• Enseignement par Antoine le Guérisseur (1905)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Page de la Préface

     

     


    Enseignement par Antoine le Guérisseur de Jemeppe-sur-Meuse

    Imprimerie Joseph Masillon, Jemeppe, 1905

        Louis Antoine en brûlera les exemplaires restants, car cette publication ne correspondait plus à son œuvre de révélation. C'est pourquoi un nouveau travail commence à partir de 1907 avec la Revue mensuelle de l'enseignement. Seule ce qui deviendra l'Auréole de la Conscience est conservée en partie, puisqu'elle sera inscrite sur le mur du fond du Temple d'Antoine le Guérisseur.
        Louis Antoine y est appelé Frère ou Maître, un membre de l'assemblé lui donne le titre de Messie du XIXe siècle.


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  • J’ai une passion pour les brocantes, et le dimanche matin bien avant la messe, je pars à la recherche de petits trésors pour quelques centimes.

    Il y a 1 mois au détour d’un stand dans une brocante, je remarque un grand portrait du père Antoine, fondateur du culte Antoiniste il y a plus d'un siècle, Eglise  très discrète basée sur la guérison par la prière. Connaissant bien ce culte, je remarque de suite ce portrait très rare à trouver sur une brocante,  qui devait se trouver à l'origine dans un temple. Je regarde ce tableau et mon coté collectionneur prend le dessus, je l’achète pour presque rien. La dame qui me le vend me dit : "vous savez j’ai d’autres choses, livres etc. du même genre, mais je les ai laissé chez moi." Le rendez vous est donc pris pour une brocante le dimanche suivant.

    Il y a 15 jours, je retrouve donc cette dame, je regarde son étalage, il y a des cartons plein de livres religieux et spirituels, la dame me reconnait et me dit "j’ai aussi des photos, des albums, des vêtements, des lettres", je fouille, et je découvre presque un siècle d’archives de l'Antoinisme.

    Tout à coup, au fond d’un carton qu’elle n’est pas ma surprise, de trouver un livre de Mgr Houssay, (dit abbé Julio) très célèbre Evêque de notre église Gallicane du début vingtième siècle, chose rare ce livre est un original de 1907 signé de sa main, puis un autre et encore un autre, en fait devant mes yeux se trouve toute la collection de livres écrits par Mgr Houssay en éditions originales et signés voir dédicacés de sa propre main.

    La dame me dit : "je vous vend le tout si vous voulez ?" je lui dit oui, mais combien car il y avait beaucoup de livres anciens, des centaines de photos et des cartes et toute une correspondance allant de 1920 environ à 2000.

    Elle me répond : " 10 euros le tout cela débarrasse", j’ai donc sauté sur l’occasion. Je lui demande mais où avez vous eu tout cela ? " C'est ma voisine qui est très âgée et qui s'occupait d'un temple Antoiniste".

    Tous ces documents étaient les archives et la bibliothèque d’un temple Antoiniste depuis 80 ans. Je charge la voiture et remercie cette dame, qui fait de la récupération pour une association d’aide au plus fragiles, je prends l’adresse de la dame Antoiniste, et je vous raconterai la suite bientôt.

    Père Olivier.

    source : http://missionnotredamedeliesse.over-blog.com/notre-paroisse-et-les-archives-d-un-temple-antoiniste


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  • Ill. Georges Linze (par Marcel Lempereur-Haut, 1898-1986)

    Tout le monde qui s'intéresse au Père ANTOINE et au Culte Antoiniste connaît au moins l'existence du célèbre roman de Robert VIVIER "Délivrez-nous du mal" ainsi que les études, plus philosophiques, de Pierre DEBOUXHTAY. On connaît aussi, mais un peu moins, le roman d'André THERIVE "Sans âme".

    En revanche, personne ne cite jamais l'oeuvre du poète, essayiste et romancier liégeois Georges LINZE, par ailleurs franc-maçon. Il s'agit du livre intitulé "Le Prophète influencé".

     Voici ce que l'on peut lire, à la page 422, dans le Dictionnaire des oeuvres belges:

    " Le Prophète influencé"

    " Si le prophète prend ici ( Bruxelles 1928) la place généralement dévolue au poète dans les manifestes de Georges LINZE ( né en 1900 ), son rôle est le même. Révolutionnaire, tourné vers l'avenir, il sauve les gens malgré leur folklore et leur passé.

      C'est l'occasion d'un salut aux prophètes populaires et régionaux ( en particulier au Père ANTOINE ) et d'un voyage initiatique de la rivière à la ville, de la paix à la violence qui "aide le monde à renaître", de la solitude à la foule."

    Malheureusement, ce livre n'a jamais été réédité. Il est introuvable. même la Bibliothèque des Chiroux à LIEGE ne le possède pas. Peut-être chez un bouquiniste ?


    Georges LINZE, né à LIEGE en 1900 et y décédé en 1993.


    source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/archive/2013/06/27/un-ouvrage-inconnu-traitant-du-pere-antoine-le-prophete-infl.html

     

        Il existe un exemplaire dédicacé par l'auteur à Valery Larbaud à la Médiathèque municipale Valery Larbaud de Vichy, ainsi qu'un à la Bibliothèque universitaire Moretus Plantin de Namur et à la Bibliothèque Royale de Bruxelles.


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  • RÉVÉLATION

    p.1 - D. - Père, ne voudriez-vous pas nous donner quelques explications concernant les lois divines ? Comment agissent-elles sur nous, comment pouvons-nous apprécier leurs effets ?

    p.3 - D. - Père, voulez-vous bien nous dire d'où vient la vie ?

    p.4 - H. - Père, ne voudriez-vous pas nous dire quel est le rôle de Dieu dans la vie universelle ?
        Un visiteur. - Je voudrais avoir quelques éclaircissements au sujet de l'épreuve. Vous avez enseigné que nous ne pouvons souffrir à cause d'autrui, que nous sommes seuls l'auteur de nos souffrances. Vous dites maintenant que le mal n'existe pas. C'est une question importante ; nous serions heureux d'entendre donner à ce sujet des arguments satisfaisants.

    p.6 Le visiteur. - J'admets volontiers votre raisonnement ; néanmoins, certains faits ne démontrent-ils pas encore que le mal existe et que l'on peut parfaitement souffrir à cause d'autrui ? Par exemple un malandrin cherche à dévaliser un voyageur, il le malmène, lui casse un bras ou une jambe ou lui fait subir d'autres tortures encore pour arriver à ses fins. Ce mal n'existe-t-il pas ? Peut-on imaginer un fait alors qu'il est réel ?
        Je désirerais, Père, que vous puissiez me convaincre de la non existence du mal, d'une façon aussi nette que je viens de vous en montrer la réalité.

    p.10 - Le visiteur. - Pardonnez mon interruption, Père Antoine, pourrions-nous être affligés par une chose qui n'existe pas ?
        Le visiteur. - Veuillez donc nous dire, Père, ce qu'est la souffrance ?

    p.11 - H. - Père, si le mal n'existe pas, où trouvez-vous la raison du remords et de la récompense ?

    p.12 - D. - Cher Père, vous nous enseignez de toujours nous préparer pour nos réunions et pour tout autre moyen de propagande.
        En nous disant que la prière est indispensable, vous avez soin de nous faire remarquer qu'elle réside plus dans les actes que dans les paroles.
        Voudriez-vous nous expliquer un peu plus longuement ce qu'est la prière et comment on doit prier ?

    p.21 - T. - Il découle de votre enseignement que la foi est indispensable pour prétendre au bonheur suprême et que travailler pour l'acquérir, c'est se préserver des mauvais fluides ; mais je voudrais savoir, cher Père, comment ces fluides ont prises sur nous ?

    p.26 - F. - Père Antoine, je voudrais bien savoir la cause des contradictions qui surgissent entre les divers groupes d'un parti ?

    p.28 - M. - Voulez-vous bien nous dire, cher Père, comment vous envisagez le rôle de la science et de la doctrine dans les faits psychiques ?

    p.32 - H. - Père, quelle différence faites-vous entre l'intelligence et la sensibilité morale, autrement dit entre la science et la foi ?

    p.36 - S. - Père, un ouvrier qui s'est distingué dans un atelier, est appelé à une situation plus importante ; mais il veut pratiquer la morale ; s'il a l'intention de ne pas se laisser dominer par la matière, doit-il refuser l'avantage qu'on lui offre ?

    p.42 - M. - Vous nous avez enseigné que, pour être profitable, la pensée de charité doit s'accomplir aussitôt qu'elle nous est suggérée. Si j'ai bien compris, l'acte se réalise avec le fluide de la pensée et c'est ce fluide qui réconforte le malheureux. Mais il se trouve des infortunes cachées pouvant souffrir d'une intervention immédiate ; si, par crainte d'humilier, je remets au lendemain ce que je pourrai faire alors dans de meilleures conditions, le bon fluide sera-t-il moins efficace, cher Père, est-ce qu'il y aura retard dans l'exécution de la pensée ?

    p.49 - L. - Si vous associez votre pensée aux nôtres, Père, quand nous vous demandons les forces nécessaires pour accomplir notre tâche, ne sommes-nous pas promptement rassurés ?

    p.51 - H. - Si j'ai bien compris vos enseignements, cher Père, il le semble que le désintéressement évolue graduellement avec la foi. Les religions seraient bien plus avancées, si elles avaient développé cette vertu, si leurs adeptes, trop enclins à la matière n'avaient pas méconnu que l'amélioration morale est le but de la vie. Le désintéressement ne peut exister avec le moindre espoir de récompense ; non seulement il exclut tout calcul, mais surmonte le doute. Nous devrons être charitables quand l'occasion se présente, sans crainte du lendemain.
        Il est vrai que nous ne devons pas gaspiller notre avoir aujourd'hui et demain implorer l'assistance publique. Mais l'homme qui a la foi n'est-il pas rassuré pour le lendemain ?

    p.54 - H. - Père, la pitié matérielle ne conduit-elle pas à la pitié morale ? Ne devons-nous pas être aussi charitables pour les faiblesses d'autrui que pour sa misère ?
        Ne devons-nous pas aussi nous intéresser aux œuvres de bienfaisance et d'émancipation qui imposent tant de sacrifices, nous informer si l'on n'a pas besoin de notre concours aussi bien matériel que moral ?
        Et quant à la charité collective, cher Père, est-elle basée sur la raison ?

    p.57 - D. - Cher Père, je voudrais dire à mes frères quelques mots de la sincérité. Une erreur de la société contemporaine est de viser trop aux apparences. Les uns gonflent leur chiffre d'affaires, d'autres font miroiter les avantages d'une entreprise hasardeuse. Dans le monde, chacun s'efforce de plaire par des manières aimables et cache sous des sourires la sécheresse du cœur ; il semble que paraître soit tout. Je me hâte de dire qu'il se trouve aussi des gens honnêtes et sincères, dont la figure est ouverte et le regard très franc ; mais c'est l'exception. C'est une joie de constater dans ce milieu que le culte des apparences n'existe pas, qu'on cherche loyalement à mettre d'accord les actes avec les paroles. Dieu soit béni de m'avoir amené à cette doctrine qui me donne des forces pour lutter contre moi-même, car j'étais de ceux qui font belle figure et dissimulent la pauvreté du fond. J'aimais sans doute à rendre service, mais sans qu'il m'en coûtât trop. Ici je vois que tous travaillent à devenir bons, d'une bonté toute naturelle. Mais je découvre aussi que tous les cœurs ont déjà beaucoup de certitude.
        Père, je vous remercie de vos instructions bienfaisantes.

    p.59 - H. - Père, pourquoi sommes-nous si faibles devant la tentations ? Malgré notre vif désir de progresser, nous souffrons parfois tellement que nous ne résistons plus, puis bourrelés de regrets, nous nous disons : je ne suis pas fort. D'autrefois cependant nous en sortons victorieux.
        D'où vient cette souffrance et d'où vient cette force qui tantôt nous manque ou tantôt nous arrive ?

    p.60 - H. - Père, me permettez-vous de dire comment on a interprété Dieu jusqu'à ce jour, de mettre en regard votre conception et de montrer les bienfaits d'un enseignement qui attribue aux être la création des lois ?
        H. - Père, vous avez dit maintes fois que vous préfériez rendre de mauvais services que d'entendre votre conscience vous reprocher d'avoir manqué de charité. Je crois comprendre par là que la souffrance qui provient de votre excès de fatigue vous afflige moins que tout autre résultant de l'imagination du mal, puisque la vôtre est la conséquence du bien. Vous me paraissez semblable au père d'une nombreuse famille dont la travail opiniâtre peut outrepasser les forces et qui est heureux quand même au milieu de la peine qu'il se donne. Vous me rappelez aussi la mère qui se jette à l'eau pour sauver son enfant, indifférente à son propre danger. Je n'ai jamais si bien compris que maintenant que l'homme de bien se repose dans ses œuvres. Il me semble, cher Père, que vous ne ressentez pas l'accablement de la fatigue, mais que vous êtes vertu de l'épuisement de vos forces matérielles, afin de remettre au lendemain ce que vous ne devriez pas terminer le jour même, semblable au père qui s'oublie pour les siens et leur sacrifie son bonheur.

    p.62 - D. - Cher Père, ce que vous avez dit des fluides vient d'être une révélation pour moi.
        Autrefois j'étais très sensible à la beauté de la forme. Depuis que je suis entré ici, j'ai pu déjà faire toute sortes de comparaisons et constater combien tout ce qui vient de la matière est superficiel. J'ai assisté naguère à une réunion fraternelle où l'on se plaisait à entrevoir la fin des dissentiments et des guerres et le bonheur futur de toute l'humanité. Parfums, couleurs, lumières, guirlandes et draperies, toilettes luxueuses, tout était d'un aspect séduisant. Des orateurs de mérite prononçaient des discours dont les pensées étaient justes et nobles. Cependant je restais froid ; je ne ressentais pas cette émotion communicative qui fait battre les cœurs dans l'amour divin d'une même cause. Était-il là un seul homme qui fut désintéressé, prêt à sacrifier pour ses idées, son temps, son repos, son bonheur ? « Beaux dehors, me disais-je. Mais ce que l'on ne voit pas possède une tout autre valeur que ce qui frappe les regards : le fluide accumulé par les bonnes pensées et les actes du bien est autrement réconfortant que les plus belles paroles. »
        Songeant à vous, Père, je sentais plus vivement que jamais que la fraternité n'est pas sur les lèvres, mais au fond des cœurs, qu'elle naît d'une activité généreuse et constante. Supposé les membres de cette assemblée bien préparés au contact de la vie quotidienne, ils auraient goûté la toute puissante douceur de la vraie fraternité. Telles sont les réflexions que m'a suggérées la comparaison de deux milieux bien différents. Mes frères, nous ne pourrions être trop attentifs à la parole du Père, trop zélés pour mettre en pratique son enseignement. Mieux vaut mille fois être que paraître, car paraître ne peut que nous rendre malheureux ; il est plus sûr d'être, de croître en silence, comme la plante du terrain rocheux qui cherche avec peine sa nourriture, mais finit par devenir un arbrisseau robuste, capable de résister à toutes les intempéries. C'est bien, je crois, ce que vous enseignez, Père ?

    p.68 - D. - Je vous remercie d'avoir ajouté ce beau complément à l'idée que j'ai émise. Il y a autour de nous ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, ai-je dit tantôt ; ce que vous venez de nous enseigner est précisément ce que l'on ne voit pas. Vous nous dévoilez en quelque sorte les secrets de la conscience ; vos pensées témoignent d'un contact incessant avec la vie et les hommes ; c'est l'expérience qui parle par votre bouche et je suis étonné de tant d'aperçus originaux sur un sujet qui, me semblait-il, n'en comportait guère. D'autres personnes au lieu d'en approfondir l'esprit, l'auraient plutôt voilé sous les images. Père, je vous ai écouté avec émotion, avec respect et avec une grand bonheur.

    p.71 - H. - Quelqu'un qui avait eu la pensée de consulter un médecin, vient chez vous, se disant : « Si je ne vais pas mieux après cette visite, j'irai chez tel médecin. » Vous constatez ses intentions et vous luis conseillez de suivre sa pensée. Pourquoi agissez-vous ainsi ? J'ai vue des malades qui après avoir exécuté ce conseil ont dû revenir auprès de vous.

    p.72 - L. - Le médecin pourrait-il remédier à la cause de la maladie d'une personne qui assiste aux instructions et qui les comprend ?

    p.73 - E. - Je vous remercie, cher Père, de votre noble enseignement. Malheureusement nous sommes encore très faibles et sujets à nous tromper. Je crois cependant que nos fautes nous sont utiles, aussi longtemps que nous n'avons pas d'expérience ; sans elles, nous ne pourrions vous apprécier, pareils à l'enfant qui méconnaît l'amour de ses parents et dont les yeux ne s'ouvrent qu'à la longue, à la suite de beaucoup d'erreurs. Quand nous aurons la patience que vous enseignez et dont vous donnez le constant exemple, nous ne verrons plus l'effet mais la cause et, comme vous nous l'avez dit, nous comprendrons tout par l'amour. N'est-ce point parce que cet amour manque que l'on commet l'erreur et que l'épreuve est nécessaire.

    p.74 - E. - Quand nous nous croyons plus dans la vérité que d'autres, est-ce du parti pris ?

    p.75 - H. - J'ai constaté par mes réflexions de la semaine, que l'homme devient plus grand, plus puissant et trouve la vie plus noble et plus belle à mesure qu'il s'améliore. Sommes-nous dès maintenant des dieux ou le serons-nous seulement lorsque nous aurons surmonté la matière ?

    p. 77 - M. - Une personne se fait opérer par vous, elle est guérie pour le moment, mais rentrée chez elle le mal reprend ; elle vient demander à être traitée par moi. J'avais pour habitude de dire en pareil cas qu'on devrait suivre la première pensée et je conseillais de retourner chez vous, après avoir opéré.
        Mais tout dernièrement il m'a semblé préférable de ne plus opérer. J'ai demandé au malade ; « Que vous a dit le Père ? »
        — « Il m'a dit qu'il irait mieux. »
        Pourquoi donc ne pas Le consulter de nouveau ? Pourquoi donc ne pas penser à Lui ? Je suis certain que dans ce cas le mal disparaîtrait. Allez, j'ai travaillé, mais à votre première inspiration, retournez chez Lui. Si vous respectez ce conseil, tout ira bien.
        Je me suis donc borné à le réconforter. Ne lui ai-je pas été plus utile qu'en l'opérant ? S'il avait suivi sa première pensée, n'aurait-elle pas fait son chemin ?

    p.79 - D. - Je vous ai entendu dire dans une instruction précédente à propos du doute : « Mieux vaut encore rendre un mauvais service. » Il existe donc des cas où l'on ferait bien de rendre un mauvais service ?

    p.83 - H. - Tous les êtres ont-ils la responsabilité de leur existence ? Ont-ils tous une conscience ? Quand ils commettent le mal, est-ce qu'ils le savent tous ou certains l'ignorent-ils ?

    p.84 - H. - Puisque nous n'avons pas conscience du mal que nous accomplissons, pourquoi devons-nous en souffrir ? Peut-être direz-vous que c'est nécessaire pour constater notre erreur, mais n'est-il pas d'autres moyens de progresser pour l'ignorant ? La souffrance ne devrait-elle pas être réservée à celui qui fait consciemment le mal ? Nous commettons tant de fautes volontairement ! Je ne veux pas dire que l'on sache toute la gravité de son action, mais n'existe-t-il que la souffrance pour ouvrir les yeux ?

    p.89 - S. - Un docteur qui croit en Dieu et le prie, élève une pensée vers Lui pour guérir un malade, ensuite il prescrit une drogue et obtient sa guérison ; cette guérison est-elle due au médicament ou à la prière ou aux deux choses à la fois ?

    p.90 - D. - Nous ne devons jamais voir le mal, avez-vous dit. A ce propos permettez-moi d'aborder une question matérielle. Comment dois-je comprendre l'enseignement, si je suis propriétaire et que mes locataires ne me paient pas ? Si je le tolère, ne leur rendrai-je pas un mauvais service et ne pourront-ils pas en abuser ?

    p.99 - H. - Le matérialiste est-il coupable en se mêlant à la lutte sociale, puisqu'il agit selon sa nature ? Celui qui pratique la morale pourrait-il faire de même ? Ne serait-ce pas sortir de son méridien et s'exposer aux reproches de sa conscience ?

    p.100 - H. - Si j'ai bien compris votre enseignement, Père, l'homme s'égare dans le domaine moral tout aussi bien que dans le domaine matériel ?

    p.101 - D. - Je serais heureux d'avoir quelques explications sur la maxime : « A chacun selon ses œuvres. » Le fabricant qui met à profit une découverte de génie n'y est cependant pour rien. Père, vous révélez les lois morales, la méthode curative de la foi que plusieurs de vos adeptes pratiquent déjà. Ce que vous enseignez est votre œuvre, mais pourriez-nous nous dire quelle sera la nôtre ?

    p.102 - D. - Je vois bien votre œuvre, mais non celle de vos adeptes.
        D. - Père, dans quel sens dites-vous donc dans votre enseignement : « Le bonheur des hommes sera leur œuvre personnelle ! »

    p.103 - H. - C'est donc une erreur de croire que nous nous formons seuls, puisque pour progresser nous avons besoin de nos supérieurs et de nos inférieurs ? La maxime : « A chacun selon ses œuvres » signifie, selon moi, que tout en étant solidaires, nous pouvons travailler inégalement et mériter par conséquent plus ou moins, selon notre effort. Mais je voudrais savoir si nous sommes solidaires pour le mal comme pour le bien, si ce n'est pas sans quelque raison que certaines personnes en accusent d'autres de les maintenir dans une imperfection qu'elles voudraient surmonter.

    p.107 - H. - Père, vous avez démontré la non-existence du mal et raisonné la vraie loi de Dieu, la loi de la conscience. Devons-nous juger de ces vérités spirituelles comme des lois qui régissent la matière ?

    p.109 - H. - Père, si j'ai bien saisi, l'homme s'impose quand l'amour lui manque ?
        H. - Nous sommes donc arrivés par notre progrès à étudier la loi morale. Mais si nous le faisons actuellement, c'est vous qui nous l'avez révélée et nous tâchons de suivre votre exemple. Père, que deviendront vos adeptes quand l'humanité vous aura perdu ? Où trouveront-ils la force, le courage nécessaire pour pénétrer les autres des nobles enseignements qu'ils reçoivent de vous.

    p.111 - H. - N'est-ce pas agir contrairement à l'amour fraternel que s'attacher à sa famille ou à un parti seulement ?

    p.112 - H. - Père, nous voyons régner autour de nous la défiance et la haine ; chaque parti se croit dans la vérité, seul à même de faire le bonheur des hommes. Vous venez de démontrer que ce n'est point par l'anathème que l'on peut y parvenir et que cette prétention, si peu justifiée par les actes, n'est pas de nature à produire un bien.

    p.114 - H. - J'admets qu'un homme soit excusable quand il agit par ignorance, mais celui qui est plus élevé doit-il se déclarer solidaire de ses actes, s'il le sait dans l'erreur ?

    p.119 - M. - Des personnes nous demandent parfois si l'on peut vous consulter pour une affaire commerciale ou toute autre d'ordre matériel ; d'autres nous prient d'être leur intermédiaire parce qu'elles n'ont pas le temps de venir elles-mêmes. A celles-ci je conseille d'élever leur pensée vers vous et je me joins à elles. Ayez la bonté de nous dire, Père, ce qu'il nous faut répondre en pareil cas ?

    p.120 - H. - Donc, il est toujours bon de dire aux étrangers qu'il est plus efficace de vous consulter personnellement que de recouvrir à un intermédiaire ?
        M. - C'est donc inutile de vous faire part de leur demande ?

    p.121 - H. - Autrefois, nous allions un peu partout répandre dans des conférences ce que nous avions compris de votre enseignement. On se demande pourquoi aujourd'hui vous ne préconisez plus cette propagande que l'on croyait si grandement utile. Ne voudriez-vous pas nous dire, Père, quelques mots à ce sujet ?

    p.124 - H. - Je réfléchissais naguère à la publicité de votre enseignement et je me demandais si après votre départ de ce monde, votre révélation ne serait pas compromise, si les personnes hostiles à nos idées ne pourraient pas la falsifier, faisant supposer que le Père Antoine n'a pas fait d'apôtres. Ne voudriez-vous pas, Père, nous dire un mot à ce propos ?

    p.127 - R. - Ne voudriez-vous pas nous dire, Père, d'où provient la réjouissance qui succède parfois à un acte bien accompli ?

    p.130 - H. - Nous savons que la charité seule doit nous animer, que tous nos efforts doivent tendre à rendre l'homme meilleur, que notre amour doit nous élever au-dessus de la haine des partis et de la lutte des classes ; nous savons que nous avons notre conscience pour guide et Dieu pour soutien. Mais en attendant que nous soyons tous à même de mettre votre enseignement en pratique, que devons-nous faire, dans l'état actuel, pour ne pas froisser les croyances du prochain ? Je suppose que nous rencontrions un prêtre portant le viatique à un moribond, devons-nous nous découvrir comme le fait celui qui appartient à cette religion ? Devons-nous encore assister aux cérémonies religieuses d'autres cultes ? Comment faut-il nous conduire, Père, à l'égard des parents et des anciens amis, s'ils manifestent leur opinion par des formes que nous ne partageons plus ? Aux funérailles de l'un d'eux, devons-nous suivre le drapeau qui est l'emblème de la révolte ou bien nous abstenir ?

    p.132 - H. - Père, vous avez dit que la matière n'existe pas et d'autre part, qu'elle est l'obstacle pour l'esprit. La matière telle que vous l'entendez, serait-ce notre imperfection ?

    p.133 - P. - J'ai remarqué que votre enseignement préconise d'aimer. En effet, nous sommes loin de posséder cet amour vrai. Pour l'acquérir, ne devrions-nous pas nous défendre contre l'imagination du mal ?

    p.135 - E. - Certains adeptes s'imaginent que l'on peut agir à sa guise, faire bien ou mal sans commettre d'erreur, puisque le mal n'existe pas ; d'autres prétendent qu'étant souffrant, on doit supporter son mal sans demander assistance, sous prétexte que l'on a pêché, qu'on doit souffrir aussi longtemps qu'on l'a mérité. N'est-ce pas s'égarer, Père, ne devons-nous pas chercher à remédier à une souffrance aussi tôt que nous en avons été inspirés ?

    p.145 - H. - Père, qu'entendez-vous par ces paroles que vous dites fréquemment à ceux qui vous consultent : « Je vous ai transmis une bonne pensée ? »

    p.149 - P. - Voulez-vous bien me dire, Père, si nous devons croire qu'autrefois certaines personnes avaient le pouvoir d'éloigner la foudre et les incendies ?

    p.152 - B. - Vous nous enseigniez dernièrement, Père, que nous n'avons pas à nous inquiéter de la loi humaine si nous respectons celle de la conscience. C'est dire en quelque sorte : « Abolissons toutes les lois. » Nous devons évidemment ne pas le comprendre par notre côté faible ; mais du moment que nous avons le désir de nous acquérir la foi, ne devons-nous pas nous abstenir d'étudier ces lois matérielles ou, si nous les connaissons, travailler et ne pas nous en inquiéter ?

    p.156 - B. - Père, pouvons-nous, en nous appuyant sur notre foi, laisser fréquenter à nos enfants, quel que soit leur âge, n'importe quel milieu ?


    p.158 - H. - L'animal agit instinctivement ; vous dites qu'en acquérant la foi, l'homme rentre dans l'instinct. L'aurait-il quitté ou bien existerait-il deux instincts ?

    p.159 - H. - Vous dites que la matière n'existe pas, que l'instinct c'est la nature elle-même ; quelle est l'essence de cette nature, de cet instinct, puisque tout s'harmonise dans l'univers ? Qui meut cet instinct ? Allez-vous soulever un coin du voile sur cette question dont vous avez déjà tant parlé ?

    p.165 - C. - Bien que j'aime de pratiquer la morale, j'ai parfois des pensées mauvaises que je dois m'appliquer à surmonter. Est-ce par ma foi que j'y arrive ou uniquement par un effort physique ?


    COURONNEMENT

    p.XXIX - B. - Je trouve, et beaucoup sont de mon avis, Père, que votre enseignement est difficile à pratiquer. Je crois qu'il faudrait être saint pour pouvoir l'observer.


    DÉVELOPPEMENT

    p.24 - Un adepte. - Père, une personne m'a demandé qu'elle conception Vous Vous faites de la Divinité.

    p.33 - Un visiteur. - Le Père enseigne que notre esprit avant de se désincarner a préparé un autre corps qu'il prend aussitôt pour naître de nouveau. Dans une guerre où deux ou trois mille hommes trouvent la mort, tous ces esprits ont-ils un corps prêt pour se réincarner de suite ?

    p.41 - Un adepte. - Père, je voudrais que vous répondiez aux deux questions suivantes :
        1° Je suis bien souvent en rapport avec certaines personnes qui disent avoir foi en Vous. Elles m'ont dit qu'elles avaient des visions, qu'elles entendaient des voix provoquées ou articulées par Vous. Dernièrement une de ces personnes s'est laissée ainsi induire en erreur et involontairement m'y a induit moi-même. Communiquez-Vous ainsi, Père, avec quelques-uns de vos adeptes ? dans tels cas, comment peut-on reconnaître que ce que l'on voit ou entend vient de Vous ?
        2° Votre enseignement dit que dans le cas où un malade s'adresse au médecin, c'est sa foi en celui-ci qui le guérit. Tous les remèdes que l'on prend sans consultation, comment opèrent-ils, faut-il nier toute efficacité au remède lui-même ? Si le médecin se trompe et prescrit un autre médicament que celui qu'il faudrait, le malade malgré sa foi en lui, éprouve un dommage. D'où vient alors l'effet produit ?

    p.50 - Père, j'ai grande foi en Vous, ne pourriez-vous me dire comment je doit prier ? je vous adresse mes prières, mais je le fais aussi à la Vierge, suis-je dans la raison ? Si Vous y trouvez un obstacle pouvant retarder mon progrès, je Vous prie de m'en instruire.

    p.64 - Père,
        Si j'ai bien compris votre Enseignement, le contact avec notre semblable serait nécessaire à notre amélioration ou à notre évolution ; mais Vous y dites aussi que si l'homme savait se contenter du nécessaire, il y a longtemps qu'il aurait atteint la perfection. Voilà deux chemins à suivre que me paraissent bien différents pour arriver cependant au même but.
        Peut-être n'ai-je pas bien saisi, Père, ce que Vous entendez par « nécessaire, » ce en quoi il consiste, à quoi il se réduit. L'homme qui se retire du monde pour vivre dans la méditation, c'est-à-dire pour s'élever au dessus des choses palpables, qui se contente du strict nécessaire pour vivre, peut-on dire qu'il fait erreur ? Pourrait-il épurer son atmosphère sans que cette épuration dont il ressent naturellement l'effet et où il trouve son bonheur, ait son écho dans toute l'humanité ? N'est-ce pas se sacrifier pour elle que de vivre de la sorte sans espoir d'une récompense autre que celle qu'il ressent dans la méditation ?
        Ne confondrais-je pas, Père ? on pourrait peut-être s'améliorer seul par l'épreuve, mais pour évoluer le contact serait indispensable.
        Veuillez bien nous éclairer, Père.
                    L.

    p.84 - Père, je voudrais bien savoir comment l'être a pris naissance. Vous nous avez révélé l'histoire d'Adam et sa défaillance, ne pourriez-Vous nous dire comment Adam a commencé, si c'est à l'état d'embryon, et comment cet embryon s'est formé ? Vous dites que nous sommes tous éternels, que nous sortons de Dieu et nous rentrons en Lui, que tous nous arriverons à la Divinité. Je ne puis m'expliquer comment, étant imparfaits, nous serions sortis d'un Dieu parfait, je ne saisis pas l'origine de l'être, c'est-à-dire son éclosion. Depuis longtemps déjà cette question me revient à la pensée, car ce que j'en comprends ne me satisfait pas. J'avais toujours cru qu'elle Vous serait posée par l'une ou l'autre personne plus instruite que moi, pouvant toucher à des points qui Vous permettraient de nous en donner une explication d'autant plus compréhensible.
        Cher Père, analysez, je Vous prie, si cette question mérite que Vous y répondiez.

    p.95 - Père, je Vous ai écrit l'année dernière en juillet, je Vous demandais de venir à mon aide, Vous qui devez approcher de Dieu, de Lui demander ma guérison car voilà trente mois exactement que je suis affligée d'une synovite au genou droit qui m'empêche de gagner mon pain quotidien et partant de là me jette dans une grande détresse, matérielle et morale. J'ai été dernièrement voir une dame M. qui m'a assuré que Vous obtiendriez de Dieu ma guérison. Votre fervente adepte a jeté un certain trouble dans mon esprit en voulant me persuader que les maladies du corps n'étaient qu'un effet des imperfections de l'âme. Voilà une bien grande pensée et dont la certitude n'est pas accessible à ma faible intelligence, je comprends que pour celui qui par une inconsciente ignorance du danger s'expose à des maladies, longues ou graves, entraînant même la mort, l'âme soit dans ce cas une cause du mal qui frappe le corps. J'ai toujours entendu dire que l'âme ou esprit comme vous voudrez, malade, a pour effet des peines morales, mais il m'est bien difficile d'attribuer aux imperfections de mon âme la douleur physique d'un membre qui me condamne à un repos forcé.
        Priez pour moi, Père, Vous me ferez le plus grand bien, et recevez mes sentiments bien respectueux pour la parole d'En Haut dont Vous Vous faites l'écho.      M.

    p.99 - Cher Père,
        Le mari d'une adepte s'est désincarné dernièrement et une autre adepte s'appuyant sur ce qu'elle a compris de votre enseignement, a affirmé à la veuve que celui qu'elle pleurait était déjà réincarné dans le corps d'un petit enfant. Cette affirmation l'ayant étonnée, elle est venue me demander mon avis.
        Mon interprétation de ce sujet étant différente de celle qui lui avait été donnée, je désirerais, cher Père, que Vous me diriez, sans équivoque possible, si nous nous réincarnons aussitôt après la mort, sans transition, dans un nouveau corps semblable à celui que nous venons de quitter et sur la terre, ou si nous poursuivons notre évolution dans un autre corps que nous ne pouvons pas percevoir par nos yeux matériels et après avoir évolué ainsi pendant un temps dont la durée peut ou ne peut pas être définie, nous revenons sur la terre pour continuer notre progrès.
        Ne voudriez-Vous pas nous donner un complément à ce que Vous nous avez révélé sur ce point dans le MYSTÈRE DE LA RÉINCARNATION ?
        Je Vous serais reconnaissant, cher Père, de m'instruire sur cette question afin que, par une interprétation plus juste de vos Enseignements, je puisse aider mes frères à se pénétrer de la réalité.

    p.113 - Père, voilà plusieurs fois que je m'arrête à cette pensée. Un esprit quitte son corps dès l'enfance, c'est une grande épreuve pour les parents dont il est toute la tendresse, mais lui qu'est-il venu faire dans cette incarnation, quel avantage a-t-il pu en retirer ? Je voudrais avoir votre avis sur ce point, Père.

    p.116 - Cher Père, il est dit dans l'Enseignement que celui qui a la foi ne mettra par un centime en réserve. Je me conforme à cette parole et je dois avouer que j'en suis heureux. Seulement cette pensée me vient quelquefois : quand j'arriverai à un âge où je ne pourrai plus remplir mon devoir manuel, comment trouverai-je mon nécessaire attendu que l'on ne doit rien recevoir de personne ?
        Ayez la bonté, Père, de me répondre sur ce point.

    p.133 - Père, Vous dites que rien n'est bien s'il n'est solidaire. J'ai constaté dans votre livre d'Enseignement que ce mot était fréquemment employé. Page 3, par exemple, à propos de la vie, Vous dites que la solidarité est le principe fondamental indispensable à la création.
        Je pensais que la création toute entière reposait sur le dualisme, deux principes opposés l'un à l'autre ; mais j'ignorais que nous étions solidaires, c'est-à-dire responsables les uns des autres. Il me semble même Vous avoir entendu dire que nous n'avons que la responsabilité de nous-mêmes, ce qui exclurait la solidarité.
        La solidarité pourrait-elle jamais exister sans la responsabilité, n'en est-elle pas la condition essentielle ? Or si nous sommes responsables les uns des autres, c'est-à-dire solidaires, je me demande où est encore la justice, l'équité ?
        Page 115 de l'Enseignement, Vous définissez le mot solidarité, je Vous avouerai que je n'en ai pas saisi davantage le sens. Ne pourriez-Vous pas, Père, si bien entendu Vous le jugez utile, m'en faire saisir l'esprit dans un exemple qui le rendrait palpable et d'où ressortiraient la solidarité et la responsabilité, l'un étant inséparable de l'autre ?        F.

    p.147 - Père, j'ai la pensée de Vous écrire pour Vous poser deux questions.
        1° Quand la lecture est faite, doit-on terminer la réunion ou demander aux frères qui y assistent s'ils ont l'une ou l'autre question à poser et laisser chacun libre d'y répondre d'après son expérience.
        2° Après la lecture il nous arrive de donner connaissance de lettres que nous recevons de part et d'autre. N'y trouvez-vous pas un obstacle ?
        Ayez la bonté, Père, de répondre à ces questions afin que nous marchions tous d'accord dans la voie que vous nous avez tracée.         P.

    p.153 - Père, permettez-moi de Vous demander une explication sur différents points dont Vous parlez dans la Révélation : NOUS SOMMES TOUS DES DIEUX et que je ne saisis pas bien. Peut-être quelques mots de Vous me pénétreraient de leur réalité. Vous y raisonnez le rôle de la vie et nous dites que tout ce qu'elle a dégagé des fluides est devenu le minéral dont elle a formé les globes du système solaire où elle s'est établie. Veuillez bien nous dire comment nous devons envisager la formation de notre globe, son opacité n'est-elle que la conséquence de notre imagination ou bien est-il dû à nos propres pensées ? proviendrait-il de l'eau qui contient du calcaire ? si c'est là l'origine du minéral, d'où vient cette eau à son tour ? Vous nous révélez ensuite que de l'excrément de la vie sont résulté le végétal et l'animal. Voulez-vous bien nous dire, Père, à quel moment l'individualité d'Adam a commencé à prendre de la nourriture et si ce sont les résidus de celle-ci qui ont formé le végétal ainsi que l'animal ?

    p.160 - Mon Père, je suis un peu contrariée depuis quelque temps, peut-être ne suis-je pas arrivée à saisir le vrai sens de l'Enseignement, je dois le croire puisque en analysant la manière d'agir de certains adeptes, je vois le mal en eux alors que Vous enseignez qu'il n'existe pas ! J'ai même été très étonnée certain dimanche que j'assistais à la lecture, car après la réunion une dame s'est levée et a lu une explication dictée par Vous relativement à une question qui m'avait paru bien grave lorsqu'on m'en avait parlé ; on disait, et avec raison me semblait-il, que certains adeptes agissaient tout à fait contrairement à votre Enseignement et cette dame a lu qu'ils faisaient le bien, que ceux-là seuls en souffriraient qui y verraient le mal. Je croyais que cette chose allait se terminer ainsi et j'y applaudissais intérieurement. Mais je me trompais, car ce n'était pas tout et il me semble aujourd'hui qu'au lieu de ramener les brebis au bercail en disant qu'elles ont fait le bien, on les a égarées davantage puisque, depuis dimanche dernier, elles ont établi un groupe à Liège. Jusque là, rien de répréhensible, direz-Vous, mais ce qui démontre qu'elles ne sont pas réunies dans une pensée qui découle de l'Enseignement et en même temps de la Vérité, c'est qu'elles font leur réunion à la même heure qu'ici, c'est-à-dire à dix heures. Père, comment concilier l'Enseignement avec la manière de faire de ces personnes ? Je crois bien difficile de démontrer qu'il y a là un bien vu qu'elles ne font que tenter les adeptes à se diviser et que Vous nous avez révélé l'Unité de l'ensemble.
        Père, je Vous serais bien reconnaissante de m'éclairer et je crois que Vous éclaireriez aussi beaucoup de vos adeptes qui peuvent comme moi s'arrêter à ce point et l'interpréter mal.

    p.177 - Mon Père, je viens d'avoir une conversation qui a suscité en moi toutes sortes de scrupules et je m'empresse de Vous en faire part, avec l'espoir que Vous voudrez bien m'éclairer.
        Une sœur antoiniste de notre groupe étant malade, j'allai prendre de ses nouvelles. Le mari me reçut et me dit que sa femme avait été très mal et que, la voyant dans cet état, il s'était départi du respect qu'il avait toujours témoigné à ses idées et avait fait venir le médecin ; il ajouta qu'à présent elle était sauvée, mais qu'on ne pouvait plus lui parler de l'antoinisme, que le médecin s'y opposait, craignant une lésion du cerveau. Puis après avoir critiqué notre manière d'agir, il me demanda brusquement : « Que feriez-vous si votre mari, vous voyant en danger de mort, vous suppliait d'accepter l'aide du médecin ? » Voici ma réponse : « Vous ne croyez pas en notre Père, vous avez suivi votre pensée et vous avez bien fait. Je n'ai plus mon mari mais j'ai un fils et si j'étais en danger de mort, cela ne me ferait rien, car mon fils est un homme, il a sa position et je pourrais partir sans crainte ; mais devant sa grande douleur et ses supplications, je ne crois pas que mon cœur de mère aurait la fermeté de résister, je laisserais faire et n'attacherais aucune importance au docteur, ma foi en notre Père serait plus forte. »
        Ma réponse parut le satisfaire et il mit moins d'acharnement dans ses critiques. De temps en temps, en l'écoutant, je parlais de vos guérisons, de votre morale, tout doucement pour ne pas le froisser. Je lui montrai que dans le commerce, si deux associés se divisent et que l'un veuille prendre un chemin contraire à l'autre, ils ne pourraient aboutir à rien. « De même, dis-je, pour les guérisons et pour tout. » Il me dit ensuite qu'il croyait fermement à un Dieu, qu'il Le priait matin et soir et n'avait pas besoin de passer par Vous pour les guérisons. Avec beaucoup de calme, je repartis : « Si vous avez tant de foi en votre Dieu, pourquoi avez-vous été chercher le docteur ? » Il me dit : « Parce que le mal empirait et que j'avais foi en un bon docteur. »
        Notre conversation continua quelque temps encore et il revint à d'autres sentiments sur tous points sauf sur celui de la guérison. Je lui dis en terminant : « Permettez-moi maintenant d'être aussi sincère avec vous que vous l'avez été avec moi. Eh bien ! je suis certaine que si vous aviez eu en notre Père une foi aussi grande que celle de votre femme, elle se fût guérie sans docteur. »
        Père, cet entretien fut pour moi une épreuve, mais si j'ai pu y faire quelque bien, je serai heureuse de l'avoir accompli à l'égard de mon prochain. Veuillez bien me dire si j'ai parlé en vérité ? n'est-ce pas puiser dans l'amour que se sacrifier pour un mari, ou une mère ou un enfant et d'accepter le docteur pour leur éviter une peine ? Je ne dis pas que l'on ne doive pas d'abord résister avec douceur et persuasion, mais si nos proches persistent, que devons-nous faire ? Éclairez-nous, Père, nous n'aurons pas toujours le bonheur de Vous posséder parmi nous et qui nous parlera en vérité si ce n'est Vous-même ?
              Votre enfant dévouée,
                                      L.

    p.190 - Père, je vous salue au nom de Jésus, seul et unique Dieu du ciel et de la terre, de toutes choses qui existent en notre Père à tous.
        Depuis le mois de juillet, je suis les réunions d'un groupe antoiniste où j'ai entendu lire votre Enseignement. J'ai remarqué que vous vous dites le Père et j'avoue que je n'ai pas bien compris, me basant sur l'Enseignement légué comme héritage par Celui qui est venu, envoyé par le Père il y a deux mille ans, manger et boire avec les pêcheurs, symboliser et déclarer qu'Il était le Messie annoncé par tous les prophètes. Il disait que celui qui Le voyait, voyait le Père, que Lui et le Père étaient un et que réunis avec le Saint-Esprit ils formaient la Trinité. Or vos adeptes disent le Père. S'agit-il de vous ou de notre Père à tous, manifesté en Jésus ? Vous savez que Lui-même demande à ses initiés ce qu'ils pensent de Lui et l'un deux Lui répond qu'Il est le Christ, Fils de Dieu ; alors Jésus reprit : « Tu es heureux car ce n'est ni le sang ni la chair qui a pu te le révéler mais notre Père qui est dans les cieux. »
        Je pourrais rappeler d'autres passages de l'écriture, je m'arrête, espérant que vous voudrez bien me répondre.
        Je vous salue au nom de Jésus-Christ, Celui qui est venu se donner en sacrifice pour le salut de tous, en la paix du Seigneur.

    p.212 - Père, qu'il nous soit permis de Vous poser la question suivante dont veuillez bien donner réponse dans le bulletin, si Vous le jugez utile.
        Concernant la robe, Vous avez dit que tous peuvent la porter. Mais une personne dont la conduite serait peu en rapport avec votre Enseignement pourrait-elle aussi la porter ? Cette robe lui serait-elle profitable et cet adepte ne pourrait-il pas nous faire du tort ?
        Nous serions aussi désireux de savoir, Père, si Vous avez envoyé des adeptes par ci par là, dans différents villages, comme chefs dans les réunions auxquelles devraient se rendre ceux que l'Enseignement intéresse, ou bien si nous faisons tout aussi bien de rester dans notre milieu pour organiser des lectures ?

    p.220 - Père, je suis antoiniste et je voudrais bien pouvoir comprendre l'Enseignement pour le respecter d'autant mieux. Vous dites que la prière est dans les actes et moi je dois encore réciter mes prières, non comme auparavant en m'adressant à Dieu et aux saints, mais en pensant à Vous. Je ne sais si je fais bien, si je n'agis pas contre votre Enseignement, car d'autres adeptes m'ont déjà dit que je ne devais plus prier de cette façon ; si c'est mal, Père, Vous me rendriez un bien grand service de m'en instruire, je m'efforcerai de mettre votre conseil en pratique.

    p.226 - Un adepte. - Père, je voudrais bien savoir la cause des contradictions qui surgissent parfois entre divers groupes d'un parti ?

    p.230 - Un adepte. - Vous nous enseigniez dernièrement, Père, que nous n'avons pas à nous inquiéter de la loi humaine si nous respectons celle de la conscience. C'est dire en quelque sorte : « Abolissons toutes les lois. » Nous devons évidemment ne pas l'apprécier par notre côté faible !

    p.238 - Un visiteur. - Devons-nous encore passer par la loi humaine pour nous unir, c'est-à-dire nous soumettre à la loi matérielle du mariage ?

    p.241 - Un adepte. - Père, votre enseignement ne détournera-t-il pas du mariage beaucoup de personnes qui aimeraient de s'unir ?

    p.255 - Un adepte. - Père, que signifient ces mots : « Arbre de la science de la vue du mal » ?

    p.257 - L'adepte. - Père, votre enseignement démontre donc que rien n'existe de matière, que ce n'est qu'illusion ?

    p.271 - Un adepte. - Père, vous répétez souvent dans votre enseignement : « Adam est le moi conscient et Ève le moi intelligent, apparent. » Voulez-Vous faire entendre par là que les noms Adam et Ève ne seraient qu'une figure, une allégorie par exemple ?

    p.273 - Un adepte. - Père, Vous dites dans votre enseignement : « La loi n'est qu l'ombre de nous-mêmes, de notre côté réel que reflète l'imperfection, et c'est par elle que nous nous dirigeons dans l'incarnation. » Je ne comprends pas cette pensée et peut-être un mot que Vous diriez suffirait pour m'éclairer.

    p.277 - Un adepte. - Père, si notre côté réel est la lumière, cette lumière peut-elle nous diriger dans le sens opposé à la réalité, n'est-elle pas toujours réelle ? Pourrions-nous dire que l'ombre est son reflet ? Marchons-nous la nuit contrairement à ce que nous faisons le jour, parce que nous ne serions éclairés qu'indirectement, par l'intermédiaire de la lune ?

    p.279 - L'adepte. - Père, Vous dites également que tout existe en nous. Entendez-vous par là le savoir de tout ce qui existe ?

    p.297 - Un visiteur, Père, n'est-ce pas aller un peu loin que de dire que tous nous arriverons à l'unité absolue, à être Dieu-même ?

    p.303 - Un adepte. - Père, nous devons cependant admettre que c'est Dieu qui nous a créés ; sans Lui, qui nous aurait faits ?

    p.309 - L'adepte. - Père, Vous dites que rien n'est illusion, si nous remontons à la cause de toutes choses, que tout est réel. Qu'est alors l'imperfection, ou sa cause comme Vous dites ?

    p.315 - L'adepte. - Père, Vous dites que nous prenons le bien pour le mal et le mal pour le bien. Cette question me paraît peu accessible. Par exemple, si un malfaiteur me maltraite, je comprends que vous puissiez dire que c'est un bien, comme on peut dire de l'acte du bien qu'il est mal : ce ne sont que des mots, une façon de désigner un fait qui ne change en rien la cause.

    p.318 - L'adepte. - Père, veuillez m'excuser, car je dois revenir encore sur la même question : non seulement nous souffrons de la vue du mal mais nous le ressentons. Je suppose qu'une personne me donne des coups, je ne puis pas dire que j'en éprouve un bien tandis que c'est le contraire. Comment pourrai-je convenir de votre enseignement, être persuadé qu'il est la raison ?

    p.324 - Un adepte. - Père, je suis loin de contester ce que Vous dites, mais il y a le mal que nous ressentons qui nous donne parfois des souffrances atroces.

    p.327 - Un adepte. - Père, j'ai compris votre raisonnement, mais comment pourrai-je me convaincre de tout ce que Vous dites de cette vue ? Je suppose que je sois victime d'un méfait. Puis-je en ressentir instantanément une impression aussi agréable, aussi vive que celle que me donnerait un bien tel qu'on l'interprète généralement ? Ne serait-ce que mon ignorance qui me rend malheureux dans telle circonstance ?

    p.367 - Un adepte. - Père, je conviens que tout a sa cause, mais pourrait-on dire de celui qui maltraite son semblable et le fait souffrir qu'il fait le bien ? Pourrait-on le voir agréablement et lui témoigner de l'amour ? D'un autre côté, de celui qui rend service à son semblable et lui prouve toute sa sympathie, qui se dévoue entièrement pour lui, peut-on dire qu'il fait le mal ? Car Vous enseignez que nous prenons le bien pour le mal et le mal pour le bien.

    p.382 - Un adepte. - Père, voulez-Vous bien nous dire comment nous pourrions reconnaître Dieu, le côté divin qui, dite-Vous, nous froisse dans notre semblable ? Dieu pourrait-Il avoir de la colère, de la brutalité, comme nous en sommes parfois martyrisés ?

    p.397 - Un adepte. - Père, je voudrais bien savoir comment l'histoire d'Adam a pu être dénaturée. Vous nous l'avez déjà révélée mais il reste encore certains points que nous n'avons pas bien compris ; nous aurions besoin de plus de clarté pour en apprécier le sens véritable.


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  • Auteur :    Léon Meunier
    Titre :     ...et la lumière luit dans les ténèbres
    Editions :     Imprimerie typographique du ''Bourguignon'', Auxerre, 1923 - Broché, 14 cm x 19 cm, 92 pages

        Lire les recensions faites dans la Revue Spirite et la Revue scientifique et morale du spiritisme.

        Très bonne introduction à la doctrine de l'Antoinisme, sans pour autant ne pas le dire avec un peu de poésie. Je ne citerai qu'un extrait pour s'en convaincre (p.60) :
                   « Sans épreuve, pas d'avancement. »
        Pourquoi faut-il que si longtemps nous ayons vécu dans les ténèbres ? Il le fallait, et bénies soient les ténèbres elles-mêmes !
        Pourquoi faut-il que si longtemps nous ayons souillé par la jouissance grossière la pureté de notre âme ? Il le fallait, et bénie soit la fange elle-même !
        Pourquoi faut-il que si longtemps notre oeil ait scruté les reins du prochain pour y chercher le scandale ? Il le fallait, et bénie soit la méchanceté elle-même !
        Pourquoi faut-il que si longtemps notre langue ait prononcé des jugements sévères, cruels, implacables contre nos frères ? Il le fallait, et béni soit le pharisianisme lui-même !
        Pourquoi faut-il que si longtemps la haine et l'envie aient fait battre notre coeur ? Il le fallait, et béni soit l'égoïsme lui-même !
        Car, la nuit est passée, les ombres ont fui, déjà le jour se lève et la lumière sera faite de tes ténèbres, ta pureté de ton impureté, ton oeil sera bon parce qu'il a été mauvais, ta langue se taira parce qu'elle a condamné et ton coeur aimera parce qu'il a haï !


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  • Un message de liberté - l'Évangile de Jemeppe-sur-Meuse, selon Galamus (1949)

    Auteur        Basiaux, Paul (pseud. Galamus, Paul Basiaux-Defrance, Jean-Marie Defrance)
    Titre :      Un message de liberté : l'Évangile de Jemeppe-sur-Meuse, selon Galamus ; Je suis dans le ''Connais-toi''
    Publication :  Toulouse, Éditions de l'Onde, 1949. In-16 (135 x 105), 48 p.
    Sommaire :
    Introït
    I. Le Prophète Wallon
    Extraits du Troisième Testament
    II. Les Bases
    III. Liberté
    IV. Education
    V. Caritas
    VI. La Vue du Mal
    VII. Prudence
    VIII. Science
    IX. Le Visible et l'Invisible
    X. Dieu

        On trouve beaucoup de citations, dont de Cervantès, Saint Thomas, Joseph de Maistre, Tolstoï, Gandhi (comme on cite Meterlinck, Porphyre, Sunderland, Tagore, Max Muller, Aristote, Bouddha et encore Tolstoï, dans Réveil, L'Apotre de Jemeppe et sa Révélation). Le style ne manque pas de poésie (océan, astre, nature, univers sont les leitmotivs du petit livre).
        On rappelle l'origine du Père et de ses adeptes. Puis les principaux points de la doctrine, qui constitue une bonne introduction à l'Antoinisme, comme le veut son auteur : "Mais il doit être entendu que ceci n'est qu'une 'entrée en matière', la Lumière totale étant contenue dans les documents originaux et la seule Vérité dans la mise en oeuvre des principes."
        On y retrouve donc le bon sens et la simplicité de l'Enseignement.
        Je ne peux me retenir de citer une phrase importante permettant de comprendre la Vue du Mal : "Nous ne devons jamais notre avancement qu'à notre aversaire. Nous n'apercevons le mal que pour autant que nous en possédons. On ne peut lire en autrui qu'à travers soi-même." (p.36).
        L'auteur dit essayer de retrouver la sagesse des Druides gaulois (Ambriorix en tête), comme les Indiens ont su garder la sagesse oral et ancestral de leur maître, comme dans Réveil, l'Apotre de Jemeppe et sa Révélation, on lit que l'Occident avait aussi besoin de sa Révélation.
        On retrouve aussi beaucoup de phrases directement tirées de l'Enseignement, dont, en dernière phrase : "Tout ce qui existe est éternel, rien n'a commencé ni rien ne finira."


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  • Auteur :     Vader Antoine,
    Vertaald en kosteloos uitgegeven door Zuster Vandenrhijn, Tienen.
    Titre :     Antoiniste eredienst : openbaring door de vader
    Edition :    Impr. du Chatelain, Bruxelles

        Traduction néerlandaise de l'Enseignement en 6 fascicules (donc non relié) dont 2 pour le Déveleppement, chacun étant introduit par la formule : Het Onderwijs van de Vader is het Onderwijs van Christus te dien tijde DOOR HET GELOOF geopenbaard.
        Elle semble dater des années 40, car elle annonce le temple d'Evreux en dernier, celui-ci étant inauguré en 1948.
        La traduction a été faite bénévolement par une soeur de Tirlemont, Soeur Vanderrhijn, habitant au 43 de la Statiestraat à Tirlemont/Tienen.
        La traduction est en néerlandais actuel (contrairement à celle de Cato Waller, gob. van Marken) et inclue le Développement. Elle semble également fidèle au texte original.


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  • Titre :     Le Maître de la Grande Pyramide annoncé par le langage des pierres. 153 clé de l'énigme ; démonstration scientifique et morale des deux passages du Sauveur de la Race Humaine
    Auteur :    Vital Coutin
    Editions :    Paul Leymarie (Directeur de la Revue Spirite et occultiste éminent), Paris, 1937

        Ce fascicule est écrit en se basant sur le livre de Georges Barbarin (1882-1965), Le Secret de la Grande Pyramide (1936, le plus grand tirage de l'auteur avec L'Enigme du Grand Sphinx)(signalons que le même auteur a écrit un livre sur la Guérison par la foi en 1955, dans lequel il évoque la Christian Science mais pas l'Antoinisme).
    Voici comment Georges Barbarin présente son ouvrage :
        « On a d'abord cru que la Grande Pyramide [dite de Koufou] n'abritait qu'une chambre funéraire.
        « Puis on a découvert qu'elle contenait, sous forme de mesures précises, la solution de certains des plus grands problèmes astronomiques, géométriques et géodésiques de tous les temps.
        « Enfin on s'aperçut qu'un lien étroit existait entre les mesures intérieures et les mesures extérieures de l'édifice et que le système de couloirs renfermait une chronologie géométrique des dates les plus importantes de l'histoire de l'humanité.
        « On verra dans ce livre que la Grande Pyramide non seulement représente la science d'une grande civilisation pré-biblique depuis longtemps disparue, mais encore porte en elle la marque d'un savoir surhumain. »
        Et ce savoir surhumain livre une partie de son secret grâce aux analyses de l'auteur. En particulier, Georges Barbarin nous montre comment a pu être érigée cette construction colossale qui défiait les techniques humaines de l'époque, et comment ses prophéties inscrites dans la pierre nous concernent encore aujourd'hui.
    Source : J'ai Lu [http://www.bibliopoche.com/livre/Le-secret-de-la-grande-Pyramide/11118.html]
    cf. également [http://www.georgesbarbarin.com/GB10%20LE%20SECRET%20DE%20LA%20GRANDE%20PYRAMIDE.htm]

        S'appuyant sur les Allégories égyptiennes et évangéliques, l'auteur prouve, car "tout y est voulu et ordonné depuis 5.000 ans et que les événements se déroulent avec précision", que le Maître de la Grande Pyramide, l'Esprit de Vérité, le Sauveur, le Prophète pour notre époque est le Père. La Pyramide signale qu'il devra être né en Europe, et donne les chiffres suivants :
    1er passage (le Christ)        2e passage (le Père)
        3996              Naissance            1844
          27        Vie prophétique            1888
                               et                    1909   
          30               Décès                 1912

        Le Père est né en 1846, car en fait 1844 est le début de l'ère durant laquelle le Retour du Sauveur est annoncé. Cette ère se termine en 1909, année où devra commencer le Second Enseignement du Sauveur, le Christ et le Père étant le même.
        Le nombre 153 se retrouve dans l'Evangile de Jean ainsi que comme référent dans la Pyramide.
        L'année 1936 est le retour à la Vraie Lumière : puisque le 44e temple antoiniste fut consacré en 1935, et qu'en 1936 le desservant du temple, l'auteur du livre, proclame la découverte du Maître de la Grande Pyramide. Il a alors 63 ans.
        Les prédictions de la Pyramide s'arrête pour l'année 1953.
        Une version plus complète de 1940, intitulée Le Sauveur de la race humaine, Annoncé par la grande pyramide, les textes égyptiens et les Évangiles avec preuves à l'appui a été distribuée à certains desservants.
        Ce livre annonce le retour du Père, étant le deuxième messie pour l'année 1945, mêlant dans ces calculs divers livres saints, ainsi que des dates de la vie de Louis Antoine et de la propre vie de l'auteur (l'année de sa conversion à l'antoinisme, celle de son acquittement par le tribunal de Chambéry, celle de la publication de son livre, le chiffre 44, puisque le temple de Saint-Etienne était le 44e temple antoiniste).


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  •     Having propounded all these questions to dear Mrs. Nucci, many of them pussling her in the extreme, she handed me twelve little booklets, a year's monthly publication of MR. Antoine's teachings bearing the title of "L'Oreole de la Conscience." "The Aura of Our Conscience." I took the little
    [p.50]
    books home and commenced to study them. At first I was a little disappointed? The literary style was so different from any works I had perused on similar subjects, in fact there seemed to be no literary style or pretense to any literary merits at all, in the exposition of the philosophical and moral truths these booklets were intended to reveal. However, as the suject treated therein was of the utmost importance I buckled to the task, and soon found myself rewarded by the discovery that these insignificant loking little yellow covered pamphlets were simply a collection of precious moral jewels, to those who could read between the lines, ponder and reflect. And after having perused these booklets, pondering over their contents, reflecting on the importance of their teachings, I found myself meditating and reaching the following conclusions. The main Moral Jewels found in the booklets are the following:
        "Yes, for twenty centuries, and perhaps many centuries before that time, the world has been proclaiming those great and sacred moral precepts 'Love ye one another,' and 'Do unto others as you would have others do unto you.' And still, after this immense lapse of time, during all these centuries that have seen these precepts preached, we are forced to the sad conclusion, that we do not 'Love our Neighbor,' that our Neighbor does not Love us, and moreover, that we constantly do unto others that wich we would not wish others to do unto us."
        "Why is this?" we asked in great earnestness.
    [p.51]
    Then we remembered these very teachings that were given in the churches, temples, and mosques, in a monotonous voice, week after week, without enthusiasm, as the fulfilment of a mere duty - simply giving out these great moral precepts, as a cold matter of fact implying that their mere utterance was simply to convince the world of their sublime truths, that humanity would bow to them in obedience and thus bring the millenium upon earth with ease, without worry, and without exertion.
        Now, this would all have been very well, if there had been no antagonism in the field whose deepest interest lay in preventing the putting into actual practice of the sublime truths. But this antagonist was there and is there today, more powerful than ever in the past, and keeps us in his claws, and that antagonist is none other than ourselves, our animal selves, the beast within us, as Mrs. Stern of Paris so tersely states in one of her beautiful books.
        The sublime and moral truths above referred to are appreciated to their full value by our higher self, by the angel within us ; but it is to our material body that is given the tasl to put into practice in our daily lives, these sublime truths. It refuses, however, to obey the command of our higher self, it being to the interest of our body, the beast, to oppose this command in order to be able to satisfy its earthly passions, gratify its lower senses, and this cannot be done by obeying the command of the Angel within us. The Angel command is to apply the sublime moral truths cited above to our every
    [p.52]
    day life, to conform our every act to their precepts.
        It fact, our whole live consist in a battle, more or less earnest, more or less sincere, according to the greaer or less dregree os advancement of every individual man - yes, a battle between the Angel within us who points upward, and the beast, large or small which every one of us conceals within his breast, whose constant endeavors are to pull us earthward, downward.
        The inestimable merit of the doctrine of Mr. Antoine, as revealed in the booklets, consists mainly in giving a complete analysis, in laying bare the wiles and stratagems of our lower self for conquest, and on the other hand, in indicating most practically, - although in a deeply philosophical way, the many moral and spiritual means we have on hand always to help us overcome our ennemy ; and Antoine is unique at indicating in detail and in the most practical manner, the way we should call these helps and means to our assistance in evolving our daily spiritual lives.
                 "La Foi"  Faith
        "Faith is the greatest remedy for man's ills" he says.
        The inscription on the front page of his booklets commence thus:
        "The only remedy which can heal humanity is Faith," and from perusing his instructions, I should surmise, that he means the healing of moral and spiritual sickness as well as the illnesses of the human body.
        FAITH in God and Faith in Antoine and his
    [p.53]
    powers seems to be the absolute essential for obtaining a cure.
        Faith, seems to build the only bridge upon which he can approach he sick: a fluidic link between the healer and his patient. The stronger the Faith, the easier and the closer he can approach the sufferer, form a spiritual diagnosis of his case and direct the true spiritual force and to heal him - the absolute confidence and certitude in the sufferer that only Mr. Antoine not only can but will heal him is the nearest approach to and is conducive to that Faith which lies yet deeper in the human soul.
        "FAITH," says the Master, "Is an experience acquired by belief. Any one possessing this Faith controls the future - and instinctively walks life's true path guided solely by the influences of his higher conscience."
        "Faith," in its true sens or understanding deals only with the moral laws and their faithful and unceasing application to daily practice in our lives.
        "FAITH," misunderstood or blind faith, imagines somewhere a land os eternal bliss, and it is in the hope of attaining this land of bliss that one mutters long prayers and orations
    .   "Our FAITH is proven by our virtue alone."
        "FAITH is a power acquired by experience. It enlightens us in all that is in the universe. Through Faith we may inderstand spiritual things, and our thought may feel and touch them as our hand deels and touches a material body.
        "Moral endeavors gradually brings us to FAITH." FAITH, as announced by Antoine is an unbounded
    [p.54]
    faith in a universal Provindence, a loving, guiding influence ever tending to direct man in the true paths of live, an unseen but always active ure within man to elevate himself through the steady practice of the moral law, to be standard of spirituality always growing in power, as he gradually abandons purely material activities. Man may thus attain to that elevation of Spirit where all is hamorny within, where all is hamorny whiout, harmony with God and all existences in the Universe. This supreme Harmony is presided over with and by
                 LOVE by MORAL LAW
        "LOVE IS GOD," says Antoine.
        GOD being everywhere, love is everywhere manifest. It exists in all creations from the minutest atomic existence to God Himself. To be in harmony with that love is or duty, our destiny. All existences, through the ever active urge of Supreme Providence, live in harmony with this love. Man alone, being endowed with a free will, may disregard this inner urge of Providence and live a life of inharmony by disobeying the dictates of moral law. The man who obeys these moral laws and lovingly puts them into practice in his every day life, is in harmony with God, with his fellow men, with all creations and existences on this planet, and also must be in harmony with the Universe. The soul of this man is healthy, and according to Antoine's Revelations "When the soul is healthy it takes good care of the body it inhabits, and this body may never know illness."
    [p.55]
        Putting these into constant practice the precepts of the moral law through love is the gist, the core, the heart of all Mr. Antoine's teachings, as it leads to that greatest of attainments: the formation of a healthy Soul.
        "If we have our doctrines at heart," he proclaims to his followers, "We will never cease comparing its teachings with our acts and see whether they harmonize."
        "Love is obtained only through good actions, good deeds."
        "When Love does not preside at charity, charitable actions only benefit the receiver. It leaves the donor without any merit.
        "When we give without love, the sacred fire is absent."
    -------
        This saying of Antoine's brings to memory an incident which struck me forcibly at the time as being an example of the doctrine of the love the Master promulgates.
        I was visiting a very rich gentleman who receives a quantity of letters every morning for assistance. The secretary who opened all these letters communicated the contents to him. He answered briefly in these terms, his words being dry. "Give thirty francs to this one, ten francs to that one, forty to that one."
        One letter was very pathetic. It came from a poor widow with several children, in absolute distress through no fault of her own. The gentleman listened carefully, it is true, but without uttering
    [p.56]
    a single word of compassion or sympathy, ordered his secretary dryly, "Give her fifty francs."
        How different the feelings that controlled the dry words of the strict business man with those overwhelming the heart of Mrs. Nucci [who intercepted the Master for the sicks] when she enjoyed the many luxuries given her when for an entire week she delighted in the perfume of the cooking and re-cooking of the ox head.
    ------
        According to Mr. Antoine, all these gifts, given with a dry heart, bring no benefits to the giver. "Love and compassion must preside over all charities," and they were conspicuously absent in the donations of the above mentioned gentleman.
        When you meet an occasion for Charity, it is absolutely necessary to follow your first impuse," says the Master. "The first impulse is always one of sympathy, which is a derivative of love." The second thought is begotten through a sense of prudence, of caution, lest our charity might be worthlessly bestowed. The charity given after this second thought, is void of love; pridence is prevalent ant takes the place of Sympathy - such charity is no moral to the giver."
        After reading the above sentence and having meditated upon its deep significance I could not help comparing it to our dry business principles its very opposite, but equally true however in its own field of application. It says, "Never let impulse but reason guide your actions." So then the motive power of our actions in life may be entirely antipodal acording to the source orginating them; whether they emanate from our lower self the ma-
    [p.57]
    terial man, or from our higher self the man spiritual. Both are evidently right in their own particular sphere. Love and spontaneity springing from the heart in one case, prudence and caution emanating from the brain in the second case." But how true and profound these precepts are, and how earnest we must be in the application in our every day life of the first, the higher principle. Charity it not limited to material donations, but to gifts of the spirit such as imparting moral counsel and spiritual advice, divine teachings, and many other activities in the soul realm! "In remaining obedient to the councel of prudence, we gradually become diffident and lose that divine treasure, the sacred fire of LOVE and FAITH," proclaims the Master, for LOVE and FAITH lead man to Light, to illumination. All true knowledge emanates from these two cardinal virtues... Intelligence gives us the knowledge of things material, and to it are due the wonderful manifestations of the industrial and commercial worlds. LOVE and FAITH give us the true anderstanding of things spiritual, the purpose of creation - the role man is assigned to play in it. FAITH lays open before us the ways and means to constantly better ourselves morally. Love and FAITH, united, bring us ever nearer to God, which means ever nearer to Omniscience, to Omnipotence! All knowledge and all power lays the evolution of all men!"
        There exists in the instructions given by Mr. Antoine, a series of precepts, which at first, are
    [p.58]
    perhaps a little staggering to the man of the world, as this man is today. One os these precepts, also printed on the fronted page of his booklets, reads:
        "FAITH is born of LOVE; that kind of Love which convince us that God dwells in our very ennemies ; hence not loving our ennemies is not loving God ; it is the Love we have for our ennemies that renders us worthy of serving Him ; for that Love is truth in its very essence, for it is purity itself."
        I had been told repeatedly by Mrs. Nucci that Mr. Antoine, before he secluded himself in his temple, had been a simple mechanic, with but a common education, and here he set forth a precept of the highest philosophical and scientic import of recent discovery and accepted only by the higher evolved minds: the Universality of Life, the Immanence of God in all that is -
        It is true that Antoine, in one of his revelations already cited, promulgates: "Faith enlightens all that is. Through FAITH we may understand things spiritual, and our thoughts may feel and touch them as our hands feel and touch a material body." This statement certainly is in full accordence with the sacred scriptures.

    Albert van der Naillen, Revelations given to the world by Antoine, pp.49-58
    The Park Printing Co., Oakland, Cal., 1927


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  •     Depuis longtemps, la curiosité me tentait d'aller voir le faiseur de miracles de Jemeppe dont on parle tant, le fameux Antoine, célèbre dans toute la Wallonie, et fondateur d'une religion nouvelle, l'Antoinisine (1).
        Ancien ouvrier mineur, après avoir passe toute sa jeunesse et presque atteint sa maturité au fond des bures noires, Antoine, soudain, après un deuil qui le frappa cruellement, parait-il, se voua tout entier au Dieu des catholiques, fit pénitence et se déclara, un beau jour, touché de la grâce et investi du pouvoir d'opérer des guérisons miraculeuses.
        Les foules affluèrent dans la petite localité industrielle de Jemeppe-sur-Meuse ; Antoine parlait, « opérait » et gagné bientôt lui-même par la foi qu'il avait fait naître dans ces âmes simples et superstitieuses, il finit probablement par être convaincu de sa puissance surnaturelle ; il est devenu une sorte d'illuminé qui
    passe sa vie à s'imposer de perpétuelles privations, de constantes pénitences, afin de maintenir en lui l'état de grâce qui lui permet de remplir la mission dont il se dit investi par le Dieu lui-même auquel il croit.
        Un de ces jours derniers, l'occasion m'étant offerte d'accompagner à Jemeppe de purs croyants en la double religion catholique et antoiniste, je partis...
        Le temple qu'Antoine s'est fait construire, flambant neuf, décoré de vitraux ou le pâle soleil d'un matin d'hiver allumait des flammes claires et fantastiques, a été ostensiblement bâti sur le plan général des autres maisons où l'on rend un culte à une divinité quelconque ; et, ce qui complète encore sa ressemblance avec ces établissements plus ou moins orthodoxes, c'est la bande de mendiants qui l'entoure. D'ailleurs pour que nul n'en ignore, sur le fronton de la façade on lit, écrits en grandes lettres d'or, ces mots qui vous laissent quelque peu rêveurs :  « Culte antoiniste ». A l'intérieur du temple, ces mêmes mots se retrouvent gravés au fond de ce qu'on appellerait le choeur dans une église ordinaire, et, au-dessous, vous pouvez lire l'exposé de la doctrine d'Antoine, ainsi résumée à peu près : « C'est la foi qui sauve. Aimez Dieu, et, pour être digne de Lui, aimez vos ennemis même ; l'amour et la foi guérissent tous les maux ».
        Dans le temple, circulent par moments des femmes vêtues d'un uniforme noir, rappelant la robe des religieuses, et coiffées d'une sorte de petit bonnet noir ; ce sont les Dames du culte et je n'ai pas été peu étonnée en reconnaissant parmi elles, la femme d'un avocat liégeois, accompagnée de sa jeune fille de 15 ou 16 ans, vêtue, elle aussi, de l'austère robe noire, et aidant sa mère dans sa tâche mystique...
        Les portes du sanctuaire s'ouvrent à 9 heures, mais le maître du lieu ne paraît qu'à 10 heures : le public, qui s'amasse peu à peu au rez-de-chaussée et sur le balcon qui forme pourtour, à donc le temps de se recueillir en attendant l'apparition du dieu. — Car, puisqu'on lui rend un « culte », c'est bien un dieu, n'est-ce-pas ?
        En l'attendant, l'ordre et la discipline sont maintenus par une préposée au silence, vêtue plus austèrement encore que les Dames du culte, et dont la figure revêche et l'aspect glacial conviennent admirablement à son rôle de cerbère féminin.
        Quand la salle est à peu près pleine, un gardien annonce que le livre où est exposée la doctrine antoiniste est achevé et qu'on peut se le procurer dans une maison voisine du temple.
        Puis, une sorte de petit-frère laïc gravit une estrade placée juste sous la tribune qui sert de chaire de vérité, et après avoir longuement médité, prononce les paroles sensationnelles que voici :
        « Mes frères ! Notre Père entre à 10 heures, monte en chaire, mais il ne parle pas ; il se recueille, puis il étend la main : à ce moment, commence l'opération qui ne dure qu'un instant... Notre Père ne fait plus d'opérations particulières ; il fait une seule opération générale sur tous les malades réunis dans le temple. Les personnes qui ne peuvent se déplacer sont libres de se faire représenter par une autre, qui a foi en notre Père ; et celles qui désireraient une consultation particulière, pour un conseil, pour une contrariété ou une maladie, s'adresseront à une Dame qui remplace notre Père ; si elles ont foi en lui, elles seront satisfaites par l'intermédiaire de cette dame aussi bien que par lui-même. » (2)
        Ce petit discours nous apprend donc trois choses : d'abord, que l'on appelle Antoine « Notre Père » — je n'ai pas vu l'orthographe du mot, mais je suppose bien qu'il s'écrit avec un grand P ! — puis, qu'il s'est facilité la besogne depuis quelque temps en n'opérant plus en particulier ; et enfin, qu'une tierce personne peut, en son nom, opérer des miracles... Jésus-Christ lui-même n'avait conféré ce précieux pouvoir à aucun de ses disciples bien-aimés, du moins pendant sa vie...
        Durant ce boniment, je regardais, intéressée, le public attentif. Toutes ces petites gens, ouvriers, femmes du peuple, vieillards misérablement vêtus, portaient à la face le stigmate d'une tare physique quelconque ou de la misère noire. Ces faces abruties par les privations, l'ignorance, la maladie, l'alcoolisme peut-être, en un mot la vie morne et misérable que mènent ces pauvres gens, me faisait pitié. Rien ne parlait dans ces figures fermées, sans aucune lueur d'intelligence ni de joie ; et une sourde colère me prenait contre cet Antoine qui leurrait d'espoirs faux ces malheureuses créatures, exploitant, pour s'en faire une auréole de gloire et d'humanitarisme, la foi naïve et facile de tous ces illettrés, avides d'un peu de consolation...
        Mais soudain une porte s'ouvre, un petit vieillard maigre à longue barbe grise apparaît, tout le monde se lève ; Antoine — car c'est lui — fend la foule d'un pas hâtif et monte à la tribune... Sa mince figure pâle d'ascète pénitent s'éclaire à peine de deux yeux cachés sous la broussaille des sourcils ; la longue redingote noire, boutonnée de haut en bas, lui donne un air de pasteur protestant. II demeure quelque temps immobile, les regards levés vers le ciel, puis il étend la main, comme la tantôt annoncé le barnum de la maison, et au bout de quelques secondes, il prononce d'une voix claire et grêle de fausset : « Fini ! » Le petit-frère laïc dit à son tour : « Mes frères, l'opération est terminée. Vous pouvez vous retirer. Ceux qui ont foi en notre Père sont satisfaits. »
        Ceux qui ont foi ! Ah ! je puis dire que je l'ai vu luire, la foi ardente, la foi qui veut croire en vers et contre tout et tous, dans ces centaines de regards rivés sur Antoine en extase ! Les mornes visages de tantôt se sont transfigurés comme par miracle, dès l'apparition du vieillard. Un espoir frémissant, une foi profonde et fervente, ont soudain éclairé d'une flamme brillante et chaude ces faces ravagées
    par la douleur.
        J'ai vu des mains se joindre dans une ferveur de prière et d'espoir que j'ai sincèrement enviée ; j'ai vu des lèvres remuer en prononçant des mots inentendus, mais que l'expression du regard trahissait passionnément croyantes et suppliantes tout à la fois ; j'ai vu, enfin, s'accomplir un miracle : celui de transformer une foule abêtie et sans aucun élan, en un peuple illuminé d'enthousiasme et d'espoir !
        Et quand Antoine n'opérerait que ce miracle-là, — j'en conviens à présent que j'ai vu la joie extatique irradier les prunelles un instant auparavant endormies et sans éclat — il aurait déjà bien mérité de l'humanité souffrante !
        Mais il en accomplit d'autres, du moins son fervent public en est persuadé, et n'est-ce pas l'essentiel ?
        Comme l'heure du train était éloignée encore et que la neige nous fouettait rageusement le visage, nous étions entrés dans un café voisin, où j'avais vu ramener à califourchon sur le dos d'un homme complaisant, un malheureux estropié. C'est un jeune homme de 24 ans, paraît-il, qui n'avait jamais marché, et qui, depuis sa première visite à Antoine au mois de décembre dernier, a senti peu à peu la vie renaître et le sang circuler dans ses jambes immobiles et ses pauvres pieds difformes, et s'est mis progressivement à les remuer de plus en plus.
        Je l'ai vu faire dix pas dans l'étroite salle du cabaret où son frère aîné racontait son histoire ; il marche en titubant, en se tenant aux meubles. il perd l'équilibre des qu'il est abandonné à lui-même ; il est probable que jamais il ne pourra faire davantage, et les sceptiques de mon acabit sont persuadés que s'il parvient à a accomplir ce prodige de se tenir debout et de remuer les jambes pendant quelques minutes, et en se donnant un mal infini, c'est par je ne sais quel phénomène d'auto-suggestion et de volonté maladivement exacerbée par sa foi ardente en la puissance surnaturelle d'Antoine le Guérisseur.
        Mais qu'importe, puisque aussi bien la science humaine de tous les Esculape a été impuissante à lui procurer cette joie et cet espoir insensé de marcher un jour « comme tout le monde », ainsi qu'il le dit lui-même dans sa naïve et fervente admiration pour celui qu'il considère déjà comme son sauveur. Qu'importe que son état demeure stationnaire, puisque la guérison complète par les méthodes rationnelles est impossible, — si, au moins pendant quelques mois de sa vie monotonément désespérée, il a vu luire à l'horizon l'aube de la divine Espérance, qui a fait briller sur le désert morne de son existence sans illusion, la jeune et fraîche lumière d'une oasis où il s'est un moment reposé de toutes ses souffrances.
        Aussi bien, que sait-on ?
        En revenant vers la petite gare de Jemeppe, mon irritation était tombée ; et je songeais à tout l'inconnu de la Vie, à tout le mystère insondable des forces occultes et des puissances surnaturelles dont se disent investis quelques êtres illuminés, et que nous nions, nous, évidemment, dans l'intransigeant orgueil de nos connaissances positives et scientifiquement démontrées, mais auxquelles tous ces humbles du temple antoiniste croient avec une foi naïvement émerveillée... Et je me rappelais qu'à en croire les Chrétiens, les miracles accomplis par le Christ se seraient presque tous réalisés chez les modestes du monde — et c'est justice, puisque ceux-là souffrent et n'ont d'autre joie, d'autre consolation, que celles de leur foi ardente et enthousiaste...
        Au surplus, encore une fois, nous ne savons rien ; les mystères de la télépathie, terrestre ou extra-terrestre, qui ont engendré tour à tour le magnétisme, le spiritisme et toutes les théories tendant à formuler les lois obscures qui fixent les rapports des âmes, nous sont encore presque complètement fermés ; à près de quatre siècles de distance, la plus élémentaire sagesse nous ordonne de répondre à toutes ces questions troublantes par les mots prudents et doucement sceptiques de Montaigne : « que sais-je ? ».

            Hélène Defrance

    (1) Cette religion a déjà, paraît-il, plusieurs centaines de milliers d'adeptes convaincus et fervents. Nous reproduisons à la suite de notre article, à titre de document assurément officiel, la lettre écrite par M. Deregnaucourt au journal La Meuse qui l'a publiée dans son n° du soir, 8 décembre courant (1910), et où le président du Comité du « Temple antoiniste » expose les progrès rapides de cette religion, et appuie la demande adressée au Gouvernement Belge par 16o.ooo adeptes qui demandent la reconnaissance officielle du « Culte Antoiniste ».
    (2) Selon les uns, cette dame est la femme même d'Antoine ; selon les autres, ce serait une Dame du Culte.


            L'Antoinisme.
        Antoine-le-Guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse, et ses adeptes, viennent de déposer sur le bureau de la Chambre des représentants, une pétition qu'ils adressent au Roi et aux Chambres pour demander la reconnaissance légale du culte antoiniste. Cette pétition est signée par 160.000 adeptes d'Antoine, tous Belges et majeurs.
        Les progrès rapides de l'antoinisme en Belgique et en France tiennent du prodige. La religion nouvelle, fondée à Jemeppe-sur-Meuse depuis quelques années, compte aujourd'hui plusieurs centaines de milliers d'adeptes. Tous les Liégeois connaissent le temple de Jemeppe-sur-Meuse, dont la gestion matérielle appartient à un Comité de neuf membres dont j'ai l'honneur d'être le président ;  dont M. Delcroix, professeur à l'Athénée Royal de Liège, est le secrétaire, et dont M. Delaunoy, lieutenant d'infanterie à Bruxelles, est le trésorier. D'autres temples vont être érigés, notamment à Bruxelles et dans le Hainaut, aux frais des adeptes. Le Nord de la France se convertit rapidement à la religion nouvelle. II y a un millier d'adeptes à Tours, autant à Vichy, autant à Nice et à Monaco. Un adepte de l'Isère fait construire, au Touvet, un temple sur le modèle de celui de Jemeppe.
        II s'agit donc là d'un mouvement religieux très sérieux. Mais il faut assister aux exercices du culte, au temple de Jemeppe-sur-Meuse, pour se convaincre du grand sentiment de piété qui anime les adeptes. Les lundi, mardi, mercredi et jeudi de chaque semaine, le Maître opère sur tous les malades réunis dans le temple. C'est à peine si l'édifice peut contenir la foule recueillie. A dix heures, Antoine entre dans le temple, monte en chaire et l'opération s'accomplit devant environ deux mille personnes debout qui attendent, du Maître, avec une ferveur inexprimable, la guérison de leurs souffrances morales ou physiques. Tous les dimanches, à dix heures, un adepte donne lecture d'un chapitre de l'Enseignement. C'est la même affluence et le même recueillement.
        Si Antoine le Guérisseur et ses adeptes demandent la reconnaissance légale de leur culte, ce n'est pas pour obtenir des subsides ou la rémunération de ses ministres. L'antoinisme est basé sur le désintéressement le plus absolu, mais nous vivons sous une législation qui confère aux cultes reconnus par la loi de très grands avantages. Jusqu'ici, seuls les cultes catholique, protestant et juif ont demande et obtenu la reconnaissance légale et joui des avantages afférents à cette reconnaissance.
        L'antoinisme a les mêmes droits de jouir de ces avantages.
        Le plus grand de ces avantages est d'assurer l'existence légale des édifices consacrés aux cultes. Dans les cultes reconnus, les fabriques ou consistoires ont la personnification civile, peuvent recevoir des dons et legs : ils sont propriétaires des églises, temples ou synagogues. Il n'y a plus de transmission de propriété à effectuer, plus de droits de mutation ou de succession à payer. La reconnaissance de l'antoinisme aura donc pour effet d'assurer l'existence légale du temple de Jemeppe-sur-Meuse et des autres temples qui seront érigés ultérieurement.
        Cette considération suffit pour démontrer l'intérêt que les 160.000 signataires de la pétition ont à voir la Chambre des représentants et le Sénat accueillir leur demande et voter une loi qui assimilerait l'antoinisme, quant à la reconnaissance légale, aux cultes catholique, protestant et juif.
        Nous ne voyons pas, d'ailleurs, qui pourrait s'y opposer. Le droit des antoinistes est évident et qui voudrait prendre la responsabilité d'un véritable déni de justice ? Ce ne seront certainement pas les catholiques de la Chambre, qui doivent être heureux de constater cette renaissance du sentiment religieux dans notre pays. Et quant aux libéraux et aux socialistes, nous savons qu'ils sont, comme nous, partisans de la séparation de l'Etat et des Eglises ; mais tant que nous vivons sous la législation actuelle, voudront-ils refuser à l'antoinisme les avantages que la loi confère aux autres cultes ? Nous ne pouvons pas le croire et nous sommes convaincus que tous seront d'accord pour voter la loi demandée.
        Et ainsi seront réalisés les voeux du saint de Jemeppe-sur-Meuse, devant qui tous doivent s'incliner avec vénération. N'est-il pas la plus grande force morale qu'il y ait au monde ?
            DEREGNAUCOURT.


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  • Auteur :     Jean-Marie Defrance
    Titre :     L'Apôtre de Jemeppe et sa Révélation
    Editions :     Editions de l'Onde, 1932


         Le livre dont il est question a été publié en 1932 par les Editions de l'ONDE. Il n'est plus trouvable qu'en bibliothéque ou chez les bouquinistes (actuellement, il est en vente par un particulier sur e-bay).
         Vous verrez ci-dessus la présentation de la couverture. On remarque que l'auteur a repris, en gros, l'emblème du Culte.
         Du point de vue du style, on peut regretter l'usage d'une certaine grandiloquence, souvent inutile.
         Toutefois, l'auteur fait malgré tout montre d'une recherche personnelle et manifeste un effort certain pour faire comprendre les notions philosophiques de base de l'Antoinisme.
         Nous reviendrons, dans les jours qui viennent sur diverses démonstrations portant sur l'intelligence, la vue du mal, la résistance au mal, le désintéressement, la solidarité.

         Je donnerai simplement quelques exemples du style :
        "Le culte était sorti du coeur pour se développer dans l'esprit, l'intelligence avait dominé la conscience et les âmes matérialisées ne connaissaient plus les joies du pur invisible.
        ''Un simple !'' s'écria le plus âgé des compagnons. ''
    Un simple pourra seul nous sauver; il viendra éteindre notre orgueil et notre  avidité!''"
         On aura facilement compris, plus loin, que ce "simple" est sûrement le Père ANTOINE, bien que cela ne soit nullement dit nulle part dans le texte.
          Plus loin : "J'étais au sommet du rocher lorsque j'ai cru entendre: '' Elève-toi tant que tu voudras, tu ne trouveras pas le Divin dans la solitude''. Alors je suis descendu vers le pays des Eburons pour aller chercher le Graal dans le coeur de mes frères."
         Le "pays des Eburons", c'est bien entendu la région liégeoise, le pays berceau du Père ANTOINE.
    source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/


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  • Auteur :    Léon Meunier
    Titre :     Essai de Catéchisme – Philosophie générale de l’Univers et de la Vie
    Editions :     éditions de la Revue Les Humbles, Paris, 1918 - Broché, 14 cm x 19 cm, 34 pages

        C'est l'auteur de ...et la Lumière luit dans les ténèbres (1923). Il semble donc que l'auteur est venu à l'Antoinisme par le Spiritisme.

    Dans la Chronique de Georges Palante du 16 novembre 1919, on lit :
        Le besoin ne se faisait peut-être pas vivement sentir d'un Essai de Catéchisme. Opposer au catéchisme catholique un catéchisme laïque, antoiniste et tolstoïen, à quoi bon ? Si ces notions d'incarnation, de rédemption, de péché, de purgatoire, d'épreuves, de salut, etc., sont des illusions saugrenues, à quoi bon les transposer en une néo-mystique aussi arbitraire et pas beaucoup plus intelligible que l'autre ?
    Mercure de France, Revue de la quinzaine, 16 novembre 1919, p.323

    Autre recension :
    Léon Meunier - Essai de Catéchisme  (Le Populaire 15 sept 1918)    On me demande de dire quelque chose d'un petit Essai de Catéchisme, signé Léon Meunier, que viennent de publier les Humbles. Le mieux que je puisse faire, c'est d'exhorter ceux de nos camarades qui ont des préoccupations, ou, si l'on veut, des inquiétudes d'ordre spirituel, à lire cet opuscule. M. Meunier a tenté de donner, sous la forme pédagogique du catéchisme, « une interprétation idéaliste du monde, un système autre que le système catholique fondé sur des motifs propres à élever l'âme sans offenser la raison. »
        Un fait est certain : les religions traditionnelles, historiques, « ne répondent plus, comme dit Maeterlinck (1), aux grandes questions de l'humanité. » Ce qui est également certain, c'est que, Jaurès l'a dit quelque part, les hommes de notre temps et le socialisme lui-même ont le droit de s'élever jusqu'à une conception métaphysique du monde... Le système de M. Meunier donnera-t-il satisfaction à ceux d'entre nous qui cherchent une réponse plausible aux énigmes de l'univers – y compris celles de l'âme humaine, les plus énigmatiques de toutes ?
        Que dis-je ? Où suis-je ? Où vais-je ? Et d'où suis-je tiré ?
        Dans quels climats nouveaux, dans quel monde ignoré
        Le moment du trépas va-t-il plonger mon être?...
        Que ne préparez-vous, abîmes ténébreux ? (2).
        J'ai trouvé les réponses de M. Meunier à ces questions assez vagues et peu pertinentes. Il y a dans son essai de système, un mélange confus de christianisme évangélique, de déisme, de théosophie. La foi qu'il enseigne a je ne sais quoi d'abstrait, de dépouillé, de cadavérique : c'est un intellectualisme morose qui n'intéresse que l'esprit. Je ne suis qu'un agnostique, résolument arrêté au carrefour de l'inconnaissable, mais il me semble pourtant que les hommes vraiment religieux possèdent une foi autrement vivante et exaltée... Il y a quelques années, une amie, « socialiste chrétienne », me remit l'Essai de catéchisme évangélique de M. Wilfred Monod, le pasteur protestant bien connu ; et je fus précisément frappé de ceci : c'est que le christianisme, pour certaines âmes, est une fermentation de vie spirituelle, une explosion du cœur, et non un assemblage de formules décolorées par le temps.
        L'opuscule de M. Meunier est tout de même une tentative honorable pour appeler les esprits à la méditation des problèmes éternels. Il reste à écrire, à l'usage des enfants – et des hommes – un petit livre contenant les réponses qu'ont faites à ces problèmes les prophètes et les penseurs de tous les temps et de tous les pays, – une petite histoire de l'humanité religieuse. Qui l'écrira ?

                                           Amédée DUNOIS.

    (1) L'« Intelligence des Fleurs ».
    (2) Voltaire.

    Le Populaire, 15 septembre 1918


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  • Société spirite Les Vignerons du Seigneur - Le Devoir (1900 ou avant)

    Titre :     Le Devoir. Extraits du Recueil de prières spirites et de l'Evangile d'Allan Kardec
    Auteur :    Société spirite Les Vignerons du Seigneur
    Editions :     Imprimerie à vapeur, Jos. Massillon, Jemeppe, 1904, 48 pages
    Original provenant de : Bibliothèque municipale de Lyon (Bibliothèque jésuite des Fontaines)
    source : https://books.google.de/books/about/Le_devoir.html?id=YY7tRJ9qFTkC&redir_esc=y

        En haut à droite, porte l'inscription : Vers Dieu par la Science et la Charité (voir l'article de Léon Souguenet dans la Revue Spirite), devise spirite utilisée par de nombreux groupes comme celui de Poulseur.


        "L'exemplaire que j'ai consulté portait comme date 1904, mais la première édition de cette brochure est antérieure de plusieurs années : le 17 décembre 1900, le Parquet en avait déjà saisi un spécimen chez Antoine."
    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.108


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  • Titre :     Que deviennent-ils ?
    Auteur :    Francis Kinet
    Editions :    Francis Kinet Editeur, 120 pages, 1980

    Table des matières :
    Avant-propos
    Préface
    Les révélateurs :
        Les indiens
        Les Egyptiens
        Moïse
        Bouddha
        Jésus
        Antoine
    Ils ont des yeux...
    Des religions
    Des lois
    De la mort
    Comment on falsifie
    Réflexions
    Epilogue
    Petit lexique

        Comme nous le dit l'avant-propos, ce petit livre nous propose de savoir ce que deviennent les enseignements, tant moraux que spirituels qui furent donnés à l'Humanité, et également, comme on les a souvent falsifiés, en se concentrant pour ce chapitre, sur l'antoinisme.
        On apprend ainsi, ce qui, d'après l'auteur, a dénaturé l'enseignement du Père en s'appuyant sur son Enseignement et en le comparant aux Unitifs publiés après sa désincarnation. C'est donc un livre qui se veut un plaidoyer pour l'antoinisme tel qu'il se pratique en Belgique. Cependant, je dois dire qu'on ne doit pas confondre Enseignement et pratique cultuelle. Et l'Enseignement a toujours été pratiqué de la même façon des deux côtés de la frontière. Ensuite, concernant la pratique cultuelle, du côté belge on dira que le travail de Mère a eu sa raison d'être, alors que du côté français, on dit qu'il a toujours sa raison d'être en quelque sorte. On ne rejoindra donc pas l'auteur sur tout.
        Concernant son point de vue sur l'islam, sans être raciste, je le trouve pourtant par trop eurocentré et généralisateur, ce qui est dommage quand le reste du récit est clairement pacifiste et réunificateur.


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  • Auteur :    L. Spelte
    Titre :    A tous nos frères français et belges
    Edition :    Brochure, 16 pages, Temple Antoiniste de Liège

        C'est une brochure citée par A.G. Vicente (1967) concernant le retour au Culte en Belgique sous la forme où l'a laissé le Père. Elle retrace l'histoire de l'Antoinisme matériellement.
        Vicente cite :
        "Ce n'est qu'après la guerre (1914-1918) que l'on commença à faire l'Opération dans tous les temples" (p.10).
        "Avant l'année 1928, on avait réintroduit dans notre Culte les mariages, les baptêmes et les communions, toutes formes que le Père avait recommandé de ne plus pratiquer, car disait-il, elles nous deraient aboutir à de grandes contrariétés (ce qui fut vrai)." (p.11)
        A.G. Vicente y remarque donc en Belgique le courant puritaniste qui veut le retour à la ferveur primitive, concernant la robe qui n'est plus qu'un habit sacerdotale dans le temple, et qu'à l'extérieur elle est pratiquement abandonnée (p.14).
        A.G. Vicente cite également les dénominations du Père : "le Père est l'amour : Dieu" (p.5), "le Père a tant souffert pour nous" (p.8), "le Père nous a tout donné" (p.13)...


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  • Auteur :     Albert Van der Naillen
    Titre :     Most sacred revelations given to the world by Antoine the wonderful Belgian healer:
        Many of his almost maraculous [sic] cures have been personally witnessed by the author as related in this book ...
    Editions :     The Park Printing Co., 1927 - 82 pages

    source : Google Books
    Le livre est maintenant disponible en ligne sur le site babel.hathitrust.org.
    Lire un extrait à la page suivante.


    Table des matières
        Chapter I - p.5 (arrivé sur la Côte d'Azur et connaissance des cures du Père)
        Chapter II - p.27 (description des méthodes de guérison avec Mrs. Nucci)
        Chapter III - p.59 - A visit to the Temple
        Chapter IV - p.75 (entrevue avec le Père et la cure de Célestine)
        Conclusion - p.82

        Dans une de ses autres oeuvres, The strenuous life spiritual and The submissive life (p. 66), Albert van der Naillen raconte comment il s'est documenté sur l'antoinisme :
        " During Archie's absence, lasting nearly a month, I worked steadily on "The Strenuous Life Spiritual," at the same time keeping up a voluminous correspondence with my European friends, especially of Nice, Monaco, Monte Carlo, Cape Martin, and the French Mediterranean shore called the Cote d'Azur, also with dear friends in Paris, and the many faithful adepts of Antoine, the Belgian remarkable healer of Jemeppe-Sur-Meuse, with whom I had passed an entire month. All of these notable and many lovingly evolved souls had received me with open arms in their beautiful homes, on my late European trip, for many belonged to the high nobility.
        " This extensive writing and correspondence, although the latter is very lovely and interesting, had nevertheless overtaxed my strength. Tired and nervous, I felt the need of a good, long rest, and I decided to take it at the first opportunity.
        " Meanwhile, Archie had returned from Long Beach. He came to see me at my home, on May the 20th, 1910. "

        Ce mois entier est donc raconté en détail dans Revelations given to the world by Antoine the wonderful Belgian healer.
        Décoré de l'Ordre de chevalier de Léopold, cet Américain, belge d'origine, se voit ici l'occasion de faire connaître les évènements qui eurent lieu ce mois, afin de faire connaître la religion belge outre-Atlantique.
        En guise de dernier chapitre, l'auteur explique la raison pour laquelle la publication de cette expérience ne fut pas plus rapide : tout d'abord, son absence à la California Psychical Research Society et la School of Engineering lui demandèrent beaucoup de travail à son retour, la guerre augmenta d'autant plus ses obligations. Puis Mère et le Secrétaire du Culte, Mme Vitt. lui demanda d'attendre, d'abord que le culte soit reconnu officiellement en Belgique (ce qui fut fait en 1922), puis que l'Amérique soit prête. Le but de se livre était de faire office d'introduction, et l'auteur annonçait la future publication en englais de la Révélation, avec peut-être la création d'une salle de lecture. Cependant l'auteur meurt en 1928 et n'aura pas le temps de faire connaître plus avant l'oeuvre du Père. Il semble que personne ne pris la suite. La concurrence de la Science chrétienne et de la Nouvelle Pensée finit de permettre à l'antoinisme de se répandre aux Etats-Unis.

        L'auteur raconte donc en détail les évènements dont il fut témoin durant quelques mois de l'année 1909. Par l'intermédiaire du Colonel Comte Albert de Rochas d'Aiglun, militaire et administrateur français, auteur d'études historiques et scientifiques ainsi que d'ouvrages sur les phénomènes paranormaux, Albert van der Naillen fit la connaissance de Mrs. Nucci, qui habitait dans la villa Montplaisir dans le Boulevard de l'Ouest à Monaco. Puis il fit la connaissance de la fille de Mrs. Nucci, Madeleine (née en 1901, mandoliniste), et de son mari, de Mrs. Vitt[art]. et sa soeur Mrs. K.[ünz], tous adeptes du Père. Mrs. Nucci recevait à cette époque jusqu'à 62 malades par jour, dont elle prenait le nom pour envoyer une lettre au Père qui opérait pour eux les guérisons. Mrs. Nucci envoyait jusqu'à 846 lettres à Jemeppe par mois. L'auteur relate les guérisons de Mr. et Mrs. Ph., Mr. Ber., Miss Garona, Mr. Bertolino, Célestine... Tous les cas étaient des "renoncés par la science".
        Le mari de Mrs. Nucci était musicien dans l'Orchestre de Monte-Carlo durant la saison estivale et dans l'Orchestre de Vichy durant la saison hivernale. De là s'est propagé l'antoinisme dans le centre.
        Mrs. Nucci est décrite comme une personne aisée, mais désireuse d'aider son prochain, il lui arrivait ainsi d'acheter de la viande à son boucher uniquement pour la donner aux pauvres, et de manger avec sa famille de la polenta. D'après l'auteur, la plupart des malades qui demandaient assistance à Mrs. Nucci était de la classe ouvrière, et beaucoup étaient Italiens et illetrés. Comme le pense Régis Dericquebourg, il semble bien que c'est par la communauté de Monaco que l'antoinisme pénétra le Nord de l'Italie.
        Suivent des extraits de l'Enseignement du Père dont une traduction anglaise de l'Auréole de la Conscience :
        The only remedy which can heal humanity is FAITH ; Faith is born of Love ; that kind of Love which convinces us that God dwells in our very enemies ; hence not loving our enemies is not loving God ; it is the Love we have for our enemies that renders us worthy of serving him ; for that Love is truth is its essence, for it is purity itself (p.52 et 58).
        Enfin, il relate une visite du temple et une entrevue avec le Père. Là on apprend que c'est une des filles adoptives de Père et Mère qui donnait les jetons numérotés pour attendre son tour, et Mr. Monet annoncé le numéro désigné pour entrer voir "Master Antoine" comme l'appelle Alfred van der Naillen.


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  •     Couverture portant l'inscription d'Antoine le Généreux.


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  •     Un tract imprimé format journal, L'Unitif, publie de temps à autre des extraits de la "Révélation".

        Un journal, sans date, L'Unitif, avec sous-titre : Nous sommmes arrivés à nous améliorer (L'Unitif).
    Jacques Michel, Antoine, l'Antoinisme, les Antoinistes, 1949

        Comme instruments de propagande, les Antoinistes ont une petit journal sans périodicité fixe (plutôt un tract) intitulé L'Unitif.
    H.Ch. Chéry, o.p., L'Offensive des sectes, p.97 & p.265
    Les éditions du Cerf, Paris, 1954

        En illustration, un exemplaire dernièrement acheté au temple de la rue du Pré Saint-Gervais, au prix (si ma mémoire est bonne) de 50 centimes d'euro. En médaillon, le format de l'Unitif original, encore en vente à Jemeppe.

        Il porte en sous-titre : nous sommes arrivés à nous améliorer. Et comporte les textes suivants :

    - Comment le Père a commencé à guérir par la foi.
        - La croyance en Dieu résulte de l'intelligence ; la foi qui en est l'opposé, le rend palpable dans le connais-toi.
        - La prière.
        - Réponse du Père à un adepte.

    - Biographie du Père (de Frère F. Deregnaucourt et soeur M. Desart).
    - Révélation par le Père, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi.
    - Mes frères (par soeur M. Desart).

    - Les dates de fêtes du culte : 25 juin, fête du Père ; 3 novembre, fête de Mère.
    - Du travail dans les temples antoinistes : Dans tous les temples antoinistes, le Père fait l'Opération suivie d'une lecture dans l'Enseignement, le dimanche et les quatre premiers jours de la semaine à 10 heures. Lecture de l'Enseigement du Père tous les soirs à 7 heures excepté le samedi. Tous les temples sont ouverts aux personnes souffrantes du matin au soir. Tout le monde est reçu gratuitement.

    - Révélation des dix principes de Dieu par le Père.
    - Adresses des temples de Belgique et de France.


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  •     Ainsi, au moment où, après l'Armistice, les Antoinistes publiaient la brochure « Le Père Antoine et son œuvre. Bulletin antoiniste en vue de la reconnaissance légale du Culte », Direction : Père et Mère Antoine, à Jemeppe-sur-Meuse; Belgique, s. d., 24 cms x 15,5 ; 16 p. (Le dernier temple cité, à la page 8, est celui de Jumet, inauguré en avril 1919 : cette brochure a donc paru en 1919), en vue d'obtenir la reconnaissance légale du Culte, celui-ci comptait quinze temples en Belgique et deux à l'étranger.

        Pendant que la guerre accumulait les ruines et semait l'épreuve, le Culte Antoiniste se développait au milieu des obstacles, attirant la foule des cœurs meurtris que la révélation appropriée aux temps nouveaux éclairait et réconfortait. A la lecture du soir, dans la communion fraternelle si profonde que réalise l'Enseignement du Père, les adeptes anciens et nouveaux puisaient les forces morales nécessaires pour supporter les rigueurs de l'existence matérielle et les souffrances en tous genres : maladies, silencieuses et cruelles séparations ou morts d'êtres aimés. La guerre n'arrêta pas la construction des temples. En 1915, alors que la vie sociale était comme paralysée et que le doute angoissait les âmes, il s'élevait à MOMALLE et à SERAING des sanctuaires antoinistes, symboles de foi et d'espoir. L'année suivante, Mère ANTOINE allait consacrer d'autres à VISE et à BRUXELLES au milieu d'une population recueillie. Puis la sainte cérémonie se renouvelait en 1917 à HERSTAL et à LIEGER, en 1918 à JUPILLE et en avril dernier à JUMET.

    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.276 et Bibliographie

        Le même auteur en cite un extrait en note de bas de page sur Louis Antoine prophète : « Il semblait que le voile des siècles se fut dissipe pour Lui, que le passé, le présent, l'avenir ne fissent qu'un devant la pénétration de son regard intérieur. » (Le Père Antoine et son œuvre, p. II.)


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