mère", sont des adeptes. La maison d'Antoine est à Temeppe-lez-Liège (sic). Cachée dans un bloc de petites maisons similaires, la demeure du prophète n'est visible que par la flèche de son église, qui jouxte la sienne. La porte de l'église est aussi la porte de la maison et porte l'inscription "Sonnez la cloche la nuit pour M. Antoine".
        Depuis trois ans, Antoine n'a pas quitté sa maison ou son jardin. Il vit entièrement de légumes qu'il prépare lui-même. Il dort peu, ne se repose que deux heures pendant la nuit, dont la plus grande partie est consacrée à la promenade dans son petit jardin, qui est équipé de lampes électriques tout autour des murs. Il ne lit jamais rien, il ne voit pas les journalistes et ne communique avec le monde extérieur que par téléphone.

                Les cérémonies sont simples.
        Il limite ses séances de guérison aux cérémonies dans l'église, où les services sont des plus simples. Elles ont lieu à 10 heures le lundi, le mardi, le mercredi et le jeudi.
        A 9 heures du matin, l'assemblée se réunit et un adepte, M. Deregnancourt (sic), l'éditeur de la littérature de la secte, prend place à un bureau sous une plate-forme élevée. Il y a un silence complet pendant une demi-heure, puis M. Deregnancourt annonce que les opérations auront lieu à certaines heures certains jours et que tous ceux qui veulent être guéris doivent avoir une foi parfaite.
        Il continue alors à rester assis parfaitement immobile, sans qu'un muscle ne bouge et ses yeux se fixent dans un regard droit devant lui sans cligner. A 10 heures, tout le monde se lève, et le "père" entre par une porte latérale et monte lentement les marches jusqu'à la tribune.
        Vêtu d'une soutane noire et les cheveux gris tombant sur ses épaules, Antoine fait face à l'assemblée pendant une minute entière, sans bouger ni faire de bruit. Il lève ensuite la main droite vers eux et la tient ainsi tendue pendant une autre minute. C'est tout. Ces deux minutes font le service.
        Le "bon père" s'en va lentement, l'adepte remarque : "Quiconque a une foi assez forte doit être guéri", et l'église se vide en silence. Aucune quête n'est faite, mais des souscriptions sont acceptées pour l'entretien de l'église, qu'Antoine a construite lui-même avec un legs de 4 000 $.

                Silencieux pendant six mois.
        Depuis six mois, Antoine n'a dit un mot à personne. Les gens viennent à toute heure avec toutes sortes de maux et d'appels. Antoine effectue ses cures maintenant par adjoint. Sa femme ou un autre adepte se tient devant le demandeur, et, levant les yeux vers le haut, agite lentement la main en l'air, ce qui signifie qu'elle invoque Antoine "le guérisseur".
        Le patient ou son adjoint s'en va ensuite. La guérison est effectuée, ou si elle ne l'est pas, il y a eu un manque de foi. Il n'y a rien à payer. L'insigne de la secte est "l'arbre de la connaissance de la vue du mal", représenté par un arbre blanc sur fond noir.
        L'un des principaux disciples d'Antoine est une Américaine, Mme Guillaume, qui est venue se faire soigner par lui pour des rhumatismes calcaires qui l'ont contrainte à marcher avec des béquilles. Elle dit qu'elle est maintenant pratiquement guérie et qu'elle est elle-même devenue une adepte avec le pouvoir de guérir par la foi.


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  • New Orleans Christian Advocate, February 9, 1911

        A new religion called Antoinism is reported to have sprung up in Belgium. The leader of it is said not to have spoken to any one for six months, but it is contended that he is in "fluidic communion" with his followers. If the rule of silence applies to members also, how would it do to set the disciples of this cult to work on tattlers and backbiters?

    New Orleans Christian Advocate, February 9, 1911

    Traduction :

        Une nouvelle religion, l'antoinisme, aurait vu le jour en Belgique. On dit que son chef n'a parlé à personne depuis six mois, mais on prétend qu'il est en "communion fluidique" avec ses disciples. Si la règle du silence s'applique également aux membres, comment fera-t-elle pour que les disciples de cette secte œuvrent contre les médisants et les diffamateurs ?


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  • Prosélitisme antoiniste (L'Univers 10 juillet 1911)

    LA PRESSE

    LE MOUVEMENT
                      RELIGIEUX

       LE CULTE ANTOINISTE

        On inonde ces jours-ci les salles de rédaction de la circulaire suivante :

             Cher confrère,
        Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir annoncer dans votre journal la prochaine publication de l'Unitif, bulletin mensuel du culte antoiniste. Comme son nom l'indique, il a pour but de réunir les hommes en l'amour pur. Antoine le Généreux, par son abnégation et sa foi, a rassuré nos âmes torturées par le doute ; il nous a révélé dans son temple le mystère de la conscience universelle dont chacun de nous possède une parcelle voilée par la matière.
        En nous efforçant de nous améliorer et de nous aimer les uns les autres, nous surmonterons l'imagination qui nous divise et nous nous sentirons bercés dans l'harmonie divine. Heureux les cœurs qui ont pu approcher Celui qu'un pieux entourage a honoré du nom de Père et qui se sont unis sous sa douce influence ! Touchés de l'amour qu'ils ont ressenti, ils voudraient faire connaître à tous les hommes, leurs frères, les sublimes révélations où ils ont puisé du réconfort et les appeler sans distinction de partis ni de cultes au travail moral qui peut nous régénérer. L'enseignement d'Antoine le Généreux qui est basé, nous ne dirons pas sur la croyance, mais bien sur la conscience, est une science fondée sur son expérience des êtres et intéressant le matérialiste comme le croyant. Il parle à la raison et au cœur. Aussi nous ne doutons pas qu'il ne rencontre bon accueil et nous le souhaitons ardemment pour la paix sociale.
        Veuillez agréer, cher confrère, l'expression de nos bons sentiments.

                                        Les adeptes d'Antoine le Généreux.

        Vraiment cette invite mi-partie aux « matérialistes » comme aux « croyants » est tout à fait alléchante. C'est le digne pendant de la propagande occultiste, théosophique, etc., qui travaille tous les jours, parmi nous, les âmes décadentes.

    L'Univers, 10 juillet 1911


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  • De gereformeerde kerk, jrg XXIV, 1911-1912, no 1208, 30-11-1911

        België. Te Jemeppe, midden in het kolengebied, is een geestelijke beweging gaande van weer geheel anderen aard. Ze concentreert zich in den persoon van een zekeren Antonius, bijgenaamd den Genezer, die een wonderdadige kracht heet uit te oefenen. Deze Antonius, thans 65 jaar oud, moet, blijkens een onpartijdig ingesteld onderzoek, een gansch ongeletterd man zijn. Vroeger mijnwerker, uit een arm gezin, heeft hij veel gezworven, tot in Polen toe. Allerlei ambachten heeft hij uitgeoefend. Op 36 jarigen leeftijd vestigde hij zich met zijn vrouw te Jemeppe. Zes jaar daarna verliet hij de Roomsche kerk en werd spiritist, om later een soort eigengemaakten godsdienst te stichten, onder den naam van „nieuw spiritualisme.” Sinds vijf jaren predikt hij dien. Daarbij laat hij zichzelf noemen „Antonius den Grootmoedige.” Van toen af voerde voerde hij een streng vegetarische leefwijze, waarbij hij zooveel mogelijk zich van de wereld afzondert.
        Deze „nieuw spiritualisten” houden er ook een eenvoudig kerkgebouw op na. Hun geloofsbelijdenis, genoemd „openbaring van den stralenkrans van het geweten” is aan een der muren geschreven. Zij luidt: „Slechts één geneesmiddel kan de menschheid genezen: het geloof; uit het geloof wordt de liefde geboren, de liefde, die ons in onze vijanden Godzelf toont; zijn vijanden niet beminnen is God niet beminnen, want het is de liefde, die wij voor onze vijanden hebben, welke ons waardig maakt Hem te dienen; het is de eenige liefde, die ons waarachtig doet liefhebben, aangezien zij rein en waar is.”
        In dezen tempel geneest Antonius de zieken, vroeger geschiedde dit één voor één, tegenwoordig gezamenlijk. Eerst verschijnt hij op ‘t gestoelte, dan bidt hij afzonderlijk en strekt vervolgens de handen over de kranken uit ter genezing.
        Propaganda maakt het Antonisme niet. Het leert: Wij ontvangen de menschen gaarne, maar wij hebben het recht niet tot hen te gaan. Het orgaan der aanhangers is het maandblad L’ Unitif, mede gelezen door de voorstanders, die ook elders al een kerk vormen :] acht in België en onderscheiden in Frankrijk. Sommige trekken van het Antonisme doen, ook ondanks alle verschil, in de verte denken aan de leer van Tolstoï en aan de „christian science.” Vijandsliefde is het groote beginsel. Volgens Antonius is „God liefde. Hij kan het kwaad niet geschapen hebben. Indien het kwaad bestond, zou het een werk Gods zijn, aangezien Hij de Schepper van alles is; maar op het oogenblik, dat Hij het kwaad schept, houdt hij op God te zijn, omdat Hij ophoudt goed te zijn.” „Wanneer wij het kwaad niet meer zien zullen, zullen wij met God zijn, maar al zien wij het nog maar zoo weinig, dan zijn wij niet met Hem.” „Het beste gebed is de arbeid.” Uit zulke voorstellingen blijkt al genoeg dat men hier heeft te doen met een abnormaal onschriftuurlijk verschijnsel, dat onmiskenbaar gevaar meebrengt. Ook kenmerkt het zich door lichtschuwheid. Voor al wat naar wetenschap en boeken zweemt, is het Antonisme op zijn hoede. Men komt daarvoor openlijk uit. Moge dit onbijbelsch, den mensch verheerlijkend verschijnsel spoedig tot het verleden behooren! Het nog veelszins zoo donkere België heeft behoefte aan ander licht dan het dwaallicht in het Antonisme opgegaan.

    De gereformeerde kerk, jrg XXIV, 1911-1912, no 1208, 30-11-1911

     

    Traduction :

        Belgique. A Jemeppe, au milieu du bassin minier, il y a un mouvement spirituel d'une nature complètement différente. Elle se concentre sur la personne d'un certain Antoine, surnommé le Guérisseur, qui exerce un pouvoir miraculeux. Cet Antoine, aujourd'hui âgé de 65 ans, doit, selon une enquête impartiale, être un homme complètement illettré. Ancien mineur, issu d'une famille pauvre, il a souvent déménagé, jusqu’en Pologne. Il a pratiqué toutes sortes d'artisanat. A 36 ans, il s'installe avec sa femme à Jemeppe. Six ans plus tard, il quitta l'église romaine et devint spirite, pour fonder plus tard une sorte de religion autodidacte, sous le nom de "nouveau spiritisme". Depuis cinq ans, il prêche. Il se laisse depuis appeler "Antoine le Généreux". Dès lors, il mène une vie strictement végétarienne, s'isolant le plus possible du monde.
        Ces "nouveaux spiritualistes" possèdent également une simple église. Leur credo, appelé "révélation de l'auréole de la conscience" est écrit sur l'un des murs. On peut y lire : "Un seul médicament peut guérir l’humanité : la foi ; de la foi naît l’amour, l'amour qui nous montre Dieu en nos ennemis ; ne pas aimer ses ennemis, ce n'est pas aimer Dieu, car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de le servir ; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, puisqu'il est pur et vrai."
        Dans ce temple, Antoine guérit les malades, auparavant cela avait lieu l’un après l’autre, de nos jours ensemble. Il apparaît d'abord sur la tribune, puis il prie séparément et étend ensuite ses mains sur les malades pour la guérison.
        L'Antoinisme ne fait pas de propagande. Il enseigne : "Nous aimons recevoir les hommes, mais nous n'avons pas le droit d'aller vers eux. L'organe des sympathisants est le mensuel L'Unitif, lu ensemble par les sympathisants, qui forment également une église ailleurs :] huit en Belgique et plusieurs en France. Certains traits de l'Antoinisme, malgré toutes les différences, rappellent de loin en loin la doctrine de Tolstoï et de la "science chrétienne". L'amour de l'ennemi est le grand principe. Selon Antoine, "Dieu est amour. Il ne peut pas avoir créé le mal. Si le mal existait, ce serait une œuvre de Dieu, puisqu'Il est le Créateur de toutes choses ; mais au moment où Il crée le mal, Il cesse d'être Dieu, car Il cesse d'être bon." "Quand nous ne verrons plus le mal, nous serons avec Dieu, mais si nous le voyons si peu, nous ne sommes pas avec Lui." "La meilleure prière est le travail." Il ressort clairement de cette présentation qu'il s'agit d'un phénomène anormalement contraire aux Écritures, qui est indéniablement dangereux. Elle se caractérise aussi par une légère timidité. L'Antoinisme se méfie de tout ce qui est la science et les livres. Ils admettent ouvertement que c'est le cas. Que ce phénomène glorifiant, non biblique et viril, appartienne bientôt au passé ! La Belgique, qui est encore plus sombre, a besoin d'une lumière différente de celle de l'erreur qui s'est abattue sur l'Antoinisme.

    De gereformeerde kerk, jrg XXIV, 1911-1912, no 1208, 30-11-1911


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  • De gereformeerde kerk, jrg XXIV, 1911-1912, no 1244, 08-08-1912

        België. Antoine de Genezer overleden. Over dezen veelbesproken persoon is in dit blad eenige maanden geleden een en ander meegedeeld. Père Antoine le Guérisseur, zooals hij in de wandeling heette is nu onlangs, naar gemeld wordt, te Jemeppe overleden, en heeft zijn vrouw aangewezen als zijn opvolgster. Geboren in 1846, uit arme ouders, als jongste van elf kinderen, ging hij, twaalf jaren oud, met zijn vader en een broer in de mijnen werken; werd daarna groentenhandelaar, werkte in Duitschland, werd bediende in een Belgische fabriek te Warschau, daarna in België assurantie-agent; concierge in een ijzerfabriek; kassier; deed daarna pogingen in Rusland en later te Jemeppe om de maatschappij te hervormen door goedheid; beoefende ook het spiritisme, waarin hij echter geen bevrediging vond; legde zich toe op zoogen, geloofsgenezing, kreeg naam door wonderbare genezingen en verwierf zich een aanhang, die een godsdienstige secte vormde, thans reeds bestaande uit duizenden — verspreid over tal van plaatsen, terwijl naar men zegt zelfs uit andere werelddeelen kranken kwamen om bij Perè Antoine genezing te zoeken.
        Te Jemeppe bevindt zich een soort van kapel, gewijd aan den „Antoinistiselien eeredienst”, een net gebouw met galerijen, spreektribune en zitbanken voor ongeveer 500 menschen. Boven het spreekgestoelte zijn spreuken aangebracht; men leest er: „Eén enkel geneesmiddel kan de menschheid genezen Het Geloof. Uit het geloof wordt de liefde geboren: de liefde, die ons in onze vijanden God zelf doet zien. Zijn vijanden niet liefhebben, is God niet liefhebben; want de liefde, die we voor onze vijanden hebben, maakt ons waardig Hem te dienen; dat is de eenige liefde, die ons waarlijk doet liefhebben, omdat zij rein en waar is”.
        Zijn aanhangers weten te verhalen hoe door Père Antoine blinden ziende werden, lammen huppelden enz. Dit alles wordt toegeschreven aan het geloof in den Vader, met wien niet God, maar Père Antoine bedoeld wordt.
        Wat hun Christusbelijdenis aangaat — de Heere Jezus is voor hen „iemand als Père Antoine”. Op de vraag wat hun na het sterven wacht, antwoorden zij: „Wie goed doet, zal goed vinden.”
        Deze Antoinisten dragen lange, toegeknoopte jassen; ook de vrouwen zijn gekenmerkt door bijzondere, vrij stemmige kleederdracht. In hun blik is iets vreemds. Ze hebben een eigen drukkerij, waar hun boeken en bladen gedrukt worden.
        Een leeraar van het Athenaeum (gymnasium) te Luik stond Père Antoine bij in zijn werk. Een ooggetuige verhaalt, dat bij den dienst in de kapel vele zieken en lijdenden vooraan zaten; verscheidenen, die binnenkwamen, dronken water, dat uit kraantjes te verkrijgen was; boven die kraantjes staat-te lezen: „Deze fontein heeft geen andere bestemming dan den dorst te lesschen van hen, die in dezen tempel komen. Er een ander gebruik van maken is een gebrek aan geloof, dat eer een beletsel tot genezing zou zijn. Alleen uw geloof in den Vader (Antoine) zal u genezen. Het Bestuur.”
        Nadat de dienst door de verschijning van zijn vrouw was geopend, trad door een zijdeur op het platform Père Antoine op automatische wijze zelf binnen, volmaakte type van een kluizenaar. Hij bleef staan, recht boven zijn biddende vrouw, in stilzwijgende houding, draaide toen de hand naar rechts, en verdween weer statig door de deur, straks gevolgd door zijn vrouw. Dat was de gansche, weinig indrukmakende dienst. Alleen ‘s Zondags wordt er voorgelezen uit het zonderlinge boek, door Père Antoine samengesteld.
        Onlangs nu is deze laatste tengevolge van een beroerte gestorven. Van heinde er ver, ook van over de grenzen stroomde een menigte, geschat op 25000 menschen, saam om ‘s mans begrafenis bij te wonen. Boven de lijkkist, zonder eenig sieraad, was aangebracht een vernikkelde plaat in schildvorm; een boom was erop afgebeeld met dit onderschrift: „De boom van de Wetenschap, van het Gezicht, van het Goede en het Kwade.” De geweldige stoet trok er langs. Op het kerkhof werden alleen toegelaten de Antoinistische aanhangers, die de bekende eigenaarde kleeding droegen. Een der volgelingen las wat voor van de beginselen der vereeniging; daarna werd de kist neergelaten in de groeve zonder eenige ceremonie.
        Nog maar kort geleden hebben zijn volgelingen, ten getale van meer dan honderdduizend een verzoekschrift gericht aan den Koning en de Kamer ; maar vergeefs. Onder de volgelingen telt men ook leeraars aan gymnasiums en Roomsche geestelijken. Zelfs in het wufte Parijs en in de Protestantsche landen kan men een Antoinistischen tempel vinden.
        In den tempel van Jemeppe was de volgende verklaring aangeplakt: „Het Bestuur van den Antoinistischen eeredienst brengt ter uwer kennis dat de Vader zich ontlichaamd heeft (gedesincarneerd), Dinsdagmorgen 25 Juni. Alvorens zijn lichaam te verlaten heeft hij voor een laatste maal Zijn volgelingen willen zien, om hun te zeggen, dat Moeder Hem zal vervangen in Zijn zending, dat Zij altijd Zijn voorbeeld zal volgen. Er is dus niets veranderd. Vader Antoine zal altoos met ons zijn. Moeder zal het spreekgestoelte beklimmen voor de algemeene operaties de vier eerste dagen der week, om 10 uur.”
        Dat de Antoinisten zoovele volgelingen tellen uit den gegoeden stand, doet denken aan een crisis in de Roomsche kerk. Te betreuren is dat die in zulke banen geleid wordt; van een Godsopenbaring volgens de Schrift toch is hier geen sprake ; met de diepste nooden der ziel wordt . niet gerekend en voor den Christus is er geen plaats.

        ‘s Gr.                                                     d. B. 

    De gereformeerde kerk, jrg XXIV, 1911-1912, no 1244, 08-08-1912

     

    Traduction :

        Belgique. Antoine le Guérisseur est décédé. Quelques informations ont été rapportées, il y a quelques mois de là, à propos de cette personne très discutée. Le père Antoine le Guérisseur, comme on l'appelait communément, serait récemment décédé à Jemeppe et aurait nommé son épouse comme son successeur. Né en 1846, de parents pauvres, le plus jeune de onze enfants, il alla, âgé de douze ans, travailler avec son père et son frère dans les mines ; il est ensuite devenu marchand de légumes, a travaillé en Allemagne, est devenu commis dans une usine belge à Varsovie, puis en Belgique en tant qu’agent d’assurance, concierge dans une forge ; caissier ; ensuite, en Russie et plus tard à Jemeppe, des tentatives de réforme de la société par le bien; il pratiquait aussi le spiritualisme, dans lequel il ne trouvait aucune satisfaction. Il se consacra aux soins et à la guérison par la foi, se fit un nom grâce à des guérisons miraculeuses et acquit un entourage qui formait une secte religieuse de plusieurs milliers de personnes – réparties dans de nombreux endroits, alors qu'il est dit que même des personnes malades venaient de très loin cherche un remède auprès du Père Antoine.
        A Jemeppe, il existe une sorte de chapelle, dédiée au "Culte Antoiniste", un bâtiment avec des galeries, une tribune et des bancs pour environ 500 personnes. Des sentences ont été placés au-dessus de la tribune de prêche, on lit : "Un médicament peut guérir l’humanité : La Foi. La foi est née de l'amour : l'amour qui nous fait voir Dieu lui-même chez nos ennemis. Ne pas aimer ses ennemis, ce n'est pas aimer Dieu ; car l'amour que nous avons pour nos ennemis nous rend dignes de le servir ; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu'il est pur et vrai."
        Ses disciples sont capables de raconter comment le père Antoine a rendu la vue à l'aveugle, la marche au boiteux, etc. Tout cela est attribué à la foi au Père, il faut comprendre pas en Dieu, mais au père Antoine.
        Quant à leur confession au Christ – le Seigneur Jésus est pour eux "quelqu'un comme le Père Antoine". Quand on leur demande ce qui les attend après la mort, ils répondent : "Celui qui fait le bien trouvera le bien."
        Ces Antoinistes portent de longs manteaux boutonnés ; les femmes se caractérisent aussi par des vêtements spéciaux, plutôt disparates. Dans leur regard, il y a quelque chose d'étrange. Ils ont leur propre imprimerie, où sont imprimés leurs livres et leurs magazines.
        Un professeur de l'Athénée (lycée) de Liège a assisté le père Antoine dans son travail. Un témoin oculaire raconte que de nombreux malades et souffrants étaient assis devant le service dans la chapelle ; plusieurs qui venaient buvaient de l'eau pouvant être obtenue à partir de bandes magnétiques ; au-dessus des robinets se lit comme suit : " Cette fontaine n'a d'autre but que de désaltérer ceux qui viennent dans ce temple. En faire un autre usage est un manque de foi qui porterait plutôt obstacle à la guérison. Seule votre foi en le Père (Antoine) vous guérira. Le Conseil."
        Après l’ouverture du service par l’apparition de sa femme, le père Antoine arriva de manière automatique par une porte latérale sur la plate-forme, un parfait type d’ermite. Il s'arrêta, juste au-dessus de sa femme en prière, gardant le silence, puis tourna la main vers la droite et disparut à nouveau par la porte, bientôt suivi de sa femme. C'était tout le service peu impressionnant. Le dimanche, on lit seulement des extraits de l'étrange livre composé par le père Antoine.
        Récemment, ce dernier est décédé des suites d'un accident vasculaire cérébral. De loin, même de l’autre côté des frontières, une foule estimée à 25 000 personnes s’est réunie pour assister aux funérailles de l’homme. Au-dessus du cercueil, sans aucun ornement, se trouvait une plaque nickelée en forme de bouclier ; un arbre était représenté avec cette légende : "L'arbre de la science, de la vue, du bien et du mal." La grande procession passa. Au cimetière, seuls les partisans antoinistes, qui portaient les vêtements bien connus, ont été admis. L'un des adeptes lit certains des principes à l'assistance ; puis le cercueil a été descendu dans la tombe sans aucune cérémonie.
        Il y a encore peu de temps, ses disciples, au nombre de plus de cent mille, adressèrent une pétition au Roi et à la Chambre ; mais en vain. Parmi les adeptes, il y a aussi des professeurs de lycée et du clergé romain. Même dans la frivole Paris et dans les pays protestants, on peut trouver un temple antoiniste.
        La déclaration suivante avait été affichée dans le temple de Jemeppe : "Le Conseil du Culte Antoiniste vous fait savoir que le Père est décédé (désincarné), mardi matin 25 juin. Avant de quitter son corps, il a voulu voir ses disciples pour la dernière fois, leur dire que Mère le remplacera dans sa mission, qu'elle suivra toujours son exemple. Rien n'est donc changé. Le père Antoine sera toujours parmi nous. La mère montera à la tribune pour les opérations générales les quatre premiers jours de la semaine, à 10 heures."
        Le fait que les antoinistes comptent autant de disciples de la classe aisée fait penser à une crise dans l’Église romaine. Il est regrettable qu'il soit conduite dans de tels chemins ; il n'est pas question ici de la révélation de Dieu selon les Écritures ; il n'est pas question des besoins les plus profonds de l'âme ; sans compter qu'il n'y a pas de place pour le Christ.

        ‘s Gr.                                                     d. B.

    De gereformeerde kerk, jrg XXIV, 1911-1912, no 1244, 08-08-1912

     

     


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