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Gustave Gony, spirite et socialiste d'abord

Publié le par antoiniste

    Gustave Gony est spirite et socialiste. Il habite selon Robert Vivier (p.157) à Seraing. En tant qu'ami de Louis Antoine, il l'initia, avec son ami Célestin Macot, aux idées d'Allan Kardec, en l'invitant notamment chez Mr. Ghaye, à Tilleur.
    Il fut à l'origine de la première tentative en 1884-86 de la société spirite avec Debroux et Antoine (p.168) et de la nouvelle tentative (p.173) qui se trouvera fructueuse en 1893-95.
   Le Flambeau, ayant comme rédacteur en chef un militant socialiste, G. Gony, qui avait fondé avec Antoine le groupe des "Vignerons", répandait les enseignements spirites dans la région de Seraing.
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.65

    L'écrivain Louis Piérard participera en écrivant des articles pour ce journal.

    L'enterrement de Mme veuve Gony est le deuxième selon le rite spirite dans la région, le 13 janvier 1892 (Pierre Debouxhtay, p.28). C'est Gustave Gony qui fit un discours à l'enterrement spirite de Ferdinand Delcroix, père de Fernand Delcroix.
    On sait quelle société fut en charge de cette enterrement (l'Union spiritualiste de Liège).

    Un Alfred Gony, menuisier âgé de 34 ans en 1893 et domicilié à Jemeppe, est témoin sur l'acte de décès du fils des Antoine.

les Gony, spirite(s), socialiste(s)

signature d'Alfred Gony
(Acte de décès du fils Antoine(search.arch.be))
 

    Jacques Cécius, dans son opuscule (non publié, disponible chez l'auteur) dit : "Gustave Gony, militant socialiste, fondateur d'un journal prônant le suffrage universel. Un ancien directeur d'école nous dit un jour que les vieux de Seraing racontaient que Gony et son frère étaient à ce point pauvres que, lorsqu'il y avait l'une ou l'autre réunion politique, l'un des deux devait rester à la maison, car ils ne possédaient qu'un seul pantalon en bon état !
    "Gony, pratiquant convaincu du spiritisme, réussit à entraîner un dimanche son ami Louis à une séance à Tilleur, commune voisine. Ces séances d'évocation se déroulent dans l'arrière-salle du café Ghaye. Les filles du tavernier sont les médiums attitrés."

les Gony, spirite(s), socialiste(s)

signature de Gustave Gony
sur son acte de mariage (12 septembre 1900)(search.arch.be))

    Un petite rue de Seraing porte le nom de Gustave Gony (ainsi qu'une Résidence et une École maternelle), vers le Bois de la Marchandise d'Arras.

    On trouve une fiche généalogique au nom de Gustave Jean Joseph Gony, naissance le 5 Juin 1870 à Jemeppe-sur-Meuse, décès le 19 août 1913 à Seraing. Chef de bureau, Secrétaire communal. Marriage avec Marie Catherine Guillemine PLUMIER à Seraing, le 12 septembre 1900. Le Fraterniste écrit une petite nécrologie pour Gustave Gony.

    Reste à découvrir le lien, s'il y en a un, entre cet Alfred et ce Gustave. Jacques Cécius semble indiquait qu'ils sont frères. Mais la fiche généalogique n'indique d'un frère (sans date de décès), un certain Alphonse qui réside à Huy en 1900 et qui sera témoin du mariage de Gustave (acte de mariage avec Marie Plumier).

Gustave Gony, spirite d'abord

Signature de Alphonse Gony sur l'acte de mariage de Gustave Gony (12 septembre 1900)

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- Source du Père Antoine

Publié le par antoiniste

La Source du Père Antoine est l'endroit dans le bois de Seraing (Neupré) où, lors de sa dernière sortie, le Père s'est rendu en voiture de louage, accompagné de Mère, et des Frère Nihoul et Deregnaucourt. Ils poursuivront leur chemin jusqu'à Quatre-Bras (Nandrin) où une auberge leur offrit du feu (car le Père avait froid, alors qu'on était au mois de juin) et à manger. Voir le récit de la mort du Père Antoine, tiré du livre de Robert Vivier. Un Temple antoiniste a été construit non loin de là, en ce souvenir.

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Quelques précisions au niveau de la source du Père, lors des derniers aménagements, don d'un adepte en contact avec la Sœur du Temple de Waremme, il est apparu que le terrain n'appartient pas à la commune mais bien à un propriétaire anversois, nullement Antoiniste mais bienveillant qui a donné l'autorisation pour ces aménagements.

La commune est aussi bienveillante et a placé des panneaux "sources du Père Antoine" (je tacherai d'en poster des photos).

Nos meilleures pensées

Message de Pierre Dock du 13 février 2019 sur le groupe FaceBook des Amis d'Antoine le Guérisseur de Jemeppe

Cf. aussi https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10217811028840630&set=pcb.1173616986166135&type=3&theater&ifg=1

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Institut des Forces Psychosiques (www.spiritualiste.fr)

Publié le par antoiniste

Institut des Forces Psychosiques

Paul Pillault                                Jean Béziat                             Henri Lormier

(Le Fraterniste, 15 mars 1932)

 

Institut des Forces Psychosiques

Institut Général Psychosique (Le Fraterniste, 1 août 1912)

Origine
    Quand Augustin Lesage, peintre, médium et guérisseur commence à peindre, en 1912 le spiritisme accuse autour de lui une grande vitalité. Le Nord de la France et la Belgique, pays de crassiers, voient leurs mineurs côtoyer sans cesse la mort.
    D'autre part, au début de ce siècle, le mineur belge Louis Antoine commence à soigner des mineurs malades par l'imposition des mains.
    "L'Antoinisme" devient bientôt un mouvement autonome qui emprunte des thèmes de pensées au spiritisme.
    Ses membres sont particulièrement orientés vers le soin médiumnique.

Institut des Forces Psychosiques

Un jour de foule. L'Avenur St-Joseph avant l'ouverture de l'Institut (Le Fraterniste, 1 août 1912)


A Sin-le-Noble
    Influencé par ces pratiques, le spirite Jean Beziat fonde, en 1910, à Sin-le-Noble un Institut Psychosique : ici, on soigne par l'intermédiaire de l'au-delà.
    L'Institut, situé dans le quartier de l'église Saint Joseph, est ouvert les mardis, mercredis, vendredis, samedis, à 8h du matin et à 2 heures précises de l'après-midi.
    Jean Beziat est rejoint par Paul Pillault et Lormier. Au 1er août 1914, les trois guérisseurs soignent ensemble une moyenne de 300 patients par jour.
    Ceux-ci prennent la pose en groupe devant le photographe attitré de l'Institut : Les clichés Roumieux qui ont édité de nombreuses cartes postales. Elles servent de support à la correspondance des malades qui apportent leurs témoignages :
    "Cher Octave, mon père a été hier à douai-sin-le-noble. à maintes reprises il a pensé à toi pour envoyer sa photographie.
    il a été trouver un médecin qui guérit tout. il y a été avec Ernest et François Lallemand. Le guérit tout a dit qu'il s'en allait les guérir et cette nuit mon père n'a plus toussé du tout. il n'est pas bien placé,je crois bien que tu le reconnaitras"

Institut des Forces Psychosiques

Entrée de l'Institut (Le Fraterniste, 1 août 1912)


    Certains de ces "médiums-guérisseurs" remportent de tels succès qu'ils sont traduits en correctionnelle en 1914 par le Syndicat des médecins qui a porté plainte. Ils seront acquittés.

    Jean Beziat se retire dans le Midi après la première guerre et continue à soigner. Paul Pillault part pour Aubervillers.
    L'Institut Psychosique se reforme à Sin-le-Noble vers 1923-1924 sous le nom de Maison Familiale Institut au 122 Avenue du Faubourg. À partir de juin 1926, le docteur Regnier se joint à Lormier, resté seul après le départ puis la désincarnation de Béziat, et la maison familiale (transférée au 18 de la même rue du Faubourg) prend le nom d'Institut Médico-Psychosique.  Quelques groupes fraternistes se reforment difficilement. Puis la Maison ferme ses portes par la suite. L'oeuvre est continuée par d'autres ensuite.

Bibliographie
    La voix des esprits, ethnologie du spiritisme - Christine Bergé - Ed. Métailié, 1990.
    The Spiristist Fallacy, René Guenon.

source : https://fr.geneawiki.com/index.php/59569-Sin-le-Noble-Institut_des_Forces_Psychosiques

cf. le site www.spiritualiste.fr

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Fratrie de Louis Antoine

Publié le par antoiniste

Fratrie de Louis Antoine 

Fratrie de Louis Antoine

Ces photos de la maison natale du Père, à Flemalle-Grande, doivent dater de 1910 environ.

Les parents de Louis Antoine sont déjà décédés : le père en 1893 et la mère un peu moins d'un an après.
Pierre Joseph Eloy est décédé en 1838.
Dieudonnée est décédée en 1840.
Joséphine Antoine, née en 1843, serait morte en bas-âge.
Marie Elisabeth est décédée en 1860.

Marie Catherine, la marraine du Père, s'est mariée à Mathieu Monseur en 1849 et a certainement quittée la maison paternelle pour Tilleur, ville de son mari. On ne lui connaît malheureusement pas d'enfant permettant de confirmer son domicile.
Marie Josèphe s'est marié en 1861 avec Pierre Joseph Napoléon Dor. Elle habite Jemeppe (hameau de Mons), comme le veut la tradition, au domicile de son mari.

Jean Joseph est né en 1827 et aurait dans les 80 ans. Est-ce le vieillard moustachu, sur la chambranle droite ? Il est marié avec Elisabeth Monsée (à la droite de son mari avec la raie au milieu ?) et ont une fille née en 1844 (deux ans avant Louis Joseph). Elle a donc dans les 60 ans. Est-ce la dame au chignon ?

Eloy-Joseph est né en 1841 et a donc environ 65 ans. Est-ce l'homme sur la chambranle gauche ?

 

Il faudra encore explorer la descendance de cette fratrie pour pouvoir peut-être identifier les autres personnes ?

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Paris - Consécration du 1er temple français

Publié le par antoiniste

La foule au temple de la rue Vergnaiud (Excelsior 26 octobre 1913 - L'arrivée à Paris d'un pélerinage antoiniste)

La foule au temple de la rue Vergniaud

(Excelsior 26 octobre 1913 - L'arrivée à Paris d'un pélerinage antoiniste)

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Fêtes de Père et de Mère

Publié le par antoiniste

Fêtes de Père et de Mère

    Les fêtes du culte antoiniste sont :

    En France, les Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, la Toussaint et la Noël sont les autres fêtes célébrées dans le culte antoiniste. 

    En Belgique, revenu à ce que faisait le Père, il n'y a que 15 août qui soit fêté. Lire à ce sujet, un extrait de l'Unitif

    L'antoinisme ayant le plus grand respect du libre arbitre de chacun, ne condamne en rien les us et coutumes des différentes cultes existant sur le globe ; n'obéissant qu'à la conscience, il ne fait aucune distinction entre telle ou telle secte ou religion, ne contrarie aucune des règles qui y sont établies. Mais il n'en prescrit particulièrement aucune, il n'impose à ses adeptes aucune obligation.

    Un seul jour, cependant, doit nous être sacré, à nous qui nous disons antoinistes : c'est le 15 août, jour anniversaire de la sanctification du culte et de la consécration du temple. Le 15 août doit être pour nous une date à jamais mémorable, il serait bon que celui qui peut se déplacer assiste à l'opération ce jour-là, ce serait un bon accomplissement du devoir, afin de perpétuer dans les siècles à venir la cérémonie qui a eu lieu le 15 août 1910.

    L'Unitif n°11, p.15 - signé Un adepte encore novice

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- Tombe des époux Antoine

Publié le par antoiniste

Tombe des Antoine au cimetière de Jemeppe

en haut à gauche, le cimetière ; en bas à droite le temple de Jemeppe

    Dans ce récit des obsèques, on aura certainement remarqué que le Père avait été enterré "dans la fosse commune, la seule qui convînt à sa grande modestie". Or depuis, le culte antoiniste a obtenu la concession de l'endroit où repose son fondateur, non sans scandaliser certains adeptes rigides, qui voyaient dans cet acte une marque d'estime pour le corps, incompatible avec la doctrine du Père.
    On n'en est pas resté là et au nom de Mère, deux adeptes ont eu recours à S.M. la Reine des Belges, afin d'avoir "l'autorisation de transférer sa dépouille sacrée [d'Antoine] dans le jardin du Temple de Jemeppe, jardin situé à plus de trente mètres de toute habitation. Elle [la Mère Antoine] y ferait construire une chapelle devant laquelle défilerait, le 25 juin, jour de la fête solennelle, instituée en l'honneur du Révélateur, la foule recueillie de ses disciples, venus de toutes les parties de notre pays et du monde."
    Cette nouvelle mortification fut épargnée aux intégristes. Antoine continue à reposer au cimetière de Jemeppe, près de la grille d'entrée; fréquemment des dévots y vont ramasser des petits cailloux qui couvrent la tombe et les emportent précieusement comme des reliques. (cf. l'article dans Le Soir, 9 juin 1934).
    Comme la Mère Antoine et les deux adeptes qui ont essayé de rattacher à une chapelle funéraire la célébration de la principale fête du culte, ces fidèles confirment, sans le savoir, le loi énoncée par Jacobsen, dans son remarquable ouvrage sur Les Mânes : "Nous pouvons poser sans réserves le principe : Pas de culte sans tombeau".

Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'antoinisme, p.205-06

Actuellement, la tombe, qui contient aussi la dépouille de mère ANTOINE est recouverte d'une plaque en pierre de taille, de sorte que la manie d'emporter les petits cailloux n'existe plus, puisqu'il n'y a plus de cailloux.
C'est la Mère Antoine qui, n'ayant pu réaliser son rêve de chapelle funéraire, fit réaliser cette tombe, où elle est enterrée aux cotés de son mari.
Vers la fin des années 80, à deux reprises, des vandales commirent des dégradations. L'une d'entre elle fut particulièrement grave si bien qu'une nouvelle pierre tombale a été placée, avec la mention "Pour respecter la pensée de Père et de Mère, ne pas déposer de fleurs). Malgré cette demande, la tombe continue d'être fleurie souvent par des fleurs artificielles, mais aussi par des ex-voto en céramique.
Autrefois, elle faisait partie d'un pèlerinage, non officiel après l'Opération générale des 25 juin et 15 août. Souvent, ce « pélérinage » comprenait aussi la visite à la Source du Père ANTOINE et se terminait au Temple Antoiniste de NANDRIN.

source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/

Le 25 juin, anniversaire de la désincarnation du Père, l’ "Opération générale", en France, est suivie de la lecture des dernières paroles du Père à ses adeptes.
En Belgique cette commémoration consiste depuis quelques années en une simple Opération qui n’est plus suivie de la lecture des « dernière paroles du Père à ses adeptes ». Si le 25 tombe un dimanche cette « Opération » est alors reportée au lundi.
Jadis une toute grande foule se pressait au temple de Jemeppe, venue souvent par cars, de villes éloignées et de l'étranger. Une seconde "Opération générale" avait lieu à l'extérieur du temple. Parfois une troisième. Beaucoup de personnes se rendaient alors sur la tombe du Père qui longtemps fut couverte de fleurs toute l'année. Depuis que la tombe a été détruite par des vandales et reconstruite, une dalle porte ses mots "Pour respecter la pensée de Père et de Mère, ne rien déposer sur la tombe".
C'est le moment de préciser que la Mère avait fait exhumer le corps de son époux, pour faire construire un petit caveau à droite immédiatement après l'entrée du cimetière. Elle avait songé aussi, mais n'avait pas obtenu les autorisations nécessaires, à faire transférer le corps dans une chapelle qui aurait été construite dans le jardin du temple de Jemeppe.
L'après-midi de la grande journée antoiniste des adeptes se rendent à la fontaine ou le Père, quelques jours avant sa mort, s’était désaltéré. Ensuite ils vont écouter une lecture de l’Enseignement au temple de Nandrin-Quatre-Bras. Ce pèlerinage est beaucoup moins suivi qu’autrefois.

Jacques Cécius, Une religion de guérison, l'Antoinisme, p.39

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Mère Antoine (1850-1940)

Publié le par antoiniste

Sous sa direction le Culte procéda à 44 (sur 64 à l'heure actuelle) inaugurations de temples antoinistes, dont 27 en Belgique, 26 en France, plus celui de Monaco et de la salle de lecture du Brésil.

Novembre 1912 : Dans l’Unitif, deuxième année, n°3, apparut pour la première fois le texte suivant : L’Enseignement du Père, c’est l’Enseignement du Christ révélé à cette époque par la foi. Cette affirmation sera désormais placée dans les temples, et dans les publications antoinistes. Elle est encore en usage de nos jours dans les temples français. Mère Antoine (1850-1940)

Novembre 1913 : C’est à cette date qu’on décide, à la demande de certains adeptes, de placer dans les Temples et les cabinets de consultation, un panneau portant l’inscription suivante : Le Père Antoine, le grand guérisseur de l’Humanité pour celui qui a la foi.
C’est durant la guerre que Mère instaure des Lectures dans les Temples, les quatre premiers jours ouvrables, le soir à 19 h 30.

1920 : Année importante dans la vie du Culte, puisque Mère est inspirée que les desservants des Temples fassent un recueillement à la petite tribune, les quatre premiers jours ouvrables de la semaine, à 10 h, sans annonce ni lecture.
Un peu plus tard, elle est inspirée que l’on fasse la lecture des Dix Principes après le recueillement.
Puis elle est inspirée que l’on fasse l’annonce du recueillement en ces termes : Un frère fait le recueillement au nom du Père, suivi de la lecture des Dix Principes. Celui qui a foi au Père obtiendra sa guérison.



Mère Antoine
(Les Antoinistes à Paris, in Le Journal, 27 octobre 1913)

27 août 1922 : Ce jour-là, Mère est inspirée que les desservants montent à la grande tribune pour faire le recueillement de 10 h.

1925-1926 : Mère, sentant que la pensée des adeptes et des affligés s’appuyait plus sur le guérisseur du Temple que sur le Père, fit placer dans tous les Temples l’image du Père Antoine au milieu de la tribune, à la place de l’emblème qui fut déporté sur la gauche.
Elle fit placer également cette image dans les cabinets de consultation. Cette image, dessinée par le frère Tinlot, portait la mention suivante : Le Père Antoine, le grand guérisseur de l’Humanité pour celui qui a la foi.
C’est à cette époque également que l’on commence à se recueillir debout devant l’image du Père, en rentrant dans le Temple, alors qu’auparavant on s’asseyait dès qu’on rentrait dans un Temple. À cette occasion, le temple était fermé avant de laisser les adeptes entrer.

1927 : Mère établit une Lecture dans l’Enseignement les vendredi et dimanche soir, à 19h 30. Les soirs où l’on fait la Lecture (tous les jours sauf le samedi), Mère demande que l’on fasse un recueillement pour les âmes souffrantes juste avant la Lecture. 

1929 : Mère fit placer dans tous les Temples sa photographie à la Tribune, à droite de celle du Père.

1929-1930 : Mère invite les desservants à faire l’Opération Générale comme on le faisait au Temple de Jemeppe. Elle établit l’annonce suivante : Le Père fait l’Opération suivie de la Lecture des Dix Principes. Celui qui a foi au Père trouvera satisfaction.
En même temps, elle fit placer  sur l’image du Père se trouvant dans les Temples, l’inscription suivante: Le Père fait l’Opération en remplacement de l’inscription initiale citée plus haut.
Dans les publications du Culte Antoiniste, on remplaça les mots Père Antoine par Père.
Mère demanda ensuite aux desservants de rester à la petite tribune pour l’Opération. Un peu plus tard, elle leur demanda de rester devant la petite tribune avec l’auxiliaire.
La pensée était de montrer aux adeptes que c’est le Père seul qui fait l’Opération. Quand le fluide fut atteint, elle invita les desservants et les auxiliaires à reprendre leurs places à la tribune. 

1931 :  Mère se retire complètement des affaires françaises. Rappel : en 1929, la création d'une Caisse centrale à Paris donna aux Antoinistes français une autonomie matérielle par rapport à la direction belge.

27 juillet 1931 : Mère eut la pensée que l’on fasse désormais l’Opération le dimanche à 10 h, au lieu de la Lecture traditionnelle.
Mère demanda aux desservants de rester en haut de la tribune après l’Opération et de s’asseoir, cachés derrière le cadre de l’image du Père, pendant qu’on faisait la Lecture des Dix Principes. La pensée était que la personnalité du desservant s’efface derrière le Père.
À la suite d’un différent survenu entre deux adeptes du Temple de Jemeppe, Mère fit faire la Lecture du chapitre La Charité morale après l’Opération. Ensuite, on lut alternativement par quinzaine les Dix Principes et La Charité morale après l’Opération dans tous les Temples.

1932 : Mère décide de fermer les salles de lectures en Belgique de peur de voir les guérisseurs prêcher autre chose que la Révélation du Père.

1934-1935 : Désormais, pour les cérémonies exceptionnelles (consécrations, fêtes), Mère revêtira un bonnet blanc, pour symboliser qu’elle avait atteint le fluide du Couronnement.

9 juin 1935 : Soeur Deregnaucourt consacre le temple de Liège (Quai des Ardennes). Pour la cérémonie Soeur Deregnaucourt était coiffée du bonnet blanc de Mère.

1935 : On plaça dans les Temples, à droite de la tribune une pancarte avec l’inscription : Le Père est le Christ des Antoinistes, Il est le deuxième messie. Cet écriteau fut retiré après un certain temps.

1936 : Mère est inspirée que l’on enlève les images et les photos de la tribune des Temples, et que l’on remette l’emblème à sa place originelle au centre de la Tribune.

1937 : Le cortège suivant la fête de la désincarnation de Père est supprimé.

Mars 1938 : À la demande de certains adeptes, mère fit remettre les images et photos dans les Temples. On déplaça à nouveau l’Emblème sur la gauche de la Tribune.

1939 : Mère demande aux Temples français d’être indépendants des Temples belges pour tout ce qui ressort de l’organisation matérielle, des publications, de l’administration des Temples et du choix des desservants. Il était bien sûr entendu que pour tout ce qui ressort de la morale, les Temples français s’en rapporteraient toujours au Premier Représentant du Père et suivraient l’exemple du Temple de Jemeppe.

3 Novembre 1940 : Désincarnation de Mère Antoine.

Historique du Culte Antoiniste

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Reconnaissance du culte (déc.1910-1922/1924)

Publié le par antoiniste

29 mas 1910 : Le Conseil d’Administration du Temple de Jemeppe-sur-Meuse adresse au ministère une demande de reconnaissance légale du Temple Antoinisme appuyée par 150.000 signatures. Cette démarche qui visait à obtenir l’exonération des droits de succession pour le Temple n’aboutit partiellement qu’en 1922.

Reconnaissance du culte (déc.1910)

15 août 1910 : Lors de la Consécration du Temple de Jemeppe, le Père déclare : 

     Mes enfants,
           Je regrette de vous voir aujourd’hui si nombreux et que je n’ai plus rien à vous dire. Cependant je tiens à remercier les personnes qui se sont dévouées pour récolter les signatures en vue d’obtenir la personnification civile de notre Culte.
           Nous aurions pu en récolter davantage, mais le nombre est déjà plus que suffisant.
           Maintenant nous avons formé un Conseil, vous avez un Enseignement, vous avez un Temple, il vous appartient… 

Reconnaissance du culte (déc.1910)

3 octobre 1922 : Le Culte Antoiniste est reconnu Établissement d’Utilité Publique en Belgique. 
Cette reconnaissance officielle ne fut pas demandée pour recevoir des subsides de l’État pour les desservants du Culte ni pour l’entretien des Temples.
La seule raison de cette demande fut d’obtenir l’exonération des impôts (dès 1925) et des droits de succession, extrêmement coûteux, en ce qui concerne les biens immobiliers (les temples) du Culte Antoiniste.
Historique du Culte Antoiniste

Reconnaissance du culte (déc.1910)

En France, le culte est légalement reconnu comme association cultuelle. Il fut publié dans le Journal officiel de la République française du 9 février 1924, et est exempté de taxes foncières uniquement sur la partie publique de ses bâtiments et depuis 1934 en France. En effet, dans une décision du 5 décembre 1956, le Conseil d'État français a estimé que le logement du desservant ne pouvait pas bénéficier d'une telle exonération.
Page Wikipedia Antoinisme

    Pierre Debouxhtay indique qu’une brochure a été publiée en vue d’obtenir la reconnaissance légale du Culte, Le Père Antoine et son oeuvre (1919).

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Hellemmes-Lille (1923-1943)

Publié le par antoiniste

Hellemmes-Lille (1923-1943)

Adresse : 56, rue Jean-Bart - 59260 Hellemmes-Lille

Hellemmes-Lille (1923-1943)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source :  11/08/1932 (remonterletemps.ign.fr)

Date de consécration (par Mère) : 27 septembre 1925

Anecdote :   "C’était frère Galliez qui était desservant puis après sa fille Sœur Jeanne qui s’est mariée avec frère Jean Lovinfosse puis Sœur Francine Lemesre qui était desservante et son époux Frère Marcel Lemesre qui l’aidait car il travaillait encore quand ils ont été au temple de Lille !" (Souvenir de Sœur Sylviane) 

   Frère et Sœur Jeannin, aidés de frère Lovinfosse, sont à l'origine des cahiers (les Tomes) rassemblant les pensées de Père et de Mère et mis à disposition dans les Temples français. Frère et Sœur Laho y ont longtemps fait du service

    Détruit par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale en janvier 1943, il semble n'en rester aucun document. La rue Jean-Bart constituait le quartier ouvrier de cette ville de la banlieue lointaine de Lille, avec notamment une filature et une Mission ouvrière dominicaine qui se maintint jusqu'au XXIe siècle.

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