•      Nessonvaux et Sprimont ont été les premières "champs de travail" (respectivement 1845 et 1846) pour être prospectés successivement et parallèlement par le pasteur du Temple protestant de la rue Hors-Château à Liège

    Sprimont - Protestants de Nessonvaux
    Sprimont - Rue de la Poste (à gauche, le temple protestant)

        Le Temple protestant de Sprimont était dans la Rue de la Poste, aujourd'hui rue du Centre. La Rue Jean Schinler est la continuation de cette rue et s'appelait avant Rue du Centre (pour les anciens elle était la rue de la Foire). Les deux temples étaient à 10 min. à pied l'un de l'autre. Le temple protestant a subsisté jusqu'en 1965, et une banque l'a remplacé.

    Sprimont - Protestants de Nessonvaux
    Nessonvaux - Temple protestant

    Le temple de Nessonvaux, plus au nord, existe encore et sert de Centre protestant avec Carrefour de jeunes et Centre de Rencontres et d'Hébergement.


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  • Synagogues vendues à BruxellesSynagogues vendues à Bruxelles

    Rue du Pavillon, extérieur (wikipedia) et intérieur (immorp.com)

        Une ancienne synagogue sépharade, dénommée synagogue Simon & Lina Haïm (noms des principaux mécènes), Rue du Pavillon n°47, dans la commune de Schaerbeek, a été vendu fin 2016 et transformée en salle de fêtes. Suivant les plans de l'architecte Remy Van der Looven, sa construction commence en 1966 et l’inauguration a lieu le 20 décembre 1970. L'ensemble présente une surface bâtie au sol d'environ 520 m².
        La façade avant du bâtiment en béton blanc ajouré s'inspire de l'étoile de David. Il a été démoli sans autorisation par les nouveaux acquéreurs (selon la RTBF, une association turcophone).

    Synagogues vendues à BruxellesSynagogues vendues à Bruxelles

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Rue Rogier, extérieur (Google) et intérieur (jewishcom.be)

     

     

        L'autre synagogue de Schaerbeek (Rue Rogier, n°126-128), orthodoxe ashkénaze celle-là, du nom de Synagogue Ahavat Shalom ("Amour de la Paix"), est actuellement en vente. Conçue par l'architecte A. Zielonka et inaugurée le 6 mai 1979, les fonds ont cependant commencés à être récolté dès les années 50. Au pic de son activité, la synagogue a accueilli jusqu'à 200 fidèles réguliers. Au dernière nouvelle, le Conseil communal de Schaerbeek aurait l'intention de racheté le bâtiment.


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  • JUPILLE , commune du canton de Liège-Est ; bornée au N. par Herstal, N.E. par Wandre, E. par Bellaire et la Queue-du-Bois, S.E. par Fléron et Beyne-Heusay, S.O. et O. par Grivegnée, N.O. par Liège.
    A 3/4 de 1. de Bellaire, 1 1/4 de Fléron , 1 1/2 de Grivegnée, et 1 E. de Liège.

    Ses dépendances sont : les Bruyères, à 1/4 de l. du chef-lieu; le château de Fayenhois, à 3/4 de l.; la Ruelle-des-Juifs, à 1/2 l.; les Pietresses, à 1/2 l.

    Une partie du terroir est située dans le bassin de la Meuse ; le reste est entrecoupé de collines. Le terrain est argileux, caillouteux, schisteux. L'épaisseur de la couche végétale varie de 10 à 60 centim. On y trouve de la chaux carbonatée dodécaèdre, raccourcie et magnesifère primitive. La Meuse longe le territoire de cette commune au N.; un ruisseau venant de Fléron le traverse dans sa plus grande longueur. De Rickman, dans une satyre qu'il composa vers 1700, parle d'une Fontaine minérale de Jupille, qu'il tourne en ridicule.

    La commune compte 320 maisons, la plupart construites en briques ; couvertes en paille et en ardoises ; en partie agglomérées. L'intérieur du village est pavé. On y remarque quelques belles maisons de campagne, et l'ancien château de Jupille, situé à gauche sur la route de Liège. Quoique ce château ne soit pas celui que le séjour de Pépin a illustré, sa construction fait connaître qu'il est ancien. — l'église dédièe à St.-Amand.

    L'agriculture et l'exploitation des Usines et des houillères, forment les principales branches d'industrie. On y cultive le froment, le seigle, l'épeautre, l'avoine, l'orge, le trèfle, les fourrages, le houblon. Légumes et fruits. Quelques bois taillis. — 6 moulins à farine mus par eau, 2 fouleries de serges, 2 papeteries, 2 filatures de laine, 1 fabrique de chaudières de machines à vapeur, 1 fabrique de colle-forte en non activité, 1 distillerie. — On y trouve aussi un grand nombre de cloutiers. — Foire : le 28 octobre; celles des 15 avril et 24 juin ne sont plus suivies. Ces foires ont été établies en 1818. — La route de Liège à Aix-la-Chapelle touche le territoire au S. Celle de Jupille à Liège a été construite en 1773, et reconstruite en 1823.

    Population : 2124 habitans.

    Superficie : 675 h. 87 a. 93 c.

    Ci-devant : pays de Liège. Il y avait une haute cour de justice, dont ressortissaient Chênée, Beaufays et Grivegnée.

    Histoire : On prétend que Jupille fut une maison de plaisance, ou la demeure ordinaire du fameux Pépin de Herstal, qui y mourut le 16 décembre 714. Foullon et Bouille avancent que le roi Pépin-le-Bref y a tenu sa cour. Il y célébra les Pâques de l'an 700. Plusieurs croient que Charlemagne y a pris naissance.
    Le village de Jupille, l'un des plus anciens du pays de Liège, a été aussi un des plus vastes fiefs qui y fussent compris. Il tenait un rang distingué entre les biens de ces braves et fameux ducs d'Austrasie, qui formèrent la seconde race des rois de France. Le partage qui se fit de l'Austrasie, en 870, mit Jupille entre les mains de Louis-le-Germanique, dont les descendans formèrent en Allemagne une branche séparée, qui par son extinction donna lieu à l'établissement d'un empire électif à qui tous ses biens furent adjugés. Jupille suivit le sort commun, et passa d'empereur à empereur jusqu'à Henri II, surnommé le Saint, qui en gratifia l'église de Verdun, qui se maintint dans cette possession jusqu'à l'an 1206, époque où l'église de Liège reçut la terre de Jupille à titre d'emphitéose sous la redevance annuelle de cent marcs liégeois. Le diplôme de cette concession se trouve dans Fisen et dans le Recueil diplomatique de Miré.

    On voyait dans le village , les ruines d'une tour, qui passent pour les restes du palais de Pépin ; mais depuis 2 ou 3 ans, ces ruines sont entièrement disparues.

    Il y avait aussi à Jupille un couvent de Minimes et un autre de Sépulchrines, qui ont été supprimés par le gouvernement français.


    Dictionnaire géographique et statistique de la province de Liège (Henri Joseph Barthélemi Del Vaux) - 1835
    source : GoogleBooks


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  • HUY, ancienne ville, commune, chef-lieu d'arrondissement, de district communal et de canton ; siège d'un tribunal de première instance. Son territoire est borné au N. par Antheit, E. par Tihange, S.E. par Vierset-Barse, S. par Marchin, O. par Ben-Ahin, N.O. par Wanze.

    A 6 lieues S.O. de Liège, 5 3/4 E.N.E. de Namur, et 18 de Bruxelles. Une vallée, arrosée par la Meuse et le Hoyoux, et entourée de charmantes collines, donne l'assiette à la ville. Ces hauteurs dont les plus douces pentes sont garnies de vignobles, de vergers, de bocages, et remplies de quantité de maisons de campagne, contribuant à son ornement, semblent n'y être placées par la nature que pour lui former la plus agréable perspective. Le fond, composé d'une terre d'alluvion, renferme des terres excellentes, et quelques prairies le long des rivières ; les coteaux sont revêtus d'une faible couche végétale, de nature schisteuse et calcaire. Ce terrain appartient à la formation calcaire anthracifère qui possède tout le bassin de la Meuse, conjointement avec les roches subordonnées, telles que le schiste alunifère, le schiste bitumineux, le phtanite, le fer carbonaté, la houille. Les rochers qui hérissent le cours de la Meuse, présentent un système de couches de schistes, de psammites et de poudingues qui prennent une couleur rougeâtre. On y trouve encore le quartz calaminaire, le plomb sulfuré, la dolomie, le tuf calcaire. On y distingue, parmi diverses substances minérales, la chaux carbonatée transposée, la chaux sulfatée aciculaire, le zinc, le plomb carbonaté bacillaire, le plomb carbonaté terreux, le cuivre carbonaté vert aciculaire radié. La houille s'y trouve en couches moins puissantes que dans le bassin de Liège ; elle est maigre et d'un aspect brillant, quelquefois en fragmens laminaires qui ressemblent au fer oligiste écailleux. Le terrain houiller et le schiste alumineux renferment beaucoup de fossiles, et l'on remarque au-delà de Huy la grotte du Trou-Manteau, dans laquelle on en a découvert aussi un grand nombre. — La Meuse sous le pont de Huy, à l'embouchure du Hoyoux, a une élévation de 62 mètres 118 au-dessus du niveau de la mer.

    La Meuse divise la ville en deux quartiers. Elle reçoit par sa rive droite, au bout du pont, dans l'enceinte de la ville, la rivière de Hoyoux, qui alimente un grand nombre d'usines importantes. La Méhaigne vient se jeter dans la Meuse au faubourg de Statte. Parmi plusieurs sources d'eau, on en remarque deux principales au faubourg de Ste.-Catherine ; l'une située dans un jardin au-delà de l'ancienne église de Sainte-Catherine, vient par le moyen de tuyaux alimenter la fontaine qui se trouve sur la place : cette eau dont la majeure partie de la ville se sert, est excellente ; l'autre est située dans la prairie à la Fontaine : l'eau de celle-ci jouit d'une plus grande réputation de salubrité que celle de la fontaine de St.-Domitian, qui a été connue depuis long-temps, comme le prouve la description de la vie de ce saint évêque de Tongres, dans le 6e siècle. Fisen parle de la fontaine de Saint-Domitian dans ses Flores Ecclesiœ Leodiensis, et l'auteur du livre, intitulé : Diva Virgo Sartensis, imprimé en 1659, nous apprend que les fiévreux, dans le 17e siècle, y avaient souvent recours : ce que confirme le père Foullon dans son Histoire de Liège. Materne de Loye, Nicolas Barbaix et Guillaume de Paire, trois médecins de Huy, ont composé, au commencement du 18e siècle, différons petits écrits en faveur des eaux de la fontaine de Ste.-Catherine. Bresmal, dans son Parallèle des Eaux minérales du diocèse et pays de Liège, dit que les expériences qu'on fit sur les eaux de cette dernière fontaine, vers 1718, ont été si efficaces et si merveilleuses dans la guérison de plusieurs maladies très-opiniâtres, qu'elles étaient devenues célèbres par l'usage que les étrangers en faisaient. Elles contiennent, selon lui, entre toutes les autres, l'esprit le plus volatil, le plus subtil et le plus pénétrant, tellement uni avec le souffre et la matière physique de Mars, qu'en se divisant, il les entraîne avec lui. [...]
    La ville compte 2 faubourgs proprement dits ; savoir : Ste,-Catherine et Statte, et la commune comprend 1254 maisons plus ou moins bien construites ; la plupart bâties en pierres et briques, et couvertes en ardoises. On y remarque l'hôtel-de-ville, qui est vaste et régulièrement construit ; le château-fort, et une très-belle église [...]. L'hospice aux vieillards des deux sexes, aux orphelins et aux femmes en couche, peut recevoir un grand nombre de malades, et contient plus de cent salles. L'hospice d'Oultremont, situé près de la grande église et du château, contient 24 salles destinées à recevoir des vieillards des deux sexes, et des orphelins, lesquels doivent être nés dans les communes de Warnant, St.-Georges ou Hucorgne. Il y a en outre 1 mont-de-pièté, 1 école moyenne et industrielle, 4 écoles primaires publiques, 1 salle de spectacle, 1 maison d'arrêt, 1 comité de secours, 1 caisse d'épargne, et 1 société d'harmonie [...] ; 2 bureaux d'enregistrement ; 1 direction des postes aux lettres. — La ville reçoit journellement des améliorations et embellissemens.

    L'origine de l'église primaire, dédièe à Notre-Dame, ci-devant collégiale et archidiaconale, située à la rive droite de la Meuse, remonte jusqu'au 2e siècle, selon quelques historiens, et doit ses fondemens à St.-Materne, 1er évêque de Tongres; cependant Wazon,52e évêque, fut le premier qui fonda 15 prébendes dans cette église, et Théoduin, son successeur, les augmenta de 15. On jeta le 15 mars 1311, les fondemens de cette église telle qu'elle se voit aujourd'hui. Ce magnifique temple est non-seulement le plus beau de la ville, mais aussi un des plus considérables du pays. Son antiquité et sa structure le rendent très-remarquable. Sa beauté est un peu altérée par sa désavantageuse situation, qui est au pied d'un rocher aride et escarpé qui le gène d'un côté, tandis que de l'autre il est resserré par la Meuse qui ne laisse qu'une place d'une petite largeur. Cette église consiste en un majestueux vaisseau d'architecture gothique, formé en croix et très-solidement bâti. Elle a 4l mètres de hauteur sur 05 mètres de circonférence. Ce vaisseau n'est ni moins beau en dedans qu'il est en dehors : il a 70 mètres de longueur sur 23 1/2 mètres de largeur. — 1 église succursale, dédiée à St.-Pierre, à la rive gauche de la Meuse.

    Il ne se trouvait point de ville dans les Pays-Bas, où il y eut autrefois tant d'églises et de monastères que dans celle-ci, proportionnellement à sa grandeur. Il y avait 14 églises paroissiales, 1 collégiale, 1 abbaye de chanoines réguliers de l'ordre de St.-Augustin, nommée Neuf-Moutier, et les couvens dont la dénomination suit, savoir ceux d'hommes : les Croisiers (où le général de l'ordre faisait sa résidence), les Augustins, les Cannes, les Capucins, les Récolets et les frères Mineurs. Les Trinitaires y avaient aussi un monastère sur la Sarte, dans les dépendances de cette ville, et les Jésuites un collége. Les couvens de filles étaient : l'abbaye de St.-Victor, les prieurés de Ste.-Aldegonde et de St.-Quirin, les Sépulcrines, les Carmélites mitigées, les Thérésiennes, les Clarisses, les Célestines, les Orselines, les Sœurs Grises avec un béguinage, et plusieurs autres maisons pieuses et hôpitaux.

    Les principaux objets du commerce consistent dans l'exploitation des mines qui se trouvent aux alentours, tels que le fer, l'alun, le soufre et le charbon de terre. Au moyen de son port sur la Meuse, la ville fait aussi un grand commerce de blé. Celui de vin devient de jour en jour plus important. On y trouve 16 distilleries, 10 brasseries, 3 fabriques de colle-forte, 11 moulins à farine, 3 moulins à tan sur le Hoyoux, 25 tanneries, 5 moulins à broyer des cailloux pour les fabriques de faïence, 2 pressoirs à huile, 4 batteries à chanvre, 1 foulerie, 1 fabrique de fer blanc, 2 laminoirs, 2 forges ou martinets, 1 fourneau à réverbère destiné à couler des ouvrages et vases en fer, 1 haut fourneau, 1 moulin à scier le bois, 5 papeteries où l'on emploie le chlore ou le chlorure de chaux pour le blanchiment de papier, 2 raffineries de sel, 1 savonnerie, 2 fabriques de zinc, 1 fabrique de vases en fer laminé de formes différentes, 1 abattoir public ; des mines de calamine et de zinc en exploitation. — Les productions agricoles consistent en seigle, orge ou escourgeon, épeautre, avoine, féveroles, trèfles, peu de froment. Il y a de belles plantations d'arbres fruitiers, tels que pruniers et cerisiers. Le fond du vallon est en grande partie consacré à la culture des lègumes, qui approvisionnent non-seulement la ville, mais encore tout le Condroz. Les coteaux schisteux et calcaires, orientés S.S.E., N. et N.O., sont plantés de vignes. Bois taillis d'essence mêlée de chênes, charmes, bouleaux et aunes. — Marché : le mercredi de chaque semaine. Foires : les trois 1ers mercredis de carême, les 1ers mercredis des mois de mai et de juin, les 1er après les 15 août, 9 octobre, 11 et 25 novembre. — Une partie de la ville et de son territoire est traversée par la route de Liège à Namur. Il y a sur la Meuse un beau pont de pierre de taille, qui réunit les deux quartiers de la ville. Il est composé de 7 arches en arc de cercle de 9m 90 à 18m 40 cent, d'ouverture, à 11m 30 cent, de largeur ; son débouché est de 627 mètres. Il a 58 mètres de longueur sur 10 mètres 20 cent. de largeur. Ce pont fut construit en 1294, détruit en 1693, par les français, et rebâti en 1714. L'intérieur de la ville est pavé.

    Population : 7290 habitans.

    Superficie : 799 h. 96 a. 29 c.

    Huy dépendait ci-devant du pays de Liège, comté de Huy. Le Bourgmestre-règent de cette ville était membre du corps de l'état tiers du pays, et le gouvernement était le même que celui de Liège.
    [...]


    Dictionnaire géographique et statistique de la province de Liège (Henri Joseph Barthélemi Del Vaux) - 1835


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  • ÉVELETTE. commune du canton et à 2 lieues S.S.E. d'Andenne, de l'arrondissement et à 5 lieues 1/2 E.S.E. de Namur.

    Bornée au N. par Haillot, Jallet et Gosne, à l'E. par Vyle (Liège), au S. par Flostoy, Havelange, et par la commune de Pailhe (Liège), et à l'O. par Sorée et Haillot.

    Ses dépendances sont : Libois, Tahier, Ève, Bouchaille et Résimont.

    La superficie totale est de mille trois cent quatre-vingts bonniers.

    Hydrographie : Un petit ruisseau prend sa source au hameau d'Ève, et passe par Libois et Tahier ; il arrose quelques prés sur le territoire.

    Sol : Le terrain, dont l'aspect est inégal, offre quelques plaines inclinées et des coteaux très-rapides. Le terroir est en partie rocailleux et peu productif.

    Agriculture : Les productions consistent en épeautre, seigle, méteil, avoine, pois, féveroles. Les fourrages ne sont pas abondans. On cultive en grand les pommes de terre et les carottes. Peu de fruits. Les taillis, peuplés de chines et de bouleaux , sont exploités de douze à quinze ans. Culture en grande et petite tenue. Quatre fermes ; assolement triennal : fumier pour engrais : on emploie peu de chaux. Le labourage d'un bonnier de terre est évalué à quinze florins. — Élèves de chevaux, de bêtes à cornes et de montons. Quelques ruches. — Un petit nombre de lièvres et perdrix. — Laine et beurre.

    Population : Trois cent soixante-quatorze hommes, quatre cent sept femmes ; total : sept cent quatre-vingt-un habitans.
    Habitations : Cent dix maisons rurales, vingt cabanes et quatre fermes ; elles sont construites en pierre, en bois et argile, couvertes en chaume, et disséminées. Il y a une église, deux chapelles et une maison communale. M. Jamar possède à Libois une jolie maison de campagne, entourée de jardins d'agrément. Le château de Résimont appartient à M. Waremme.

    Commerce et Industrie : L'agriculture. Il y a une tuilerie, un four à chaux et quatre à cinq métiers à tisser des toiles de ménage.

    Routes et Chemins : L'intérieur de la commune est empierré. Deux chemins vicinaux d'une exploitation facile.

    Dictionnaire géographique de la province de Namur (Philippe Vandermaelen) - 1833
    source : GoogleBooks


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  • ECAUSSINNES-D'ENGHIEN, commune du canton et à 2 lieues E. de Soignies , de l'arrondissement et à 5 lieues 1/2 N.E. de Mons.

    Elle est bornée au N. par les communes de Braine-le-Comte, Henripont et Ronquières, à l'E., parcelles de Ronquières et Ecaussinnes-Lalaing ; elle touche au S., aux limites des territoires de Marche-lez-Écaussinnes, Mignault et Naast, et à l'?. à celui de Braine-le-Comte.

    Cette commune se compose de son chef-lieu, et des hameaux d'Affedelles, Belle-Tête ou Belle-Cotte, Mayeuremont, Restaumont, Thiarmont, Triboureau, Tirherée et Waugenée. Le chef-lieu, situé sur la rive gauche de la Senne, qui le sépare d'Ecaussinnes-Lalaing , est tellement rapproche de ce dernier village, que ces deux localités, au premier coup-d'œil, n'en semblent former qu'une seule.

    Hydrographie : Plusieurs cours d'eau sillonnent la surface de ce territoire ; la Senne coule dans un lit encaissé le long du chef-lieu ; le ruisseau de Mignault parcourt une partie de la commune et flue dans la Senne. On y rencontre quelques petits étants.

    Sol : Surface déprimée, d'un aspect montueux dans certains endroits, sillonnée de coteaux et de ravins. On y remarque cependant plusieurs belles plaines dont l'inclinaison n'est que peu prononcée. Cette commune forme la limite du terrain houiller compris dans le bassin de l'E. de Mons. On y trouve de la chaux carbonatée fétide, laminaire, compacte et coquillière ; du fer oxidé rouge-brun. Les calcaires fétide et compacte donnent lieu à des exploitations considérables ; quelques masses de calcaire fétide ont un grain assez fin et assez serré pour être débitées en tablettes et soumises au poli comme le marbre ; telle est la pierre connue vulgairement sous le nom de petit-granite, nom qui lui a été donné à cause de la grande quantité de débris de petites coquilles qu'elle renferme, et dont le tissu cristallin forme dans la pierre une foule de petites taches blanches qui lui donnent un faux aspect de granité. Sur la limite du terrain houiller, on rencontre une carrière de psammite micacé ; ce psammite, d'un grain fin et serré, à parcelles de mica extrêmement tenues, jouit d'un degré de dureté considérable et prend facilement toutes les formes qu'on veut lui donner. La pierre est blanchâtre, très-agréable à l'œil et résiste fort bien aux alternatives de la température ; on l'emploie avec avantage dans la bâtisse. Le calcaire fétide et compacte offre un grand nombre de fossiles parmi lesquels on distingue : l'ammonite crénelé (Bourg.), la nummulite lisse (discolithe de Fortis), le scalite dépouillé, le turritelite perforé et sillonné, le trochite, le volvarite bulloïde, le phasianellite demi-strié, le buccinite-vis , le strombite fissurelle , le strombite à canal, le cérite échidnoïde, le cérite des pierres, le cérite ombiliqué, le cérite-clou , le trochite sub-caréné, le trochite sillonné, le balauite, l'encrinite rond, l'encrinite pentagone, le tubiporite, le milléporite agaricite, le milléporite tronqué et l'astroïte. A l'exception de quelques plaines assez productives, principalement aux alentours du village, le terrain est en général froid et humide. Il y a beaucoup de terrains presqu'incultes qui ne consistent qu'en rochers ou en amas de rocailles qui proviennent d'anciennes carrières épuisées. Les meilleures terres arables ont de sept à huit pouces de profondeur.

    Agriculture : Les productions du sol consistent en froment, seigle, méteil, escourgeon, orge d'été, avoine, féveroles, lin, trèfle, foin, luzerne, pommes de terre, légumes et fruits. On n'y cultive guère les plantes oléagineuses. Quelques houblonnières. Prairies et pâturages d'assez bonne qualité. — Quinze bonniers de bois taillis et futaie ; celle-ci te compose de chênes, bois blancs et bouleaux ; les taillis sont peuplés de coudriers, aunes et charmilles et s'exploitent tous les douze ans. On y trouve aussi quelques faibles sapinières. — Culture à grande, moyenne et petite tenue. — Assolement sexennal, quinquennal et triennal. — Elèves de chevaux pour l'agriculture et le transport ; le bétail y est assez considérable ; il y a sept troupeaux de moutons.

    Population : Deux mille six cent quatre-vingt-quatre hahitans.

    Habitations : Le chef-lieu forme un groupe de cent trente-neuf à cent cinquante maisons dont plusieurs offrent une construction régulière. Le hameau de Belle-Tête, formé par l'agglomération d'une quarantaine de maisons, présente l'aspect d'un village; les autres ne comprennent que des fermes et des maisons isolées. Il y a une église et deux écoles primaires. On remarque dans cette commune un vaste château, d'une construction antique, flanqué de quatre tours ; ce château, qui est embelli de terrains d'agrément et qui offre un charmant séjour pendant la belle saison, appartient à M. le baron Delabare.

    Commerce et Industrie : L'exploitation des carrières emploie un nombre considérable d'ouvriers. Une machine à vapeur de la force de vingt-quatre chevaux active un système de mécaniques destiné à l'extraction de la pierre et une scierie composée de quatre armures. Une autre machine à vapeur de la force de sept chevaux fait agir alternativement une paire de meules pour la mouture du blé et une scierie de pierres de deux armures. Il y a en outre quatre moulins à scier la pierre activés par l'eau. La taille de la pierre occupe également un grand nombre de bras. On expédie cette pierre pour les principales villes du royaume où on l'emploie à la construction des édifices, des monumens, et à toute espèce de bâtisse. Le petit-granite est l'objet d'une exploitation importante ; on en fait des tablettes, ou le polit et on s'en sert pour le recouvrement des meubles et pour le décor des appartemens. Ce n'est que depuis trente-quatre à quarante ans qu'on a songé à donner le poli à cette pierre : d'abord cette espèce de marbre fut très recherchée ; le pouvoir de la mode le fit acheter à des prix excessifs comparativement à ceux auxquels les mêmes objets sont tombés peu de temps après. Lorsque les circonstances sont favorables à ce genre d'industrie, les carrières des Ecaussinnes offrent une source de prospérité pour cette commune, à cause de la grande activité des travaux d'exploitation et de transport qui font régner une certaine aisance parmi la classe ouvrière ; mais celle-ci , au contraire, est réduite à un état déplorable, lorsque ce commerce languit ou éprouve des interruptions. — Un four à chaux, cinq moulins à farine dont un est mû par vent, et trois forges de maréchal.

    Routes et Chemins : Aucune grande route ne traverse le territoire. Une chaussée se dirige du hameau de Belle-Tête vers la grande route de Braine-le-Comte ; ce bout de pavé favorise beaucoup le transport des produits des carrières de cette commune. Les chemins vicinaux, en grand nombre, sont bien entretenus et praticables en toutes saisons.

    Dictionnaire géographique de la province de Hainaut (Philippe Vandermaelen) - 1833
    source : GoogleBooks


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  • SCHAEREBEKE, village, départ. de la Dyle, joignant les remparts de Bruxelles. Sa population est de 11 à 1200 habitans. C'est dans cet endroit que se termine la longue suite d'étangs qui se trouvent sur les territoires d'Ixelles, Etterbeke et St.-Josse-Ten-Noode.


    Dictionnaire géographique et topographique des treize départements de la Belgique et de la rive gauche du Rhin (Charles Oudiette) - 1804


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  •     La poussée des maisons avait crevé es antérieures délimitations. L'humus fermenté des glèbes maraîchères s'était reculé derrière des horizons de maçonneries. De l'humide terre à choux et à navets, on avait cuit les briques qui servaient à bâtir les faubourgs. Ceux-ci, à travers les banlieues refoulées, étaient devenus à leur tour d'importantes cellules pour la grande ruche bruxelloise. La bâtisse sans trêve empiétant sur la campagne, le mortier, les plâtras et les moellons eurent raison de la séveuse rusticité qu'engraissait le labeur du paysan. Il fallait maintenant arpenter des kilomètres de pavé entre des tétragones compacts de quartiers, pour se saturer des bromes végétaux et atteindre les champs. La zone verte alors s'apercevait : c'était le déroulement de cet agricole territoire brabançon, ourlé de mamelons, vallonneux, bucolique, avec ses damiers de céréales, ses lignes de peupliers, ses boquillons, ses herbages, ses hameaux lavés au lait de chaux et capuchonnés de toits rouges, comme une cueillette de fraises dans un bol de crème.

        La transition, du reste, n'était pas attristée par l'ennui d'un cheminement à travers les voiries dévastées, les latitudes lépreuses et putrides, les gravats et les caillasses des saharas pétrés qui ailleurs amertument les abords des villes. L'habituelle ignominie suburbaine aux terrains faméliques et raclés, aux mont d'escarbilles et de grésils, les sinistres cimetières des détritus, les patibulaires arènes obstruées de décombres et battues d'errance d'escarpes et de galvats, épargnèrent le citadin qui s'évade vers les champs. Tout de suite, les dernières maisons franchies, on foulait les sentes rurales, on aspirait les arômes des foins et des purots, on intégrait des paysages d'arbres et d'eaux.

        On eut dans la banlieue, pour des loyers médiocres, le confort relatif d'une maison où une famille pouvait habiter à l'aise. Avec six à huit chambres s'échelonnant aux paliers, une pousse de gazon s'étiolant entre quatre murs et l'inévitable véranda prolongeant le rez-de-chaussée, c'était le chacun chez soi, les marmailles débridées et juteusement mûrissantes, la femme joyeusement vaquant à ses charges ménagères, le mari bêchant ses liserés de pensées, de pétunias et de résédas, gorgeant ses lapins, dressant ses canaris. Un bonheur matériel en résultat, une somme de petites joies satisfaites qui aida au renom bienveillant de la Capoue brabançonne.
        Actuellement ce type de la maison bruxelloise, plus ou moins festonnée, aux plâtras diversement somptueux, s'est développé au point que, même avec un budget précaire, toute famille occupe sa case, monte son escalier, vit entre ses papiers à quatre sous le rouleau, et ineffablement hume les arômes d'un jardinet sans partage. C'est une des particularité de la vie bruxelloise. Des étages, la vue plonge sur des géométries d'exigus rectangles arborés et verdoyants, des tulipages bariolés de floriculture, de découpages de petits clos où, un sécateur à la main, perambule le maître en vareuse de nankin. Une senteur de feuillées, un guilleri de moinailles, une fraîcheur tonique et apaisante sous des pans de ciel à découvert, vivifient l'existence. Des afflux croissants allèrent combler les faubourgs et les banlieues ; on se dépêchait de fuir ce Bruxelles qui intronisait le concierge, bâtissait des vieilles maisons comme des casernes substituait à la vieille coutume de la maison libre un agglomérat de ménages dans une vie d'appartement.

    Camille Lemonnier, La Vie belge, 1905 (p.93)
    La Belgique fin de siècle
    Romans - Nouvelles - Théâtre

    Editions Complexe, Bruxelles, 1997


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  • FORÊT, village départem. de la Dyle, arrond. de Bruxelles, ci-dev. duché de Brabant. Pop. env. 500 habitans. Il y avait une abbaye de dames nobles de l'ordre de St.-Benoît, fondée l'an 1090, à trois quarts de lieue de Bruxelles.

    Dictionnaire géographique et topographique des treize départements de la Belgique et de la rive gauche du Rhin (Charles Oudiette) - 1804


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  • Stembert - vue aérienne de la façade de la rue Brondé

    Stembert - vue aérienne de la façade de la rue Brondé

    Stembert - vue aérienne de la façade de la rue Brondé

    source : bing.com


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  • Salle de lecture antoiniste de Lille (archive Jean-Luc Passerel)

    Salle de lecture antoiniste de Lille dont l'adresse n'est pas connue (archive Jean-Luc Passerel)


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  •     La vallée du Clain s'approfondit, des rochers grisâtres se dressent contre ses bords ; elle forme brusquement un angle avec la petite vallée de la Boivre, et dans cet angle, sur un promontoire aux pentes abruptes, élevé de quarante mètres au-dessus du niveau des deux rivières, Poitiers s'asseoit, sombre et rude, serré et figé, il semble, depuis les temps les plus lointains, entre des falaises calcaires et ses berges escarpées de Rochereuil. De hautes tours et des clochers le dominent, au pied desquels il sommeille, à n'en pas douter. Pas de chef-lieu de département plus tranquille. Il est loin, le temps où des milliers d'étudiants y fréquentaient les cours de l'Université, fondée au XVe siècle par le pape Eugène IV et le roi Charles VII.
        A peine aujourd'hui si deux ou trois cents légistes se font inscrire à son école de droit, et cette jeunesse ne vit certes pas plus follement que l'ancêtre
    Dorante, du Menteur, dont les aventures et les exploits mirifiques n'étaient que sujet de comédie. On peut donc, sans crainte d'être troublé dans ses
    contemplations archéologiques, s'engager dans le chemin de ronde de l'ancienne enceinte et se faufiler dans le mystérieux labyrinthe des rues muettes, que bordent souvent de chaque côté des murs nus cachant des jardins invisibles. Promenade intéressante, s'il en est.

    Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
    souce : gallica


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  • Protestants à Lille-Roubaix-TourcoingProtestants à Lille-Roubaix-Tourcoing

     

     

    Lille - Le  Temple Protestant

     

     

    Lille, Place de la Gare pendant la démolition en 1870 (signature manuscrite Le Blondel)(wikipedia)

        Les protestants de Lille-Roubaix-Tourcoing sont au début, comme dans la région de Liège, des ouvriers anglais. Une présence protestante encadrée par des méthodistes britanniques existe a Roubaix, auprès des ouvriers des filatures depuis les années 1840. Un lieu de culte protestant est construit en 1867 à Croix par l'Anglais Isaac Holden qui y possédait une usine de peignage.
        Le premier lieu de culte protestant lillois était l'ancienne église des Bons-Fils. Vers 1860, le département du Nord comptait près de 2500 protestants. Le percement de la rue Faidherbe entraina l'expropriation du temple qui fut démoli vers 1868. La ville accorda au Consistoire un terrain au sud-ouest afin de construire un nouveau temple avec un presbytère, une salle d'asile et une école. Le positionnement du temple lui confère un rôle structurant, confirmé par la mise en chantier de plusieurs bâtiments universitaires à partir de 1876. Le projet de l'architecte Edouard Roederer est retenu et finalement établi en juillet 1868. L'inauguration eut lieu le 1er novembre 1871.
        La région de Lille a accueilli des résidents anglais dès la première moitié du XIXe siècle. Ils étaient ouvriers ou hommes d'affaires, et étaient surtout engagés dans le commerce ou la fabrication, en particulier dans les domaines liés à l'industrie textile très active de l'époque. Les services se tiennent dans différentes salles non seulement à Lille mais aussi à Croix et à Armentières, mais dès 1860, il y a une première proposition pour un lieu de culte permanent. L'église Christ Church, dans la Rue Lydéric, a été construite dans un style gothique moderne, mais basé sur le gothique français du XIIIe siècle.
        Arrivé à Fives en 1898, le pasteur Henry Nick (Juste parmi les Nations) y crée le Foyer du Peuple pour des réunions d'évangélisation, d'information et de formations. Il a consacré sa ve au service de tous et des plus pauvres. L'Eglise protestante unie de Fives continue d'être un lieu chrétien de culte, de rencontre et d'échange ouvert sur le quartier.

    Protestants à Lille-Roubaix-TourcoingProtestants à Lille-Roubaix-Tourcoing

     

    Lille - Temple Anglican et Asile

     

     

    Croix - Temple Anglais

     


    Lille (1867) - rue de Tournai (place de la Gare, détruite par le percement de la Rue Faidherbe) 59000 Lille (couvent et de l’ancienne église des Bons-Fils, servi au traitement des aliénés, servit de prison aux émigrés et aux suspects pendant la Révolution, puis fut mise à la disposition des protestants en décembre 1803, détruit en 1870)
    Lille (1871) - 1 Place du Temple 59000 Lille (par l'architecte Alphonse Roederer, inscrit aux Monuments historiques en 2010, proche de la synagogue, dans un nouveau « quartier latin » lillois)
    Lille (1870) - 14 Rue Lyderic 59000 Lille (office en anglais régulier)
    Fives-Lille (1903) - 165 rue Pierre Legrand 59800 Lille (Paroisse protestante Lille-Fives, Foyer du peuple)
    Croix (1867) - Rue Isaac Holden ‎59163 Croix ("Temple Anglais" financé comme celui de Reims par l'Anglais Isaac Holden qui y possédait une usine de peignage, aujourd'hui détruit)
    Roubaix (1871) - 29 Rue des Arts 59100 Roubaix (par les architectes Jean-Jacques Schulthers et Auguste Dupire, inscrit aux Monuments historiques en 2011, rénové en 2020, temple pour les protestants de Roubaix, Tourcoing, Croix, Hem, Wattrelos, Villeneuve-d'Ascq et d'autres communes environnantes)
    Tourcoing (1907) - 21 Rue de la Malcense 59200 Tourcoing (cédé à la ville en 2002)

    Protestants à Lille-Roubaix-Tourcoing
    Lille-Fives - Foyer du peuple


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  • Cambrésis, terre de protestantsCambrésis, terre de protestants

    Quiévy - Le Temple (Protestant)

        Le Cambrésis avant de connaître l'arrivée de l'Antoiniste, dans la petite ville de Caudry dès 1914, a connu la prospection de protestants qui a fait découvrir le texte de la Bible aux habitants et commençait à faire vassiler l'église de son piédestal. La communauté protestante du Cambrésis s'agrandit à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe, en pleine période du Réveil et de l'expansion de la région due au métiers du textile dans lesquels les protestants étaient très actifs.
        Bien qu'éloigné des communautés du Nord, les protestants de Reumont visitaient fréquemment ceux de Nomain. "Le Réveil eut aussi lieu à Saulzoir et à Quiévy, à Saint-Vaast (nord de Quiévy) par les passages fréquents des pasteurs, des évangélistes et des colporteurs alland et venant de Reumont à Nomain. (Jean-Baptiste Pruvot, Journal d'un pasteur protestant au XIXe siècle, 1996).


    Cambrai (1889) - 1 bis, rue du Marché aux Poissons 59400 Cambrai
    Le Cateau-Cambrésis (1858) - 29 bis, rue de la République 59360 Le Cateau Cambrésis (incendie crimimel dans la nuit du 31 octobre 1982)
    Quiévy (1859) - 11, rue de la Fontaine, 59214 Quiévy (le temple protestant le plus spacieux au nord de Paris)
    Caudry (1893) - 70, rue de la Paix 59540 Caudry (arch. Félix Paumier)
    Inchy (1810) - rues des Jésuites/du Docteur Paul Éloire (ancienne rue du Temple), abandonné pour le temple de la même rue (n°5) construit en 1857 (par l’entrepreneur Guyot Lacourte du Cateau Cambrésis sur les plans de l’architecte Devouge). Vendu en 2004
    Bertry (1866) - Rue du Temple, 59980 Bertry
    Elincourt (1837) - rue de Cambrai 59127 Élincourt (vendu en 1982, racheté en 1983 par une voisine protestante pour rénovation, puis détruit à cause du développement d'un champignon)
    Walincourt (1823) - 11 Rue Gambetta, 59127 Walincourt-Selvigny
    Caullery (1840) - occupaient principalement la rue d'en bas, aujourd'hui rue Charles Gide, et rue du temple, devenue en 1937 la rue Pasteur
    Montigny-en-Cambrésis (ca. 1900) - 19 rue Voltaire 59225 Montigny-en-Cambrésis (vendu en 1996 à la commune, devenu une salle de spectacle)
    Reumont (1870) - Rue du Temple 59980 Reumont (sur le modèle de Nomain, temple réformé puis baptiste et enfin irvingien, transformé en grange)
    Rieux-en-Cambrésis (1878) - 2 Rue Maximilien Robespierre 59277 Rieux-en-Cambresis (désaffecté)
    source : http://huguenotsinfo.free.fr/temples/departements/dep59.htm

    Cambrésis, terre de protestants
    Temple protestant de Caudry (tourisme-cambresis.fr)

        Temple désigne le lieu de réunions des Protestants tant pour rappeler le Temple de Jérusalem que pour se démarquer de l'église catholique.
        On relève la trace de fidèles de la religion dite "réformée" dans le Cambrésis dès le milieu du XVIème siécle.
        Au temps des persécutions, l'Eglise primitive tenait ses assemblées de prière au "désert", dans les endroits les plus reculés de la campagne. La Boîte à Cailloux, sur la commune d'Hesbécourt, près de Vermand, fut un de ces lieux de rassemblement nocturne. Le musée Calvin de Noyon possède une chaire démontable naguère entreposée au Temple d'Elincourt. Quand vint le moment de la Tolérance, les fidèles se réunissaient, sous la conduite de pasteurs itinérants, chez des particuliers.
        Ce fut le cas à Caudry dans une maison rue de Saint-Quentin. Dans la première moitié du XIXème siècle, se dressent les premiers temples de nos contrées : Quiévy (1788), Inchy (1806), Walincourt (1822), Le Cateau (1858) et Cambrai (1888).

        L'extraordinaire croissance démographique de Caudry engendrée par le développement de la dentellerie depuis 1880 avait "rendu nécessaire l'usage d'un local plus convenable à l'exercice du culte". Les fidèles au nombre de quatre-vingts s'assemblent chez des particuliers sous la conduite de pasteurs itinérants.
        Le conseil presbytéral d'Inchy, l'Eglise-mère, choisit l'architecte parisien Félix Paumier et accepte ses plans sur le modèle du temple de Raon l'Etape avec la réserve de "consentir un rabais sur ses honoraires et d'apporter quelques modifications eu égard aux faibles moyens de la communauté." Le style néo-gothique s'affirme ici sobrement comme dans la plupart des réalisations de Félix Paumier.
        La façade en briques de sable s'éclaire de baies en triplet inscrites dans une arcade en tiers-ponit : symbole de la Trinité dans son Unité.
    La croix surmonte un modeste clocher mural.
        Dans la nuit du 21 au 22 janvier 1992, un incendie criminel ruine la chaire et l'estrade, brise les vitraux et calcine l'orgue de Holden. Les travaux de rénovation et de dégagement des abords avec la participation de la ville, mettent en valeur l'édifice. "Dans un esprit d'ouverture, la communauté a renoncé au rempart d'une grille (...) comptant sur le concours de tous pour assurer la protection de ce patrimoine".
        L'Eglise réformée de France unie en 2012 à l'Eglise Evangélique Luthérienne de France, forment l'Eglise Protestante Unie de France. Le temple est aujourd'hui encore un lieu de culte, de rencontre et de manifestations culturelles.
    source : https://www.caudry.fr/fr/visiter-caudry/la-basilique.html

    Cambrésis, terre de protestantsCambrésis, terre de protestants

    Temple Protestant d'Inchy (caue-nord.com)                     intérieur (facebook.com_Inchy.Histoire.Heritage)


        À quelques kilomètres à l'est de Caudry se trouve Inchy qui se signale par une importante communauté protestante qui, très liée aux métiers du textile, se développe particulièrement au XIXe siècle. Dès avant 1810, elle se réunit dans un bâtiment, qui existe toujours, de la rue Eloire, à l’angle de la rue des Jésuites. Comme celui-ci devient trop petit, il est décidé de construire un temple à quelques dizaines de mètres de l’ancien oratoire. Il est réalisé grâce au dynamisme du pasteur Brétegnies, et le nouveau temple est ouvert solennellement le 30 septembre 1857. Mais si ce temple de vastes dimensions, avec sa façade néo-classique, fait l’admiration de la communauté protestante, il lui coûte bien cher et occasionne beaucoup de tracas financiers jusqu’à la fin du XIXe siècle. L’argent manque et, tour à tour, la commune, l’Etat, les protestants riches, dont Auguste Seydoux, maire du Cateau-Cambrésis, sont sollicités. En 1906, une association cultuelle est créée, à qui revient la charge de l’entretien du temple. Le dernier pasteur résidant à Inchy, M. Millac, décède en 1943. Depuis, plus réduite, la section protestante d’Inchy est rattachée au Cateau-Cambrésis.
    Extrait du tome 1 "Le patrimoine des communes du Nord" aux éditions Le Flohic
    Source : facebook.com_Inchy.Histoire.Heritage (https://www.facebook.com/cambraitourisme/posts/624452107599680/)

     

        Les autres temples du Nord Pas-de-Calais sont :
    dans le Nord (hormis ceux proches de Tournai [http://antoinisme.blogg.org/protestants-a-tournai-et-environs-a199331934])
    Quiévrechain (1925) - Place Roger Salengro 59920 Quiévrechain (ancien garage doté d'un petit clocher, agrandi sur un côté en 1932)
    Denain (1870) - 57 Rue Jules-Mousseron 59220 Denain (temple évangélique, le plus vieux du bassin minier, bâti par un ingénieur des mines, M. Chabaud-Latour, suivant les plans de la communauté, à l'architecture unique en France)
    Valenciennes (1879) - 66 Rue de Paris, 59300 Valenciennes et 75 Rue du Chauffour, 59300 Valenciennes (Valenciennes comme Tournai fut qualifiée de Genève du Nord, Rue de Paris avec école de filles et d’un presbytère, géant de Guy de Brès, réformateur des Pays-Bas, pendu sur la grand-place de Valenciennes le 11 mai 1567)
    Saint-Amand (1955) - 45-47 Rue Barbusse, 59300 Saint-Amand-les-Eaux
    Maubeuge (1877) - 7 Rue Arthur Bertreau/Quai Berteau 59600 Maubeuge (premier temple par l'architecte suédois Hansen de Paris détruit en 1987, reconstruit en 1989)
    Douai (1901) - 70 Rue de l'Hippodrome 59500 Douai (ancien atelier de peinture acheté en 1933, rénové en 2001)
    Lille (1871) - 1 Place du Temple 59000 Lille (inscrit aux Monuments historiques en 2010, proche de la synagogue, dans un nouveau « quartier latin » lillois)
    Fives-Lille (1903) - 165 rue Pierre Legrand 59800 Lille
    Croix (1867) - Rue Isaac Holden ‎59163 Croix ("Temple Anglais" financé comme celui de Reims par l'Anglais Isaac Holden qui y possédait une usine de peignage, aujourd'hui détruit)
    Roubaix (1871) - 29 Rue des Arts 59100 Roubaix (par les architectes Jean-Jacques Schulthers et Auguste Dupire, inscrit aux Monuments historiques en 2011, rénové en 2020, temple pour les protestants de Roubaix, Tourcoing, Croix, Hem, Wattrelos, Villeneuve-d'Ascq et d'autres communes environnantes)
    Tourcoing (1907) -  21 Rue de la Malcense 59200 Tourcoing (cédé à la ville en 2002)
    Dunkerque (1867) - 16 bis Quai au Bois 59640 Dunkerque (des concerts y ont lieu en plus du culte)
    Illies (1877) - Chemin Louisette, Hameau de Ligny le Grand 59480 Illies (ré-inauguré en 2010)
    Sin-le-Noble (avant 1924) - 280 rue Henri Lemette 59450 Sin le Noble (ancien temple de l'Église réformée de France, devenu Église protestante évangéliste baptiste du Douaisis en 1978 et rénové)
    Aniche (détruit)
    Fourmies (détruit vers 1960)
    Le Saulzoir (vendu entre 1960 et 1970)
    source : http://huguenotsinfo.free.fr/temples/departements/dep59.htm

    dans le Pas de Calais :
    Guînes (1598) - Rue du temple (mtn Rue Joffre) 62340 Guînes (Lorsque le Calaisis redevint français au départ des Anglais, de nombreuses familles huguenotes vinrent s’y installer, sachant trouver dans le Pays Reconquis un havre de paix où ils pourraient librement exercer leur religion. Temple construit de 1598 à 1602, avant un second édifice bien plus important en 1619 ; il pouvait accueillir, dit-on, jusqu’à 3000 personnes)
    Verdrel (1824) - 11 Rue Roger Salengro 62450 Fresnicourt-le-Dolmen (communauté protégé à l'époque par les Seigneurs d'Olhain Pierre de Berghes et son petit fils Jean de Berghes)
    Wanquetin (1822) - 4 Rue de Wetz 62123 Wanquetin (au début du siècle, la communauté de Wanquetin comptait près de trois cents membres soit la plus importante du département, pourtant l'idée des paroissiens d'ajouter en 1822 un clocher n'est pas du gout du maire du village qui cherche à contrevenir au projet, premier temple édifié dans le Pas-de-Calais, restauré au début du XXe siècle et 1983)
    Barly (1840) - 10 Rue de Sombrin 62810 Barly (proche du centre, mais à l'opposé de l'église du village)
    Achicourt (1829) - Achicourt (de style gothique, une école est ouverte en 1839 pour les enfants pauvres et les orphelins, transformé en bain douche)
    Arras (1863) - 15 Rue Victor-Hugo 62 Arras (par l'architecte arrageois Alcide Carré, reconstruit en 1923 inscrit aux Monuments historiques en 2010)
    Berck-sur-Mer (????) - 112 Rue de l'Impératrice 62600 Berck sur Mer
    Calais (1934) - 11 Rue du Temple 62100 Calais (ancien temple de 1868 Rue du Pont Lottin)
    Boulogne-sur-Mer (1852) - Rue Basse des Tintellerie 62200 Boulogne (premier temple Upper Town Church ouvert en 1819)
    Desvres (1903) - Rue Jean Jaurès 62240 Desvres
    Hénin-Beaumont (1952) - 301 Boulevard Gabriel Péri 62110 Hénin-Beaumont (premier temple construit en 1891 Rue Parmentier, détruit en 1940, terrain pour le nouveau temple acheté dès 1922)
    Lens (1898) - 82 Rue Victor Hugo 62300 Lens (détruit par deux fois pendant les deux Guerres mondiales
    Bruay-la-Buissière (avant 1948) - 125 Rue Henri Hermant 62700 Bruay-la-Buissière (vendu en 2000, devient salle de spectacle, avec bureaux d'accueil et un ensemble de studios permettant des résidences de création d'artistes, récompensée par « les Rubans du Patrimoine »)
    Bruay-la-Buissière (1886) - ​115 Rue Louis Dussart 62700 Bruay-la-Buissière (Temple baptiste, agrandi en 1925, rénové en 1985)
    Divion (1926) - cité « résidence Croix de Grés » 62460 Divion (chapelle en bois construite par l'église baptiste de Lens, repris quelques années plus tard par les Charbonnages de France)
    Liévin (1925) - 189 Rue Jean-Baptiste Defermez 62800 Liévin (par l'architecte suisse Georges Laude, premier temple de 1893 Rue du Temple, détruit pendant 14-18, cédé à la ville en 1994)
    Famechon (1852) - 12 Rue Principale (Place Notre Dame de Lorette) 62760 Famechon (désaffecté, vendu après 1927, transformé par la ville en en salle des fêtes vers 1990)
    Le Touquet (1964) - 163 Avenue du Général de Gaulle 62520 Le Touquet (ancien temple anglican de 1910 de la "Forêt du Touquet" devenue Avenue du Touquet, situé près de l'école hôtelière, Pavillon Witney, devenu réformé, désaffecté, actuellement salle de musculation de la ville ; premier temple de 1908 construit près de l'hôtel des Anglais)
    Auchel (1891) - 64 Rue Séraphin Cordier (anc. Rue du Temple, anc. Rue Cohet)/Rue du Général de Gaulle 62260 Auchel (désaffecté pendant un temps, fête ses 130 en 2019 avec une exposition photographique Le temple d'hier à aujourd'hui)
    Saint-Omer
    Annay (1865)
    Ohlain (????)
    source : http://huguenotsinfo.free.fr/temples/departements/dep62.htm


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  • Amay et son Temple protestant

    Amay et son Temple protestant

     

       

     

     

     

     

     

     

        Amay se trouve proche de la Meuse, à quelques kilomètres de Villers-le-Bouillet. Le temple protestant date de 1911, 3 ans avant la construction du temple de Villers-le-Bouillet. Le journal L'Avenirs a consacré plusieurs articles à ce temple aujourd'hui en vente, car la communauté a déménagé Rue waloppe 34 à Ampsin (commune d'Amay).
        Il s'agit d'un beau petit temple de style "chrétien" (comme le qualifie Laurence Druez dans un article sur Wallonica) construit par l'architecte Henri Sauveur, d'après les plans d'un projet de l'architecte Siméon Dupont, deux figures à l'origine de nombreux temples protestants dans la région de Liège et du Borinage. Il n'est pas sans rappeler le temple antoiniste de Huy ou même de Villers-le-Bouillet, tout deux très proches.


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  •     Depuis 1848, le temple de Liège prospectait dans la région. Le temple de la ville de Visé se trouve en fait dans la commune de Cheratte, et ce depuis 1906 (Rue Vieille Voie 18). Son architecte est Henri Sauveur de la ville d'Herstal, qui est à l'origine de nombreux autres temples protestants (Verviers, Herstal, Amay, Houtain près d'Oupeye, Seilles près d'Andenne).
        Mais l'événement déclencheur de l'arrivée du protestantisme dans la ville avait peut-être été, en 1843, un conflit qui avait surgi entre le curé de la paroisse, M. Mathieu, et son marguillier (chantre) du nom de Grégoire. En 1850, le père de Marie-Anne Gérard-Bertrand donna peu avant de mourir, à son fils aîné une Bible en tenant les propos suivants en wallon : « Volà li liv’ di voss’ vêye » (Voilà le livre de votre vie) ; il était protestant. (Julien Maquet, Le temple de Cheratte et de Hornu, in la Société royale Le Vieux-Liège).
        Louis-Joseph Grégoire, probablement déjà influencé par les idées du protestantisme, décide alors de quitter l'Eglise catholique et de rejoindre le protestantisme avec sa femme et ses enfants. Il ne sera pas suivi par ses frères et soeurs. D'autres familles le rejoignent, entre autres une famille Ernotte. Le curé Mathieu s’en prend violemment aux dissidents, et de nombreuses familles catholiques mettent la famille Grégoire en quarantaine, l'excluant de toute relation de voisinage. Cette famille doit quitter Cheratte et part se réfugier à Wandre. (Les Protestants à Cheratte, in www.cheratte.net)
        Le temple antoiniste comme le temple protestant se trouvent le long de la Meuse. Le temple protestant a été rénové en 2009.


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  • Seraing et ses Temples protestants

        La ville indissociable de la figure de l'industriel John Cockerill (il s'y installe en 1817) a un passé protestant important. John Cockerill se rattache à l'Église protestante de Liège qu'il soutient financièrement et il engage des ouvriers allemands. La communauté protestante de Seraing-Haut, dans le quartier Lize (à quelques mètres du Temple Antoiniste) vit le jour vers les années 1840. L'église est construite en 1852 avec une façade encore discrète.

    Seraing et ses Temples protestants

        Le temple du Centre (quartier en pleine reconversion) est construit en 1900, et est un témoignage du cheminement de l'architecte Paul Jaspar vers l'Art nouveau.


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  •     Liège, grande ville du Prince-Évêque, si proche du pays d'origine du protestantisme, a vite été conquise par les nouvelles idées. Elle compte, comme la région, plusieurs temples protestants. Citons tout d'abord le premier (depuis 1819) qui se situé, avant sa destruction en 1937, juste à côté du temple antoiniste dans la rue Hors-Château (et non Sous-le-Château comme l'indique cette carte postale erronément).

    Liège - les Temples protestants

        Il s'agissait alors de la chapelle des Ursulines. La commune demandait sa destruction pour faciliter l'accès des camions de la caserne de pompier qui se situe derrière. La commission royale d'art et d'archéologie envisageait plutôt la destruction du temple antoiniste ou le déménagement de la caserne, et voulait classer comme monument historique le temple protestant. Finalement il a été détruit, et l'emplacement est resté vide pendant de longues années. Maintenant un bâtiment qui déplairait encore plus que le temple antoiniste à la Commission remplit l'espace vide.

    Liège - les Temples protestants

        Le prochain temple protestant à avoir été construit est celui de la Rue Lambert-le-Bègue, n°6-8 en 1860 dans un style éclectique à dominante néo-romane, par l'architecte Alfred Guilleaume.

     

    Liège - les Temples protestantsLiège - les Temples protestants


     

     

     

     

     

     

     

     

       Puis deux suivront encore après l'établissement du culte antoiniste et la construction du temple antoiniste à Liège, la ville restant peu receptive au culte du Père Antoine : ce sont celui du Quai Godefroid Kurth 1, en 1930, dite église de la Rédemption, de style moderniste, art déco, par l'architecte et pasteur H. Havill Stanley, et celui du Quai Marcellis 22, en 1932 en art déco, par l'architecte Georges Appia (de Paris) et l'ingénieur John Soubre.
        On voit que le style art déco qui déplaisait tant à la Commission a également été choisi pour les temples protestants de la ville.

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        L'intérieur des temples du Quai Marcellis et de la rue Lambert-le-Bègue symbolise encore bien les similitudes entre les dépouillements antoinistes et protestants.


    Crédit photo : Fernand Antonioli
    Tous droits réservés - Groupe FaceBook EPUB Liège-Marcellis - Communauté protestante libérale de Liège
    et Eglise Protestante de Liège Lambert-le-Bègue


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